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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 12:00

 

Oui, beaucoup sont frustrés. Peut-être pas parmi ceux que la situation présente arrange bien, mais parmi les militants qui veulent que les choses bougent véritablement au PS. J'en fait partie, ce qui explique amplement ma présence à la réunion du collectif "Dessine-moi un parti" organisée le samedi 7 juillet par Gaëtan GORCE et Juliette MEADEL, le ticket-candidat pour le prochain Congrès.

Gaetan-Gorce-et-Juliette-Meadel---7-juillet-2012---2.jpg 

Ils ont tout, et pourtant... : le blues des socialistes

Source : Rue89.com  -  le 7 juillet 2012

 

Autour du projet "Dessine-moi un parti", des militants socialistes se sont réunis au Sénat samedi pour préparer le congrès socialiste d’octobre.

Avoir tous les pouvoirs mais se sentir très vulnérable. Et étouffer d’insatisfaction. C’est la drôle de sensation qui habite nombre de militants socialistes. Pendant un an et demi, ils se sont tus. Tendus vers la réussite des élections cantonales, puis des sénatoriales, de la primaire, de la présidentielle et des législatives. Maintenant que tout est gagné, ils peuvent se lâcher.

Près de 80 d’entre eux étaient réunis ce samedi matin au Sénat. De tous âges. Des hommmes franciliens pour la plupart. Parmi eux, beaucoup d’ex-Royalistes et quelques anciens de clubs rénovateurs comme Nouvelle voix ou Ré-Génération. 

"Parti godillot"

Tous s’impliquent dans le projet "Dessine-moi un parti" : ils sont là pour élaborer une contribution "participative" (ce n’est pas la seule) en vue du congrès socialiste qui aura lieu fin octobre à Toulouse.

Les deux initiateurs – Gaëtan Gorce, sénateur de la Nièvre, et Juliette Méadel, conseillère municipale à Paris – briguent en duo le premier secrétariat du PS, pour contrer le ticket formé par Jean-Christophe Cambadélis et Harlem Désir. Une affiche, qui, ici, désespère tout le monde ("Est-ce que monsieur Harlem Désir a des idées ?")

 

Assis dans des fauteuils bleus, face à un portrait de François Mitterrand, les participants sont donc venus rêver ensemble à un PS qui ne soit pas "un parti godillot", "réduit à répéter ce que dit le gouvernement, comme dans les années 1980", qui puisse "être le réceptacle de ce qui se passe dans la société et s’en faire l’écho". 

Un PS « néocolonialiste »

Mais au micro, pendant deux heures, c’est un défilé de frustrations. Tout y passe :

  • l’état-major de Solférino qui "ne fait que de la com"
  • "la pauvreté des débats" dans les sections où prévaut "un regard sur la société caricatural, simpliste et condescendant"
  • l’incapacité du parti à attirer de nouveaux membres
  • l’absence de "diversité sociale" en ses rangs et la "coupure" avec les chômeurs, les ouvriers, les travailleurs indépendants – "On ne représente qu’une partie très réduite de la société", insiste Marc
  • le fait de ne pas être au cœur de la "vie réelle" – "Quels partis appuient les luttes ? A PSA Aulnay-sous-Bois, c’est Lutte Ouvrière, à travers un délégué CGT", regrette Richard.

Pour eux, comme dirait Ségolène Royal, "tout est lié" : un petit nombre d’élus noyaute le parti ; ils sont préoccupés par la conservation de leur pouvoir ; toute la vie du parti est donc tournée vers les échéances électorales à venir ; le parti ne prend pas le temps de réfléchir à son rôle dans la société.

Une autre critique revient avec insistance : la façon "néocolonialiste" dont le PS aurait traité la question de la diversité.

Quand ils ont fini de s’exprimer, René, Odile, Daniel, Jules, Gilles, Farid, Hervé, Fabio, Bertrand, Philippe, Nicolas, Albert et les autres semblent soulagés d’avoir trouvé un lieu "où on dit vraiment les choses, où on met les pieds dans le plat, sans ces apparatchiks qui parlent beaucoup mais ne disent rien".

Des codirections homme-femme partout ?

Quelques pistes sont lancées pour rénover "la vieille maison" :

- supprimer les courants, "clé" de répartition à partir de laquelle tous les postes sont distribués partout où règne le PS ;
- instaurer "une gouvernance bottom-up" [qui part des propositions de la base, ndlr] ;
- organiser les débats et désigner les candidats aux élections sur une base régionale, pour court-circuiter les barons départementaux
- étendre le principe de la primaire à d’autres désignations que le candidat à la présidentielle
- instaurer des codirections homme-femme à la tête de chaque section, chaque fédération...
- "cesser de fonctionner en suivant des valeurs que l’on dénonce : l’hyperlibéralisme, la concurrence, le rapport de force"
- "reprendre le travail intellectuel"

- réserver une vraie place aux sympathisants : "Ce n’est pas parce qu’on n’est pas physiquement présent dans les réunions qu’on n’a pas envie de s’impliquer sur un sujet."

Il leur reste quelques jours pour travailler en ligne (les contributions doivent être déposées le 18 juillet). Ils comptent ensuite faire parler d’eux à La Rochelle où se tiennent, fin août, les universités d’été du parti.

Ils sont conscients de la difficulté de leur entreprise. Ils savent aussi qu’ils reprennent à leur compte des combats anciens. Yves, un vieux militant, se souvient :

"Dans le fond, en 1984, Ségolène Royal, François Hollande et leurs amis énonçaient déjà toutes ces idées-là".

Il ajoute : "Là, je sens que c’est mûr."

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Published by CORDIEZ Daniel - dans Dessine-moi un parti
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