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24 juillet 2007 2 24 /07 /juillet /2007 23:13

 

 Happy end en Libye

 

Journal LE MONDE  -  le 24.07.07

 

 

  

On ne peut que se réjouir de la libération, mardi 24 juillet au matin, des cinq infirmières bulgares et du médecin palestino-bulgare détenus depuis plus de huit ans en Libye, dans une affaire de contamination du sida à l'hôpital de Benghazi.

Quelle que soit la part qui revient à chaque partie dans cet heureux dénouement, auquel a aussi contribué l'émirat du Qatar, il faut se féliciter de l'issue de cette mission complexe menée par le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, et la commissaire européenne aux relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, mission à laquelle a participé en vedette l'épouse du président de la République, Cécilia Sarkozy, en vue d'obtenir "le rapatriement immédiat" des six condamnés.

Au soir même de son élection, le 6 mai, Nicolas Sarkozy avait souligné l'importance qu'il attachait à cette affaire, qui ne concernait pourtant pas directement la France, et la fermeté de son engagement. Dès lors, et de la même manière qu'un échec lui aurait été reproché, ce dénouement heureux est à mettre à son crédit.

Pour autant, il ne dispense pas de s'interroger sur le rôle dévolu par le président de la République à son épouse. Contrairement à son premier voyage en Libye, le 12 juillet, qui avait suscité quelques agacements à Bruxelles, Mme Sarkozy est cette fois repartie à Tripoli, le 22 juillet, avec la commissaire européenne, que le chef de l'Etat avait reçue à l'Elysée auparavant.

Les cas sont fréquents de ces négociations "sensibles" où, pour mettre toutes les chances d'aboutir de son côté, un Etat fait appel à des canaux moins officiels que ceux de sa diplomatie, et choisit des personnalités qui ont noué par le passé d'utiles relations avec l'interlocuteur étranger. On se souvient ainsi des missions confiées par François Mitterrand à Roland Dumas, alors qu'il n'était pas encore ministre. Ou encore des "ambassades" de Jean-François Deniau, ancien ministre et écrivain, aujourd'hui décédé.

En l'espèce, la comparaison ne vaut pas. Le terrain avait été amplement déblayé avant le premier voyage de Mme Sarkozy. Et l'épouse du chef de l'Etat ne peut se prévaloir d'aucun lien particulier et antérieur à sa fonction de première dame de France avec le chef de l'Etat libyen. Les hésitations sémantiques des autorités françaises pour qualifier l'intervention de Mme Sarkozy donnent une idée de la difficulté posée par cette initiative : à titre "de femme et de mère" et en qualité d'"émissaire" du président, a-t-on d'abord indiqué ; à titre de "symbole du souci humanitaire européen", selon le premier ministre ; à titre d'"intermédiaire", d'après le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement.

M. Sarkozy encourage son épouse à s'inventer un rôle. Il sera utile de le clarifier.

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commentaires

V
Il parait que Kadafi s\\\'est décidé tard dans la nuit....
Oh oui, Oh oui. Oh ooouuuuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
 
 
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8
Le Figaro compare cécilia à lady Di, c'est vrai qu'il y a un peu de ça, elle est avec un mec au physique on va dire pas facile ;-), elle l'a trompé, elle fait dans la poticherie internationale, manque plus que la voiture et le pylone pour que la ressemblance soit parfaite ;-)
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