La ficelle est un peu grosse : du côté du gouvernement Sarko, préparation de l'opinion, pour des hausses "modérées" ... car notre Altesse tient à
sauvegarder notre pouvoir d'achat dont il est, comme chacun sait, le président !
Le PDG d'EDF appelle à une augmentation de 20 %
du prix de l'électricité sur trois ans
Source : LEMONDE.FR - le 8 juillet 2009
EDF souhaite une hausse de 20 % des tarifs d'électricité sur trois
ans ou "un peu plus" pour que le groupe cesse de s'endetter, a dit son PDG, Pierre Gadonneix, dans un entretien publié mercredi sur le site Internet
de l'hebdomadaire Paris
Match.
"Pour cesser de nous endetter, il faudrait une hausse de 20 % des tarifs. Mais elle
peut s'étaler sur trois ans, par exemple, ou même un peu plus", déclare M. Gadonneix. Le patron d'EDF explique qu'en France, le groupe est "contraint" de s'endetter pour ses
investissements, car "nos tarifs ne suivent pas l'inflation". "Si, depuis vingt-cinq ans le prix de l'électricité avait suivi cette dernière, il serait 40 % plus cher",
affirme M. Gadonneix. "Si nos tarifs n'augmentent pas, l'an prochain EDF réduit ses investissements", ajoute-t-il. L' endettement d'EDF a explosé de 50 % à 24,5 milliards d'euros en
2008.
A l'été 2008, les tarifs de l'électricité avaient déjà été augmentés de 3 % en moyenne, avec des hausses différentes selon les types de consommateurs. Pour les particuliers, l'augmentation avait
été limitée à 2 %. Contactée par l'AFP, une porte-parole d'EDF a néanmoins précisé que "la décision et le calendrier de mise en œuvre appartiennent évidemment aux pouvoirs publics". La
revalorisation des tarifs réglementés de l'électricité est décidée chaque année par le gouvernement, qui reçoit une demande non contraignante d'EDF et un avis consultatif de la Commission de
régulation de l'énergie.
"TOTALEMENT DISPROPORTIONNÉE"
Cette demande d'une hausse de 20 % "me paraît totalement disproportionnée", a réagi Thierry
Saniez, délégué général de l'association de consommateurs CLCV, qui demande "beaucoup plus de transparence" sur la revalorisation des tarifs. "Il ne faudrait pas que les
consommateurs financent des investissements hasardeux en France, comme à l'étranger", a-t-il ajouté, réclamant par ailleurs que les tarifs réglementés et leur réversibilité soient
pérennisés.
De son côté, Alain Bazot, président de l'UFC-Que Choisir, s'est dit "un peu perplexe" devant les propos "flous" du PDG d'EDF, lui faisant penser à "une provocation". "Nous sommes
d'accord sur le fait que le tarif régulé doit être réaliste, couvrir les coûts et les capacités d'investissement, mais de là à accepter une augmentation aussi importante sans justification, il y
a un pas!", a ajouté M.Bazot.
Bon, un peu d'humour en passant :
Nous vous devons plus que la
lumière
Sur le net, une autre
façon de voir les choses, celle d'un citoyen cochon ... de payant ! :
"Pour cesser de m'endetter, il me faudrait une hausse de 20% de
mon salaire. Mais elle peut s'étaler sur 3 ans, par exemple, ou même un peu plus. Je suis "contraint" de m'endetter pour mes investissements car mon salaire ne suit pas l'inflation. Si
depuis 25 ans mon salaire avait suivi cette dernière, il serait 40% plus élevé. Si mon salaire n'augmente pas, l'an prochain je réduis mes
investissements."
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