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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 20:30

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jean-claude marteel 05/01/2007 20:41

Un texte envoyé par Laurent Denys .

L'environnement, trop sérieux pour laisser ça aux écolos ?
 


 

Quand on entend certains d'entre eux, quand on les voit se chamailler, on a envie de dire "oui", d'autant plus que la situation de la planète risque de devenir dramatique pour les plus jeunes d'entres nous et nos enfants; en ce qui me concerne je pense que je ne verrai pas de changement notable dans ma vie quotidienne, à part le prix de l'eau, de l'énergie et peut être de l'air qu'on respire si on suit la logique libérale du "tout se vend".
 

D'un autre coté, rappelez vous (pour les plus anciens !) René Dumont: à l'élection présidentielle de 1974 on le prenait pour un illuminé, et maintenant on y est. Comment en est on arrivé là ? Ce ne serait pas en comptant uniquement sur le voisin, sur la collectivité, sur l'entreprise... pour faire des efforts ?
 

Et à titre perso, vous en êtes où ? Les fraises et les haricots verts que vous mangez à Noël font plus dégâts sur les oiseaux migrateurs que les chasseurs: pour vous satisfaire, d'immenses territoires d'Afrique de l'Ouest, tel le Delta du Senegal, on été asséchés et les oiseaux qui vont y passer l'hiver n'y trouvent plus d'abri. La mer d'Aral, le lac Tchad, ont quasiment disparus; les nappes phréatiques qu'il alimentait sont réduites à néant, les populations locales n'ont d'autre choix que de s'exiler ou disparaître. Arcelor, tellement critiqué à Dunkerque pour la pollution que génère son activité voit 50% de sa production transformée en voitures. Cette entreprise ne fait que répondre à votre demande. Qui d'entre vous a changé de voiture avec une réelle justification, autre que celle de se faire plaisir ou de suivre la mode ?
 

On nous a vanté les mérites de la croissance: Yves Montand, Bernard Tapie et d'autres s'y sont collés il y a quelques années, tout le monde croit avoir tout compris: il faut de plus en plus de croissance pour créer des emplois ! En êtes vous sûrs ? La croissance a toujours été positive, c'est à dire que la France est un pays de plus en plus riche, et pourtant il y a de plus en plus de pauvres: près de 7 millions de personnes sous le seuil de pauvreté dont 2 millions d'enfants, 100 000 SDF dont 1/3 qui ont un emploi mais  trop mal payé pour pouvoir se loger. Il est évident qu'un croissance illimitée telle que définie actuellement dans un monde qui a des limites (celles de la planète Terre) n'est pas possible et est d'autant moins réaliste que la richesse créée n'est plus partagée.
 

La croissance n'intéresse que les actionnaires, les fonds de pension américains et leurs amis du MEDEF et du gouvernement. La vraie mesure de la croissance, celle qui prend en compte également le bien être de la population et l'impact sur l'environnement de l'activité humaine reste encore à adopter. Certains y réfléchissent, je suis convaincu que  notre candidate saura prendre cette affaire au sérieux, ça s'appelle le développement durable.
 

D'autant plus au sérieux que pour nos dirigeants actuels, la population française est déjà sacrifiée sur l'autel du profit: on aide nos entreprises à exporter, parce que le marché intérieur français, excepté celui du luxe, est saturé par les produits à bas prix venant de Chine et qui sont destinés au consommateur Français. Ce choix de sacrifier la production industrielle est volontaire et parfaitement en ligne avec la politique des bas salaires: produits bas de gamme et bas salaires pour l'ouvrier ou l'employé français, haut de gamme et luxe pour les hauts revenus (et baisses d'impôt en prime, ainsi que possibilité de s'offrir du personnel domestique sur le compte du contribuable: voir le CESU) et aides aux entreprises qui vont vendre là où il y a plus d'argent...
 


 

Et l'environnement dans tout ça ? Ce sera le passage obligatoire pour s'en sortir, comme on dit: "ça passe ou ça casse", et on approche du point de rupture. Comment ?: en  profitant de la sortie du tout pétrole et en créant les énergies et les métiers de demain. Avec un modèle économique qui sera, j'en suis convaincu, fondamentalement différent de celui que nous connaissons: développement de petites structures de proximité, faisant vivre des salariés locaux, à partir de production locales. Un exemple: on est techniquement capable de produire du gaz, et bientôt de l'essence de synthèse à partir de déchets verts, de boues de station d'épuration  et de déchets d'industries alimentaires et agricoles (si on se soutient les chercheurs qui travaillent sur le sujet !) . Il s'agit de reproduire ce qu'a fait la nature lorsqu'elle a  fabriqué le pétrole à partir des végétaux en accélérant le processus. Ces déchets sont produits sur l'ensemble du territoire et il serait extrêmement coûteux de les transporter vers des centres de traitement centralisés, par contre il est facile d'imaginer de petites unités de transformation, par canton ou par arrondissement. L'énergie d'origine solaire ou éolienne est également facile à produire localement (mais là, la France a loupé le train et cours après le dernier wagon, la locomotive est pilotée par nos voisins d'Europe du Nord !)
 


 

Les PME/PMI sont l'avenir de l'emploi, contrairement aux groupes multinationaux, pour qui les aides publiques reçues profitent essentiellement à un actionnariat issu de la haute finance internationale.
 

Ces PME, employant une main d'oeuvre locale et ayant le plus souvent une activité géographiquement limitée  font vivre nos territoires. Entreprises artisanales, entreprises familiales, leurs profits , en dehors de ceux répartis dans les salaires du personnels, contribuent au développement local et à l'emploi de proximité: commerce, service...
 

La production industrielle ou agricole est la principale activité créatrice de richesses; le service n'existe que s'il y a de l'argent à faire circuler: quand les poches sont vides, chacun rentre chez soi et se débrouille. C'est donc le seul secteur à soutenir économiquement, et tout le système d'aides aux entreprises actuel, réduction de charges (sur les bas salaires uniquement, vous l'aurez sans doute remarqué, ce qui bloque forcément toute augmentation de salaire et contribue au phénomène de paupérisation général), subventions et autres cadeaux fiscaux... est à remettre à plat pour se focaliser sur l'innovation et les PME qui préparent les métiers de demain, en veillant à la prise  en considération des impacts sur notre quotidien de ces nouvelles activités; la recherche fondamentale et la l'exploitation de ses résultats par la recherche appliquée devront être les bases du développement de notre activité si nous ne voulons pas subir la domination de normes imposées par d'autres nations plus technologiquement avancées que la notre.
 


 

Le logement pour tous, à un prix en accord avec les revenus de chacun, est également une priorité dans le cadre du développement durable. La construction de ces logements devra  prendre en considération les impératifs environnementaux (énergie, protection de l'eau, proximité des commerce et de l'emploi...) et pourra elle aussi être source d'innovation et de développement de nouveaux procédés et de nouveaux matériaux.
 

Dans la lignée de la démarche d'Albert Denvers qui a de tout temps été le promoteur du logement social, en plus d'offrir à tout homme la dignité qu'il est en droit d'attendre, ce chantier pourra également contribuer au développement économique de notre société en préservant la planète.
 


 

Le transport, dont le coût ira sans cesse croissant, ne pourra pas non plus rester sans évoluer. La sortie du pétrole, s'accompagnant du développement d'énergies alternatives comme l'exemple déjà évoqué, obligera à une prise en considération d'un principe de proximité dans les échanges, ou à une évolution des modes de transport vers des solutions collectives. Question: est il nécessaire d'investir dans une nouvelle autoroute en région, avec des délais de décision et de réalisation qui sont tels qu'il n'y aura peut être plus de véhicules à y faire rouler quand elle sera finie ?
 

Le mode de vie actuel, avec l'éloignement des beaucoup de logements vers des zones périurbaines financièrement plus abordables, risque d'avoir un impact financier important pour les salariés, dont les coûts de transport vont probablement exploser dans les années à venir. Là aussi, une évolution de l'organisation sociale, avec un réseau de transport collectif de qualité et à bas prix (ça s'appelle un service public et ça ne peut pas être rentable !) est à prévoir...
 


 

Quelques pistes de réflexion, pour ouvrir le débat du développement durable et exprimer mon Désir d'Avenir, en rappelant que la mission de la République est de défendre le faible contre le fort afin d'assurer un ordre juste.
 


 

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