Mémoire ...

 

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"Nous sommes le socialisme, levons-nous, vertu et courage, car nous rallumerons tous les soleils, toutes les étoiles du ciel, nous sommes les socialistes, il reste tant à faire, alors faisons-le, nous sommes les socialistes, tous ensemble"
Jean JAURES

(sifflé au Congrès de Reims)


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Décembre 2006 - Décembre 2009 ... 3 ans de blogArticles du 18 au 23 décembre 2009 :


- Identité, dégâts ...
- Ecologie : Sarko au secours du monde
- Taxation des mouvements financiers : l'insupportable double langage de Sarkozy
- Le sommet de Copenhague s'achève sur un échec
- Sommet de Copenhague : La négociation accouche d'un texte sans ambition
- Copenhague - Ségolène ROYAL : Après la cruelle déception, le combat citoyen continue !
- REXAM : très forte majorité pour l'adoption du Plan de Sauvegarde de l'Emploi

- La prestation de Sarkozy à Copenhague divise
- Copenhague a accouché d'une souris et elle n'est même pas verte
- Sarko à Copenhague : tout et son contraire !
- L'inscription "Arbeit macht frei", volée à Auschwitz, a été retrouvée
- Et l'inscription "Travailler plus pour gagner plus" ???

- Ségolène ROYAL sur France 2 - Les 4 vérités (21/12/2009)
- HEULIEZ : déblocage de la situation à Bercy, en présence de S.ROYAL et C. ESTROSI
- L'heureux dénouement pour HEULIEZ, "le fruit d'une obstination"

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- Tribunal administratif de Lille : pas de nouvelles élections à Hénin-Beaumont
- Les gagnants et les perdants de l'année 2009 : l'art et la manière des questions orientées !

  

"VOUS VOUS SENTEZ SEULS ? ... MOI NON PLUS !!!"

Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 07:00


Ségolène ROYAL :
"L'objectif caché de Vincent PEILLON
était de m'éliminer" pour préparer 2012

Source : La Rédaction du Post.fr  -  le 26 novembre 2009

Pour elle, c'est évident: si son ex-lieutenant s'est montré aussi virulent à son encontre, c'est parce qu'il voudrait "se porter candidat aux primaires".

Une semaine après son coup de force de Dijon, Ségolène Royal s'est confiée au journaliste du Nouvel Observateur Matthieu Croissandeau spécialisé sur le PS.
Alors que le conflit ouvert entre l'ex-candidate à la présidentielle et le député européen n'est toujours pas rêglé, puisque l'on ne sait toujours pas qui est le vrai leader du courant L'Espoir à gauche, Ségolène Royal souhaite rêgler la question "en faisant voter les militants de son courant" après les régionales, indique l'hebdomadaire.

"Je ne pensais pas qu'il pourrait faire sa route en me trahissant"
Surtout, comme elle le confie au journaliste du Nouvel Observateur, pour elle, c'est évident : si Vincent Peillon s'est montré aussi virulent à son encontre, c'est parce qu'il préparerait la présidentielle de 2012. "L'objectif caché de Vincent Peillon était de m'éliminer afin de pouvoir se porter candidat aux primaires", assure-t-elle à Matthieu Croissandeau,

"Sinon comment justifier une telle violence dans ses réactions ? C'est la seule explication que je vois à cette crise de nerfs", ajoute-t-elle. Avant de regretter l'attitude de son ex-lieutenant: "Je ne pensais pas qu'il pourrait faire sa route en me trahissant."

Vincent Peillon a pourtant affirmé en septembre dernier qu'il ne serait pas candidat pour 2012. Les observateurs le voient plus briguer la succession de Martine Aubry à la tête du PS, en 2011.

"Tant pis si tout cela m'éclabousse"
Même si leur affrontement lui vaut une baisse dans les sondages, Ségolène Royal ne regrette rien : "Tant pis si tout cela m'éclabousse. Cette histoire ne va pas me faire monter dans les sondages, c'est sûr, mais il fallait aller jusqu'au bout", confie-t-elle encore au journaliste du Nouvel Obs.

"Peillon ne peut plus s'autoproclamer patron du courant"
La présidente de Poitou-Charentes pense même que leur clash lui est bénéfique. "Le putsch" de Vincent Peillon "a avorté", se félicite-t-elle. Et désormais, elle pense que "Vincent Peillon ne peut plus s'autoproclamer patron du courant comme il le faisait (...) S'il continue à s'exprimer dans les médias, ce sera désormais comme simple député européen."

Contacté par Le Post, Vincent Peillon n'a pas encore réagi.
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /2009 16:00

Chômage : Gorce (PS) estime que
"le gouvernement ne prend pas la mesure de la crise"

Source : AFP  -  le 26 novembre 2009


Le député PS de la Nièvre, Gaëtan Gorce, a estimé jeudi que "le gouvernement ne prend manifestement pas la mesure de la crise sociale qui est devant nous", en réaction à l'augmentation des inscriptions au chômage.

 


"Dans les prochains mois, des centaines de milliers d'anciens salariés vont voir leur situation financière plonger", écrit M. Gorce dans un communiqué, en évoquant "celles et ceux qui ont été touchés par les premiers plans de licenciements, qui vont voir se réduire le niveau de leurs indemnités quand celles-ci ne seront pas purement et simplement supprimées".

"Le chômage conjoncturel risque alors de devenir un chômage structurel s'il ne se met pas en place une volonté de réforme en profondeur notre système d'assurance chômage et de formation professionnelle", poursuit M. Gorce, vice-président du groupe PS chargé de l'emploi et ancien rapporteur de la loi sur les 35 heures.

"Il faut avoir le courage de dire que les réformes de ces derniers mois sont inadaptées à la gravité du processus d'exclusion professionnelle qui s'annonce", ajoute M. Gorce.

 

Selon lui, le gouvernement "commet une lourde faute d'appréciation" en "tablant sur la perspective prochaine d'une reprise de l'activité économique pour faire barrage à la dégradation de l'emploi".

Par CORDIEZ Daniel - Publié dans : Commentaires sur l'actualité, les déclarations - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /2009 14:00

La commission d'enquête
sur les sondages de l'Elysée enterrée

Source : LIBERATION.FR  -  le 26 novembre 2009

 

Le bureau de l'Assemblée nationale (à majorité UMP), qui s’est réuni jeudi matin, s’était prononcé "majoritairement" sur "l’irrecevabilité" de cette demande du PS.

"Irrecevable." Le président (UMP) de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a annoncé jeudi le rejet définitif de la demande socialiste de création d’une commission d’enquête parlementaire sur les sondages payés par l’Elysée.

Cette décision a été entérinée juste après l’avis négatif émis par le bureau de l’Assemblée (son organe exécutif, à majorité UMP). Le président de l’Assemblée nationale ayant précisé que le bureau, qui s’est réuni jeudi matin, s’était prononcé "majoritairement" sur "l’irrecevabilité" de cette demande.

Depuis la semaine dernière, et un premier avis négatif émis par la commission des Lois (à majorité UMP également), le refus de cette commission d’enquête ne faisait plus aucun doute.

"L’UMP viole la constitution sur ordre de Nicolas Sarkozy", a aussitôt accusé, dans un communiqué, le patron des députés (PS) Jean-Marc Ayrault.

La commission des Lois avait déclaré la demande "irrecevable" parce que "non constitutionnelle", invoquant le principe de la séparation des pouvoirs ainsi que l’article 67 de la Constitution sur l’irresponsabilité pénale du président de la République durant son mandat. Un refus purement politique et "basé juridiquement sur rien", avait dénoncé le PS.

La polémique sur les sondages payés par l’Elysée est née en juillet avec la publication par la Cour des comptes d’un rapport épinglant les pratiques de la présidence en la matière. Les députés socialistes entendaient, via cette commission d’enquête, "mettre au jour un système qui cherche à vassaliser l’information et manipuler l’opinion", selon Jean-Marc Ayrault.


Delphine BATHO :
Un manquement au respect des droits de l’opposition qui fera date
Source : delphine-batho.fr  -  le 26 novembre 2009

La décision du Président de l’Assemblée nationale de déclarer irrecevable la proposition de création d’une commission d’enquête parlementaire sur les sondages de l’Elysée est bien sûr un manquement au respect des droits de l’opposition qui fera date.

... cette affaire des sondages de l’Elysée et l’ensemble de ses implications est bien trop gênante et explosive pour le pouvoir en place, ainsi que pour les relations qu’il a nouées avec ses cabinets conseils et autres relais médiatiques.

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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /2009 12:00

La constitution des listes PS pour les élections régionales a connu des sorts divers, selon les départements. On a pu voir le meilleur, comme le pire.

Alors que l'exercice, toujours difficile, est maintenant achevé dans le NORD (avec la validation de la liste en Conseil Fédéral ce lundi 23 novembre), je peux considérer pour ma part que les choses se sont déroulées correctement dans le département, même si des insatisfactions ont pu s'exprimer.
Avec la prise en compte des différents critères fixés au départ : renouvellement, diversités, parité (c'est la loi), équilibre des territoires, prise en compte de toutes les sensibilités (sur la base des motions du congrès).

Sur la représentativité des motions, ça n'a pas été toujours "régulier" partout, si j'en juge par le message que j'ai reçu dernièrement, qui concerne la situation dans le GARD : la motion "E", portée par Ségolène ROYAL, en passe d'être écartée de la liste.

Le 20 novembre, Ségolène écrivait au premier secrétaire du département, s'étonnant de cette situation tout à fait anormale. La liste devait être "bouclée" ce début de semaine. J'ignore s'il a été donné suite à sa demande, légitime.


à Fabrice Verdier, 1er secrétaire de la fédération PS du GARD

Cher Fabrice, Cher camarade,

J'apprends que le courant que j'ai porté lors du Congrès de Reims ("l'espoir à gauche") ne serait pas représenté sur la liste départementale aux régionales que tu présenteras en conseil fédéral mardi prochain.

La motion E a obtenu 34 % des voix dans la fédération du Gard, en seconde position derrière celle que tu portais localement. A ce titre et dans le respect de la circulaire nationale du Parti, la sensibilité que je représente a droit à deux candidats éligibles.

Pour ma motion, ces deux candidats sont Kamel Belkacemi et Ghislaine Pagès.

En plus d'avoir pour atout de représenter le bassin alésien, Kamel est un militant incarnant le renouvellement et le monde de l'éducation.
Je ne doute pas également que Ghislaine sera portée de façon unanime par la fédération en position éligible. Son combat militant est irréprochable.

Espérant, Cher Fabrice, que ces légitimes demandes reçoivent un écho favorable, je te présente mes très sincères amitiés socialistes.

Ségolène Royal

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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /2009 11:00



Espoir à gauche 65 a choisi...
Régionales : Le courant ségoliste se positionne

Source: LEDEPECHE.fr - Hautes-Pyrénées  -  le 26.11.09



Espoir à gauche 65 reste fidèle à Ségolène Royal. Voilà la position affirme par Frédéric Laval, responsable du courant ségoliste dans les Hautes-Pyrénées, suite à la querelle entre Ségolène Royal et Vincent Peillon.


"Certes, Ségolène Royal a pris du recul mais c'est elle la dépositaire, la figure, de la sensibilité Espoir à gauche. C'est normal qu'elle s'invite à une réunion d'EAG. Cette polémique est incompréhensible."

 

Francis Carpentier rappelle que "17 millions de Français ont voté pour elle. Au lieu de se rassembler derrière elle, on essaie de la démolir. Alors qu'elle incarne le renouveau du parti.".

Frédéric Laval souhaite que "la primaire à gauche règle ce problème du leadership. Je souhaite que la primaire fasse émerger une personnalité de gauche pour fédérer la gauche."


S'agissant des régionales, Espoir à gauche 65 appelle à voter, le 3 décembre, pour la liste conduite par Bernard Plano. "Ce sera une élection difficile. De manière unitaire, on estime que Bernard Plano est le meilleur candidat possible pour faire gagner le PS dans les Hautes-Pyrénées. Le maire de Lannemezan incarne un renouvellement. La liste intègre deux des trois sortants, porteurs de l'excellent bilan de Martin Malvy. Christine Clos, d'EAG, y figure en quatrième position. La liste représente toutes les sensibilités", indique Frédéric Laval.

"La liste alternative nous met mal à l'aise. On a l'impression qu'il s'agit de démarches individuelles et pas collectives", explique Christine Clos.

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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 16:00

Souvenez-vous du passage fameux de Georges MARCHAIS à la tévé :

- Alain DUHAMEL         :  "Ce n’était pas ma question ..."
- Georges MARCHAIS :  "C'était p'têt pas vot'question, oui mais c’est ma réponse !"

Forte analogie sur France Inter le 23 novembre.
En effet, suite aux questions d'Yvette, militante d'Espoir à Gauche, V. PEILLON répond :


"Elle dit ce qu'elle veut, et moi aussi"  !!!!

Une question précise ... une non-réponse.
Et de plus, il sermonne Yvette ! Rendez-vous compte, elle détruit la crédibilité du PS ! Oh la vilaine !!!

Et le gros mensonge sur la supposée élection des responsables de EAG par les militants !
Tout lui est bon pour continuer le hold-up !

Vincent Peillon sur France Inter - 23 Novembre 2009


Vincent Peillon - répond comme Marchais !
envoyé par daniel-c
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 09:00

Vote dans "Espoir à Gauche" :
Vincent Peillon aurait-il les chocottes
face aux militants du PS ?

Source : LePost.fr  -  le 23 novembre 2009

Hier soir, je publiais un article relatant la fuite de Vincent Peillon devant les militants socialistes niçois (non il n'avait pas de voyage semi-privé en Arabie Saoudite à ma connaissance...).

Ce matin, Vincent Peillon vient de donner une nouvelle preuve de sa crainte, de son manque de respect des militants et leur voix et in fine de son manque de légitimité à conduire "l'Espoir à Gauche", ce rassemblement des militants socialistes qui souhaitent une réelle démocratisation et rénovation de la politique.


Ainsi le courrier qu'il a fait envoyer ce matin se conclut ainsi :


"Aussi nous demanderons, en confiance, aux militants mandataires fédéraux et membres du Conseil National d’affirmer par leur vote l’unité de l’espoir à gauche pour réussir le Rassemblement."

Vincent Peillon ne fait donc pas appel aux militants contrairement à ce qu'écrivent certaines personnes ici ou là et y compris des agences de presse.


En effet, les mandataires n'ont pas été élus par la base militante
(sauf à de très rares exceptions). Ils ont été nommés pour représenter le courant en formation pendant le congrès du PS.

Vincent Peillon demande donc à un petit groupe d'une centaine de personnes -qu'il a lui-même nommées- de voter. Ce n'est pas cela la "démocratie jusqu'au bout" que nous défendons et pour laquelle nous militons.

Et ne me dites pas qu'il ne s'agit là que d'une question de personnes.

Il s'agit des valeurs que nous portons ensemble.
Et ce dont je suis certain, c'est qu'entre cette parodie de "vote de confiance" et les insultes proférées la semaine dernière, nous sommes dans un abaissement certain des valeurs.
Malheureusement, rien de bon ne peut en sortir.

 

PS : J'ai entendu Vincent Peillon sur France Inter expliquer que "la phrase sur la psychiatrie lourde ne concernait pas Royal". Vincent Peillon ne fait donc pas qu'insulter Ségolène Royal, il pousse en plus le vice jusqu'à insulter l'intelligence des citoyens qui ont clairement entendu ses paroles sur BFM (voir le billet de Guy Birenbaum avec sa déclaration d'alors).

Si ces propos ne visaient pas Ségolène Royal mais qui donc visaient-ils ?  Les Auvergnats ?

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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 08:00

Sarkozy : un retour en banlieue
bien encadré

Source : rfi.fr  -  le 24 novembre 2009

A quatre mois des régionales, le président français remet la sécurité sur le devant de la scène. Pour développer un de ses sujets de prédilection il a choisi de se rendre ce mardi en banlieue parisienne, dans trois villes de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Le président est allé parler de sécurité et de traque des trafiquant de drogue plaidant pour une coordination de tous les services de l'Etat.

Les principaux dossiers de la sécurité ont été abordés au cours d’une table-ronde, organisée au Perreux-sur-Marne, autour de Nicolas Sarkozy.

Le chef de l’Etat a réaffirmé vouloir "une lutte sans merci contre les trafiquants de drogue". Quarante-trois quartiers dans dix-sept départements ont été répertoriés et les trafiquants travaillant en flux tendu seront attaqués directement au portefeuille. Le président de la République a insisté sur une forte coopération entre les différents services de l’Etat : police, gendarmerie et agents du fisc.

Autre sujet traité, la vidéosurveillance : il va y en avoir de plus en plus. Nicolas Sarkozy annonce notamment la mise en place de caméras dans les rames de métro et dans les gares. Le président de la République demande également l’installation de caméras dans les établissements scolaires, collèges et lycées qui connaissent des problèmes de délinquance.

Nicolas Sarkozy a aussi dénoncé l’absentéisme scolaire en insistant sur la gratuité du système éducatif français. Enfin, il veut des policiers référents dans les établissements. "La police, dit-il, doit pouvoir se rendre quand elle veut dans un collège ou dans un lycée".

Les bonnes vieilles recettes

Nicolas Sarkozy avait promis qu'il reviendrait dans les banlieues sensibles. Il pourra désormais affirmer que c'est fait, même si ce déplacement était placé sous haute surveillance policière. Et même s'il n'avait pas pour cadre Montfermeil, lieu où il avait juré d'en finir avec la "racaille". C'était en 2005. Une autre époque, celle où, ministre de l'Intérieur, il s'érigeait en champion de la sécurité parce qu'il savait que cétait le seul thème qui pouvait souder toutes les droites et lui permettre de l'emporter à l'élection présidentielle. Le calcul était bon.

Mais depuis, la crise est passée par là et si Nicolas Sarkozy revient avec autant d'insistance sur le sujet comme il l'a fait au Perreux, c'est uniquement parce que les élections régionales ne s'annoncent pas réjouissantes pour la majorité et qu'il convient, pense-t-il, d'appliquer les recettes qui ont fait son succès : lutte contre le trafic de drogue, développement de la vidéosurveillance...

Nicolas Sarkozy n'a pas innové. Il a simplement donné l'exemple à ses amis en remodelant l'ordre des priorités. D'où le débat sur l'identité nationale lancé par Eric Besson. D'où le rejet présidentiel d'une régularisation globale des sans-papiers. D'où également le refus réaffirmé, au Perreux, de revenir sur la TVA à 5,5% dans la restauration.

Par CORDIEZ Daniel - Publié dans : Commentaires sur l'actualité, les déclarations - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 15:00

Lu sur le blog de Jean-Louis BIANCO  -  le 23 novembre 2009 :

La “folie fiscale” des Régions, c’est la folie mensongère de l’UMP

L’UMP dénonce à grands cris les augmentations fiscales des régions socialistes allant jusqu’à ressusciter le héros d’un dessin animé pour enfants des années 70, "satanas", et alignant des pourcentages d’augmentations faramineux.

Les français doivent savoir qu’en matière de fiscalité régionale, parler en pourcentage ne veut rien dire !

Pourquoi ? Parce que la fiscalité régionale représente seulement 2% de la fiscalité totale, Etat et collectivités confondus, et 6% de la fiscalité des seules collectivités locales.

Donc le vrai chiffre d’augmentation de la fiscalité régionale c’est une moyenne de 3 euros par habitant et par an entre 2004 et 2009.


Après cette démonstration mensongère et manipulatrice, l’UMP formule la proposition phare de son programme pour les Régionales "pas d’augmentation de la fiscalité" !

Quand on appartient à un gouvernement qui a créé 20 nouvelles taxes en 2 ans, l’engagement a de quoi surprendre.

Mais surtout il est facile à prendre puisque la réforme territoriale de Nicolas Sarkozy, va enlever aux régions toute faculté de fixer les taux des impôts.

Par CORDIEZ Daniel - Publié dans : Régionales 2010 - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 14:00

Dans une interview accordée au JDD, Ségolène Royal répond au président qui dénonçait vendredi la "folie fiscale" des régions socialistes. Elle accuse un Etat "impécunieux" de ne pas être à la hauteur des enjeux.

Royal : "Le désordre fiscal, c'est Sarkozy"
Source : lejdd.  -  le 21 novembre 2009

Nicolas Sarkozy a-t-il des raisons de dénoncer la "folie fiscale" des régions socialistes ?
Une nouvelle fois, Nicolas Sarkozy est dans l’excès. "Folie fiscale", ça ne devrait pas être le vocabulaire d’un chef d’Etat. Il a voulu lancer la campagne des régionales de la droite, après avoir évité le congrès des maires, mais il le fait de la pire des manières. Le véritable désordre fiscal, c’est Nicolas Sarkozy, il faut le chercher du côté de l’Etat et de ce gouvernement.

C’est le bouclier fiscal, les 22 taxes créées depuis le début du quinquennat, la multiplication des niches, un endettement jamais vu... Ce qui est sidérant, c’est la taxe carbone imposée aux français qui la rejettent massivement, ou la suppression brutale, à l’aveugle, de la taxe professionnelle.

Cela fragilise les collectivités locales et les territoires qui sont l’identité même de la France. C’est ce désordre fiscal et institutionnel qui pousse les élus à la révolte contre l’Etat…

Mais l’augmentation des impôts locaux est une réalité ?
Moi, je n’ai pas augmenté les impôts depuis 5 ans, j’ai au contraire supprimé les mauvaises dépenses engagées par les équipes de droite.

Mais il y a des socialistes qui augmentent les impôts, comme Bertrand Delanoë à Paris avec une hausse de 8 %!
Des socialistes, certes, mais aussi de nombreux présidents de conseils généraux de droite comme celui de Charente Maritime par exemple, qui a augmenté ses impôts de 26% en quatre ans. Jean-Pierre Raffarin avait augmenté les impôts de 100 % lorsqu’il était arrivé à la tête de la région! Les collectivités locales affrontent des difficultés parce qu’elles doivent faire face à des transferts de charges sans compensations fiscales. Un Etat mal géré, impécunieux, dont la dette atteint 80% du PIB, veut se défausser sur le dos des collectivités locales !

Il y a une explosion du nombre de fonctionnaires territoriaux…
Je conteste le terme. Dans ma région, j’ai augmenté le nombre de fonctionnaires, mais parce que nous avons supprimé toutes les associations périphériques, qui exerçaient des missions régionales sans aucun contrôle. J’ai rationalisé.

Mais dans les autres régions socialistes, ça existe ?
Je ne veux pas comparer avec les autres, je ne connais pas leurs contraintes locales, toutes les régions ne se ressemblent pas. Mais c’est vrai que j’ai eu un conflit avec un vice-président qui voulait augmenter les impôts locaux, nous en avons débattu et notre majorité a refusé. 

Faudrait-il augmenter globalement les impôts en France pour réduire le déficit ?
Il faut d’abord remettre de l’ordre dans la fiscalité. Et il serait économiquement injuste d’augmenter les impôts des Français tant qu’on ne revient pas sur le bouclier ou sur la dette. Quant au déficit, il est aussi creusé par le ralentissement économique…

Vous demandez donc une relance ?
Le problème, c’est le rôle de l’Etat, la manière dont il est mené. Mauvaises dépenses, cadeaux faits aux riches, et absence de politique volontariste. J’attends de l’Etat qui fasse des efforts en terme de dépenses publiques, d’industrialisation, d’investissement économique ! Nicolas Sarkozy a créé un "fonds d’investissement stratégique" : on n’a jamais vu une bureaucratie aussi lourde. La première voiture électrique française est faite chez nous, en Poitou -Charentes. C’est la région qui a dû garantir les prêts ! Heuliez va réussir. Mais si on avait eu la puissance de l’Etat, on aurait sauvé toute la filière automobile avec la voiture électrique. Il y a un paradoxe : l’Etat s’en prend aux régions mais en même temps, il leur demande de financer des dépenses qui sont de sa responsabilité.

Par exemple ?
Le financement des lignes de TGV, le financement des routes nationales.

Vous êtes aussi paradoxale : vous revendiquez votre expérience régionale, vos initiatives, mais on a l’impression que vous voulez une recentralisation ?
Un pays, c’est la mobilisation des énergies, y compris territoriales au service de l’intérêt collectif. L’Etat doit appuyer les territoires et impulser les grandes politiques. Les régions doivent repérer les besoins et répartir les aides au plus près du terrain, créer des synergies locales, des pôles de compétitivité. Mais l’Etat doit retrouver une direction qu’il a perdue.

Par CORDIEZ Daniel - Publié dans : Régionales 2010 - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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