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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 09:00

Les têtes à couacs de la majorité : Dati
Source : Marianne2.fr  -  le 21 décembre 2009

Pour la majorité, c'est l'année de tous les couacs. Marianne2, pas avare de cadeaux de noël, vous propose de les redécouvrir. Aujourd'hui : Rachida Dati. Depuis qu’elle a quitté ses fonctions de Garde des Sceaux, les couacs se multiplient et finissent par nous dessiner le portrait d’une eurodéputée un brin «je-m’en-foutiste».

En quittant le ministère de la Justice pour le Parlement européen, Rachida Dati est passée des pages « people » à la rubrique « insolite » des journaux. Mais la machine à couacs s’est mise en branle avant même qu’elle ne pose ses cartons à Strasbourg et Bruxelles. Dès le lancement de la campagne.
Fin avril, elle assiste à la Convention sur l’Europe des Jeunes Pop. Un journaliste d’Europe 1 est là, dans la salle, et enregistre une à une les approximations prononcées à la tribune par la prétendante à un poste d’eurodéputé. A la question « L'Europe s'occupe-t-elle trop des affaires nationales ? », Rachida Dati répond par des propos d’une si grande limpidité que Doc Gynéco pourrait passer pour le plus brillant des orateurs du pays : « Elle s'occupe de ce qu'on lui donne à s'occuper. Et puis elle s’occupe de ce qu’on lui donne à s’occuper avec les personnes qui peuvent porter ces affaires à s’occuper. J’ai bien fait là ? »


Elle a tellement « bien fait là » que le lendemain, Rachida Dati est obligée de se justifier sur l’antenne de France Info . Tout ça, c’était « pour-du-semblant », « pour-du-rire », un simple jeu potache sur le modèle de Qui veut gagner des millions avec ses petits camarades des Jeunes populaires.
Mais il est un autre jeu, celui de la transparence, dont Rachida Dati semble ne pas connaître les règles. Comme le révélait Marianne2 à la mi-septembre, l’ex-ministre de la Justice, à l’instar de nombreux autres députés, avait « oublié » de remplir sa « déclaration d’intérêts financiers », ce document sur lequel tout élu se doit de faire apparaître l’ensemble des sommes qu’il a pu percevoir. Aucune trace de ses indemnités de maire du 7e arrondissement de Paris. Plus dérangeant — puisque ce document vise à éviter les prises d’intérêts — il n’est fait aucune mention de sa société de conseils aux entreprises lancée peu de temps auparavant et baptisée « La Bourdonnais Consultants ». Un petit couac de rien du tout pour son entourage qui expliquait alors que « la déclaration [avait] été remplie dans le stress de la rentrée » et que sa boîte de consulting était « inactive, pour l’instant… ».

Mais même lorsque Rachida Dati décide de faire dans la transparence en accueillant une équipe de M6 pour la suivre dans sa « nouvelle vie » d’eurodéputée, ça débouche sur un nouveau couac. L’ancienne Garde des Sceaux oublie un instant qu’elle porte un micro, reçoit un coup de téléphone d’une amie et se lâche : « Là, tu sais où je suis, je suis à ma place, et je ne sais pas si tu entends derrière, je suis dans l’hémicycle du Parlement de Strasbourg, là. Je n’en peux plus, je n’en peux plus ! Je pense qu’il va y avoir un drame avant que je finisse mon mandat, là. Je suis obligée de rester là, de faire la maligne, parce qu’il y a juste un peu de presse et, d’autre part, il y a l’élection de Barroso. Oui, oui, il va être élu, mais si tu veux, quand tu es à Strasbourg, on voit si tu votes ou pas. Sinon, ça veut dire que tu n’es pas là. »


Après ce nouvel épisode, Rachida Dati va sans doute tout faire pour éviter un autre incident. Mais, pour elle, la quille n’est pas pour demain. Il lui reste encore 4 ans et demi à « souffrir » dans l’hémicycle. Et nous avec !

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