Source
: @rrêt sur
image Par Daniel Schneidermann
Des socialistes civilisés se répandent pour demander que cesse "l'antisarkozysme pavlovien". Il faudrait que l'opposition cesse de s'opposer. Il faudrait qu'elle salue
comme elles le méritent les heureuses initiatives présidentielles, injustement décriées. Ils sont partout. On n'entend qu'eux. La jeune garde socialiste antipavlovienne squatte les colonnes du Monde et le micro de France Inter. Qu'ils parlent,
et les caméras frétillent. On le comprend. Pourquoi donner la parole aux 99% de tristes pavloviens que compte le Parti Socialiste, quand 1% antipavlovisent si talentueusement
?
Un aspect trop méconnu des expériences de Ivan Petrovitch Pavlov
sur son chien (notre magnifique illustration), est le rôle qu'y jouait la nourriture. Pavlov faisait saliver son chien, en faisant tinter une
sonnette avant de lui apporter sa nourriture. Au bout d'un moment, la sonnette seule suffit à le faire saliver. C'est ce que l'on appelle "le réflexe
pavlovien".
On voit donc l'importance dans le phénomène du pavlovisme, de la salive, et de la
soupe.
Allez savoir pourquoi, cela nous ramène à
l'actualité.
Au premier rang des antipavloviens, se dresse
Sa Cohérence Jack Lang, véritable Rin Tin Tin de l'antipavlovisme, comme
l'ont montré les dernières semaines.
On l'a entendu en rafale
:
défendre Sarkozy injustement mis en cause par Royal dans la
libération de Bétancourt, s'émerveiller au milieu des petits fours de la garden party de l'Elysée du succès du Sommet pour la Mediterranée, ou assurer le vote de la réforme
constitutionnelle. De quoi faire naitre une certaine perplexité.
On se gardera bien de traiter un ancien ministre de cabot, de toutou, de chien de garde...
Mais entre l'antisarkozysme pavlovien et le sarkozysme pavlovien, la distance est parfois mince.
Il faudrait demander à une commission d'experts indépendants, ou à quelque tribunal arbitral irréprochable, de se pencher sur le sujet.
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