Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Mémoire ...

Recherche

Contact

Archives

Intro

22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 21:00
Sarkozy voulait revaloriser le Parlement,
c’est le contraire qui se passe
Source : NOUVELOBS.COM  -  21 janvier 2009

Le 20 Janvier 2009, crise politique à l'Assemblée nationale.
La droite censure les droits d'expression de l'opposition



Crise politique Article 13  -  envoyé par  GroupeSRC

Christine Boutin a des défauts mais, parfois, ne manque pas de bon sens. Après le scandale provoqué par le départ en fanfare des députés socialistes au milieu de la nuit de mardi à mercredi, elle a regretté que les députés PS pratiquent "la politique de la chaise vide" mais en ajoutant qu'il ne fallait "jamais oublier que la majorité peut devenir un jour opposition". Bonne remarque car par moments cette majorité arrogante donne le sentiment qu’elle est là pour l’éternité. Même si la crise économique l’a largement éclipsé, le débat qui se déroule à l’Assemblée depuis la mi-janvier n’est pas secondaire.

50000 connexions pour voir l’incident ci-dessus
Les Français qui, hier matin, ont découvert l’incident se sont précipités sur les sites de vidéos pour voir ce qui s’était passé, soit 50 000 connexions dans la matinée. Il faut dire que le spectacle était inédit : Les députés scandant "démocratie, démocratie" et en chantant la Marseillaise et réclamant la démission d'un président de l'Assemblée qualifié de "complice" du gouvernement, c’était du jamais vu depuis 1947 ! Les députés socialistes réclamaient le retrait de l'article 13 du projet de réforme du parlement, article qui organise la limitation des débats et, du même coup, les possibilités d’obstructions comme les députés socialistes ne se sont pas privés de le faire, non sans résultat : le cafouillage occasionné par le projet de loi sur l'audiovisuel – difficilement adopté en première lecture à l'Assemblée nationale après 80 heures de discussion – et la proposition sur l'ouverture des commerces le dimanche, reportée, ont mis à mal le président de la République, qui a dénoncé le risque de "paralysie parlementaire" et de "blocage des réformes", aidé en cela par Jean-François Copé pour qui c’est le moyen de minimiser les divisions apparues sur ces projets dans sa propre majorité.

"Mieux légiférer" ou "mater le Parlement" ?
Pour la majorité il s'agit de "mieux légiférer", l'opposition, elle, accusant le chef de l'Etat et sa majorité de vouloir "mater" le Parlement. La colère de la gauche a atteint son paroxysme quand l'Assemblée a voté la clôture anticipée de la discussion sur l'article 13, à la demande du président UMP de la commission des Lois, alors que tous les élus PS inscrits ne s'étaient pas encore exprimés. Ils étaient d'autant plus remontés que Jean-Marc Ayrault venait en leur nom de faire une proposition de compromis (*). Ce qui a valu des échanges musclés comme lorsque Jean-Marc Ayrault a lancé au secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Roger Karoutchi : "Vous vous êtes foutus de ma gueule et je ne suis pas prêt de l'oublier".

Le soufflé ne retombe pas
Tout au long de la journée d’hier, le soufflé n’est pas retombé, les députés socialistes boycottant mercredi la séance de questions au gouvernement. Alors que le président du Sénat, Gérard Larcher, lui-même UMP, avait déclaré que le droit d'amendement était "consubstantiel à l'exercice de la fonction parlementaire", Laurent Fabius rappelait samedi dernier que "les grandes lois de l'histoire, la loi sur les associations, la loi sur la presse, on a mis non pas des semaines mais des mois et même des années pour les examiner et les voter. Le temps est un élément constitutif de la démocratie. Or l'essentiel du projet de loi, contenu dans l'article 13, c'est que l'Assemblée nationale n'aura plus que quelques jours pour se prononcer et que tout ce qui ira contre sera présenté comme une obstruction. C'est une conception de l'Assemblée nationale tout à fait contraire à nos institutions."

Nous sommes entrés en "monomarchie"
De son côté, François Bayrou déclarait que "ce sont les institutions qu'on est en train de tirer vers l'abus de pouvoir et donc vous verrez que se multiplieront des incidents de cet ordre, parce que si un parti a tous les pouvoirs, les autres n'ont rien d'autre que la protestation". Alors que Nicolas Sarkozy s’était engagé à revaloriser le rôle du Parlement, il aboutit à son contraire, la grève de l’opposition. Nous sommes entrés en  "monomarchie"

(*) Permettre aux présidents des groupes parlementaires de déroger quatre fois par an au "temps programmé" pour l'examen d'un texte
Partager cet article
Repost0

commentaires

Articles Récents

Européennes 2009


...

Ma sélection musicale

Musique à la demande