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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 20:34

Ci-après, un message fort d'un membre du Groupe d'Animateurs "Désirs d'Avenir" (Lozère), qui pose selon moi tout le décor et la problématique du MoDem, comme celle du PS quant  ses possibles alliances :

                            (Si vous voulez faire connaissance avec le blog : DA LOZERE)

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Pour moi, le problème n’est pas le fait de savoir s’il est opportun ou pas de faire des alliances avec le MODEM puisque, dans les faits, et donc sur le terrain, ces alliances existent. Ce sont des alliances circonstancielles qui obéissent à des considérations locales et à des stratégies particulières.

Que je sache, l’alliance avec le PCF n’implique pas que le PS fasse sien la doctrine communiste et je ne sache pas que le PCF soit officiellement devenu une force "sociale démocrate" en s’alliant avec le PS (même si certains de ses militants le pensent).

Le débat "idéologique", bien que nécessaire, risque cependant de nous faire perdre de vue l’efficacité d’une attitude pragmatique. Là où l’idéologie est importante, c’est lorsqu’elle forge l’identité d’un parti et lui assure une certaine stabilité. On peut déplorer beaucoup de choses chez nous, chez les verts, chez les communistes, chez les radicaux, ils n’en demeure pas moins que nos partis respectifs ont une forte identité. Ils sont à gauche.

C’est à ce niveau que le MODEM pose problème. Car il est pour l’instant un magma informe qui se cherche et dont le positionnement flou est un opportunisme affiché et revendiqué. Bâtir une alliance à plus long terme avec le MODEM au niveau national (je dis bien au niveau national), c’est pour l’instant comme si on envisageait de construire une maison commune sur des sables mouvants.
 
C’est pour cela que Ségolène ROYAL a bien fait de nuancer sa position initiale d’alliance avec le MODEM en appelant les membres de cette formation à prendre leurs responsabilités. On ne peut pas être "dans tous les camps à la fois". A un moment donné, il va falloir poser le problème en ces termes : êtes vous à gauche ou à droite ?

Car le centrisme politique ne peut exister dans la configuration institutionnelle actuelle. Le centrisme est envisageable sous un régime parlementaire classique, avec des scrutins à la proportionnelle intégrale. La Vème République (ou ce qu’il en reste) est aux antipodes d’un tel système. Il n’y a pas de place pour un "marais" et, par conséquent, pour les sables mouvants de l’opportunisme (sauf trahison… n’est-ce pas Monsieur Besson et consorts ?). Sous la Constitution de 1958, élaborée à l’origine contre les partis, la vie politique s’est considérablement clivée et le MRP n’y a pas survécu.

Bayrou refuse de faire ce choix parce qu’il s’obstine à transposer une pratique politique qui ne correspond pas à l’esprit des institutions. Il refuse de faire ce choix "gauche droite" dans la mesure où le MODEM est une formation construite uniquement dans la perspective de sa candidature en 2012. Mais quel sera au juste l’avenir de Bayrou (et du MODEM) si ce dernier perd à Pau ? En outre, il a désavoué la fusion des listes PCF-MODEM à Aubagne. C’est une colossale erreur de sa part et cela montre que lui-même ne maîtrise absolument rien de la machine électorale dont il prétend être le Président et qu’il n’a rien compris au désir de ses propres militants. Si l’on veut raisonner selon le Principe de Peter, Bayrou fait en quelque sorte de la lévitation. Tant que Bayrou sera en scène, le MODEM aura ce problème d'identité qui le rend peu fiable.

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