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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 17:00

Cyrano 

"C'est un pic... c'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule !"

Dans tous les théatres où se produit le sarko-président-pas-candidat-mon-oeil, discours après discours la comparaison s'impose : regarder comme il s'allonge, son nez !

Le personnage n'a pas la verve et le panache du héros d'Edmond Rostand, loin s'en faut, et j'image son Cyrano lancer une volée de flèches bien ciblées à destination de ses vieux ennemis : le mensonge, les compromis, la fourberie.

Autre citation célèbre  : "Je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas" ...

"Et paf ... et pif !"  (ce n'est pas de moi, mais de ce génial Edmond) 

 

De Toulon I à Toulon II     Source : LeJDD.fr  -  le 1er décembre 2011

 

Extrait : 

... Et Nicolas Sarkozy a même retourné des phrases prononcées avec un certain déterminisme il y a trois ans. "Dans la situation où se trouve l'économie, je ne conduirai pas une politique d'austérité qui aggraverait la récession", avait-il déclaré, assurant qu'il n'accepterait pas "des hausses (…) des taxes qui réduiraient le pouvoir d'achat des Français".

Problème, trois ans et deux plans d'austérité plus tard, incluant entre autres une hausse de la TVA dans certains secteurs, difficile de faire comme si de rien n'était. Le président de la République s'en est sorti par une acrobatie de langage, justifiant, a posteriori, les mots employés dans son premier discours. "Il y a trois façons de répondre à la crise (…) la seconde, c'est de faire le choix exclusif de l'austérité, de la rigueur, de la déflation", a-t-il lancé, évoquant une troisième option, la sienne, soit "répondre à la crise par le travail, par l'effort et par la maîtrise de nos dépenses". Un "ajustement par le haut", selon lui. Ou l'austérité positive.

En revanche, il a été contraint de passer certains points sous silence. En 2008, en pleine crise financière, il ne s'était pas contenté de montrer les marchés financiers du doigt, il avait aussi tapé sur les agences de notation. "On a laissé sans aucun contrôle les agences de notation", avait-il estimé, ou encore : "Il va falloir se décider à contrôler les agences de notation qui ont été défaillantes". Problème, trois ans plus tard, rien n'a été fait. Pire, les agences de notation font la pluie et le beau temps sur la zone euro et menacent le triple A français.

Nicolas Sarkozy a donc fait au plus simple : le sujet n'a tout simplement pas été abordé. En 2008, le discours de Toulon, dans lequel de nombreuses mesures avaient été annoncées, lui avait permis de connaître un rebond dans les sondages. En 2011, il n'a donc pas hésité à jouer sur les mêmes thèmes, sans toutefois les accompagner de propositions concrètes.

Pas sûr que cela suffise à redresser la barre des intentions de vote.

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