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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 10:00

 

Une enquête, réalisée juste après les élections régionales (qui s'est illustrée par une forte abstention), confirme ce que l'on savait déjà, finalement : une grande défiance, une désillusion à l'égard du "personnel politique" :

76% des Français ne font pas confiance aux hommes politiques, qu'ils soient de gauche ou de droite.

L'enquête fait également ressortir les raisons principales de l'abstention.

Toutefois, les élus locaux sont jugés plus proches, et sur ce plan les maires arrivent en tête de l'estime des sondés. Ce n'est pas, et de loin, le cas des députés nationaux et européens.

 

La proximité est donc mise en avant. Et c'est d'ailleurs l'argument qui est souvent repris par les partisans du cumul des mandats : un mandat national (voire européen), assorti d'un mandat local  complétant utilement l'ancrage territorial, le travail concret sur le terrain.

J'entends bien. Cela peut donner lieu à des discussions à l'infini ...

Toutefois, j'apporterai un bémol, un gros bémol : comment expliquer cette défiance envers les députés, alors que ... 87% d'entre eux ont au moins un mandat supplémentaire (conseiller régional, conseiller général, maire, ou "simple" conseiller municipal) ???

24 % d'entre eux cumulent même 3 fonctions électives.

 

Il y a là, me semble t-il, à s'interroger fortement, car l'ancrage territorial est bien là.. Personnellement, je reste sceptique sur les reproches de non-proximité, et pencherai  davantage sur les doutes quant à la disponibilite et au rôle des représentants du peuple à l'Assemblée Nationale, leur pouvoir réel sur la politique nationale au service du citoyen.

Les réformes constitutionnelles n'ont pas apporté, à l'évidence, de réponses crédibles et efficaces sur le fonctionnement de notre démocratie.

 

Les français votent une motion de défiance

Source : 20minutes.fr  -  le 6 avril 2010

défiance envers les politiques

Un sondage Obea-InfraForces pour 20 Minutes et France Info sur l'image des politiques ...

Ils sont "coupés de la vraie vie", pensent "surtout à leur carrière" et ne "connaissent pas les préoccupations des Français". Deux semaines après les régionales, les politiques trouveront peu de raisons de se réjouir dans les résultats du sondage Obea-InfraForces pour 20 Minutes et France Info. Les Français sont en effet 76,3% à faire preuve de méfiance vis-à-vis d'eux. Près d'un électeur sur deux (48,3%) avoue même n'avoir confiance en "aucun homme politique", quelle que soit sa couleur. 

La prime aux élus locaux

"Juste après les élections, on sait que ce sentiment vise tout de même le gouvernement, décrypte Delphine Mirande, directrice d'études chez InfraForces. Il y a un réel fossé entre ce que vivent les Français et ce que vivent les hommes politiques…" Européens ou non, les députés sont aussi particulièrement dans le viseur des Français. En fait, les élus locaux – conseillers généraux, régionaux et surtout maires, ces derniers recueillant 64,2% d'opinions favorables  – sont les seuls à tirer leur épingle du jeu.

"C'est normal, commente Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP. Si votre trottoir est défoncé, le maire va le réparer… Les politiques nationales sont moins lisibles pour la majorité des électeurs." Elles n'en suscitent que plus de suspicion de la part de l'opinion. Ainsi, 86,2% des sondés pensent que les hommes politiques se "préoccupent surtout de leur carrière". C'est le syndrome de la tour d'ivoire: les élus sont "coupés de la vraie vie" pour 67% des sondés, "connaissent les préoccupations des Français" pour 24,7% et ont  "une vision d'avenir" pour seulement 40,7%. 

Travailleurs et compétents, mais ...

"L'effet de la crise a sans doute renforcé ce sentiment, poursuit Delphine Mirande. Car les personnes que nous avons interrogées reconnaissent tout de même que la fonction d'homme politique est utile…" En effet, 64% des Français pensent que les hommes politiques sont "travailleurs" et dans une moindre mesure "courageux" et "compétents" (50%). C'est donc bien la classe politique actuelle qui est directement visée.

Quand on demande aux Français d'expliquer l'abstention, ils sont 35,9% à dire qu'ils "veulent manifester leur mécontentement" et 23,9% à ne pas "se sentir représentés par les candidats". A défaut de pouvoir changer tous les prétendants d'ici aux prochaines élections, il faudrait au moins changer d'attitude. "Je suis favorable à ce que les élus occupent une profession en parallèle, plutôt que de cumuler des mandats, plaide par exemple Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts. Cela leur permettrait de rester au contact de la réalité." Ça ne semble pas au programme de la majorité d'ici à la présidentielle de 2012.

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