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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 07:00


Obama ridiculise Sarkozy

Source : Marianne2.fr  -  3 juin 2009

Oublier d'inviter la Reine Elisabeth II. S'obstiner dans son oubli en le justifiant étrangement. Et finir par changer d'avis sous la pression du Président américain. Une chose sûre, s'il ne s'est pas fait humilier, Nicolas Sarkozy s'est ridiculisé tout seul.
Que c’est triste ! Le locataire de l‘Elysée souhaitait poser à côté de son copain Barack pour une jolie photo de famille lors des cérémonies du D day. Il va devoir composer avec ses camarades… Ben oui. Barack, il est très populaire… On ne se l’approprie pas comme ça. Il y a cru jusqu’au bout pourtant, le petit Nicolas, au cliché privilégié… Au point qu’il a laissé traîner les invitations jusqu’au dernier moment.

Rappel des faits. Nicolas Sarkozy souhaitait commémorer le débarquement avec Barack Obama. Problème, la commémoration du 6 juin, c’est une fête à laquelle il est difficile de ne pas convier les Anglais, Histoire oblige, excusez du peu. Car même si cela a échappé au lecteur inspiré des "roujons-macquart" , plus de la moitié des soldats qui ont débarqué le 6 juin 1944 étaient… britanniques. Une offense perçue comme telle par la Reine d’Angleterre qui l’a fait savoir avec le langage diplomatique qu’il se doit.

Mais voilà, selon le super intendant d'occasion, Luc Chatel  : "il n'appartient pas à la France de désigner la représentation britannique". Une énième manière pour le moins maladroite, de faire savoir du côté de l’Elysée que l'on se dédouane de toute responsabilité. Goujat un jour, goujat toujours ! faut-il croire… Mais c’était sans compter l’intervention de dernière minute de l’invité d’honneur, Barack Obama . Un invité qui a gentiment fait savoir qu’il "souhaitait" que la Reine Elisabeth II soit de la partie. Ah ! Langage diplomatique quand tu nous tiens !

La fée Sarkozy s’est donc executée sans attendre, l’invitation a filé illico presto jusqu’à Buckingham Palace, avec un pigeon voyageur manifestement très efficace. Et voilà qu’on apprend enfin le dénouement… Ce n’est pas la Reine mais le Prince Charles qui viendra assister aux cérémonies. Tout en finesse, celui-ci aurait fait savoir que lui-aussi souhaitait venir à ces festivités. Une habile manière de ne pas obliger sa Reine-mère à se dédire, elle qui avait publiquement affirmée qu’elle ne viendrait pas après l’affront sarkozien.

La boucle est bouclée, la diplomatie se joue parfois à quelques mots bien sentis. Barack, une fois encore, s’est affirmé. La monarchie anglaise, plus rusée que blessée, s’est invitée au côté du Premier Ministre Brown, et Nicolas Sarkozy, ni l’un ni l’autre, s’est tout simplement fait humilier. 
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