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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 20:00

J’apprends avec infiniment de tristesse la mort d’Aimé Césaire, dans sa ville de Fort de France pour laquelle, jusqu’au bout, il s’est passionné. En ce jour de deuil, je pense à la peine de sa famille, de ses proches, de celles et ceux qui ont combattu et bâti à ses côtés.

Une grande voix s’est éteinte, celle d’un homme de conviction, de création, de témoignage, qui fut sa vie durant un éveilleur de conscience, un éclaireur de notre temps, un démineur d’hypocrisies, un porteur d’espoir pour tous les humiliés, un combattant inlassable de l’humaine dignité.

"Ma bouche", écrivait-il dans le somptueux Cahier d’un retour au pays natal, "sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir". Il a tenu parole, fidèle au parti pris de toute une vie.

Je me souviens d’avoir relu son Discours sur le colonialisme lorsqu’en 2005, il nous fallut contrer l’offensive négationniste du gouvernement de droite qui osait affirmer les "bienfaits" de la période coloniale.
 
Un demi-siècle plus tôt, Césaire avait déjà tout dit : "on me lance à la tête des faits, des statistiques, des kilométrages de routes, de canaux, de chemins de fer. Moi, je parle de milliers d’hommes sacrifiés".

J’exprime aussi ma reconnaissance profonde au président d’honneur du comité de soutien de la campagne présidentielle, et à l’éminent symbole de la France métissée que j’ai défendue dans mon discours de Fort de France.



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