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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 17:00

GANDRANGE, UN MENSONGE D'ETAT !

ArcelorMittal ferme l'usine des espoirs déçus
Source : 20minutes.fr  -  mardi 31 mars 2009


Alors que Nicolas Sarkozy s'était engagé à pérenniser le site, l'aciérie a définitivement fermé ses portes...

"Je reviendrai moi-même (...) pour annoncer la solution qu’on aura trouvée." En février 2008, Nicolas Sarkozy redonnait l'espoir aux salariés d'ArcelorMittal à Gandrange, qui avaient appris quelques jours plus tôt la fermeture de leur usine. Un an plus tard, c'est l'amertume qui prévaut, ce mardi, alors que l'aciérie mosellane ferme définitivement ses portes.

"Ici reposent les promesses de Nicolas Sarkozy"
"Gandrange restera, pour toujours, le symbole d'un mensonge d'Etat", lâche Edouard Martin, responsable CFDT, en marge de la dernière journée d'activité. Son syndicat, le 4 février dernier, avait érigé une stèle à l'entrée de l'usine indiquant: "Ici reposent les promesses de Nicolas Sarkozy".

La fermeture de Gandrange, ce sont des espoirs déçus, mais aussi des rendez-vous manqués. Le chef de l'Etat avait promis d'investir, voire de trouver des repreneurs pour le site. Fin mars 2008, alors que des candidats sont pressentis, la direction annonce son refus de vendre, et son intention d'injecter 40 millions d'euros. Avant de confirmer, début avril, la fermeture partielle de l'usine et la suppression de 575 emplois.

"Nous continuons à lutter pour les reclassements"
ArcelorMittal repousse aussi, le 24 avril 2008, l'offre de reprise du groupe italien Tassara, élaborée avec la mairie d'Amnéville (Moselle) et présentée à l'Elysée. Tout au long du conflit, le direction reste inflexible  : l'usine n'est pas à vendre, elle fermera. Inflexible et critique à l'égard des salariés, dénonçant, à l'occasion des grèves qui touchent l'usine, "des débordements et des dégradations volontaires de matériel".

Ce mardi, jour de fermeture du site, les salariés ne s’avouent pas définitivement vaincus. "Pour nous, aujourd'hui n'est pas une journée de deuil car nous continuons à lutter pour les reclassements. Sur les 575 camarades dont l'emploi va être supprimé d'ici à la fin de l'année, seulement 46 ont obtenu des mutations effectives", conclut Jacky Mascelli, syndicaliste CGT. La direction, elle, indiquait récemment qu'une "solution" avait été trouvée pour 80% des personnes concernées par ces licenciements.
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