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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 10:00

Un article sur marianne2.fr ... Caricatural, excessif, limite anti-syndicalisme primaire, mais il y a un peu de vrai !
J'ajouterai que parmi les acteurs de droite, n'y aurait-il pas dans les coulisses un certain Alain MINC, qui avait en quelque sorte félicité les syndicats (source nouvelobs.com - le 27 déc. 2009) ...
dans le genre "Sarko pourrait dire : les syndicats avec moi" :

"Je constate qu'au printemps, leur sens de l'intérêt général a été impressionnant pour canaliser le mécontentement. L'automne a été d'un calme absolu. Je dis chapeau bas aux syndicats ! ... "ils ont cogéré cette crise avec l'Etat."

Au théatre ce soir : la réforme des retraites
Source : marianne2.fr  -  le 15 février 2010

Ce lundi 15 février, Nicolas Sarkozy a ouvert le chantier de la réforme des retraites. Un dossier explosif. La CGT est à cran. Mais le Gouvernement joue habilement la carte du dialogue. Un beau jeu de dupes en perspective.

La CGT et le Gouvernement sont d'accord sur un point. L'urgence, ce n'est pas la réforme des retraites. Invité sur Europe 1, le 15 février, Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'Emploi a calmé le jeu : "notre politique sociale ne peut se résumer à la réforme des retraites". Sur France Inter, le même jour, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, ne dit pas mieux. Pour lui, le système de retraite "ne nécessite pas de mesures urgentes".

Pour le reste, chacun est dans son rôle, comme on aime à dire dans les milieux officiels. Thibault joue les gros bras et Wauquiez calme le jeu. "On ne passe pas à la hussarde", a assuré le secrétaire d'Etat. Sa tactique, c'est jouer la montre en mettant d'autres dossiers sur la table : l'emploi, la politique industrielle...

Mais il n'a précisé aucune piste de réforme. "La réforme des retraite n’est pas bouclée. Aujourd’hui on arrête la concertation et le calendrier. Ensuite on aura le travail conjoint avec les partenaires sociaux", a-t-il dit.


Le Gouvernement joue la montre
Thibault sent le traquenard. Il craint que le Gouvernement ne profite de l'été pour faire passer la pilule. "Cette année, on a une Coupe de monde de foot qui peut détourner l'attention sur des sujets plus rigolos", a-t-il signalé. Il dénonce une réforme faite "sous la pression des institutions financières" qui réclament l'orthodoxie financière des Etats.

Le syndicaliste veut aussi jouer à faire peur au Gouvernement. "Je serais plus prudent que lui (le  Gouvernement) pour dire ce ne sera pas sans répercussions sur le long terme", a-t-il dit assurant de possibles conséquences  "sur le plan politique"

La CGT veut sauver la face
Là est le jeu de dupes. En 2003, lors de la précédente réforme des retraites, le Gouvernement n'a que peu voire pas du tout cédé aux pressions syndicales. Et sur le plan politique, la droite a été reconduite 4 ans plus tard. Le ministre des Affaires sociales de l'époque a même été promu puisqu'il s'agissait de François Fillon, aujourd'hui Premier ministre. Et au PS, on n'a pas fini de tergiverser sur le sujet.

C'est finalement autre chose qui se joue dans cette réforme. Les syndicats, la CGT, en premier lieu, fait mine de hausser le ton pour sauver la face dans un monde syndical en crise tout en montrant que la CGT n'a pas été "achetée" par l'accord sur les nouvelles règles de représentativité. De l'autre côté, le Gouvernement veut jouer les gentils pour donner des gages en pleine crise économique et sociale mais il sait aussi qu'il a un électorat à cajoler en lui montrant que le sarkozysme c'est la réforme

Finalement, ce n'est pas rue de Grenelle que devraient se tenir les négociations mais au Théâtre des deux ânes.

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