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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 19:00

Epad : les vraies raison du retrait de Jean Sarkozy
Source : Agoravox  -  le 26 octobre 2009

La défaite aurait été humiliante. Si Jean Sarkozy a renoncé à briguer la présidence de l’EPAD, c’est en vérité parce qu’il allait perdre. En effet, depuis la gaffe de Luc Chatel, reconnaissant qu’il était possible - pour éviter un conflit d’intérêt - que les représentants de l’Etat ne prennent pas part au vote, la victoire de Jean Sarkozy était fort compromise.
Jean Sarkozy a déclaré sur France 2 qu’il ne briguerait pas la présidence de l’établissement public pour l’aménagement de la région de la défense (EPAD) afin "d’éviter une victoire entachée de soupçon". C’est faux ! Il semblerait que Jean Sarkozy ait renoncé à la présidence de l’EPAD afin d’éviter une défaite teintée d’humiliation ; une défaite qui aurait miné son avenir politique.

Explication :  
1- Dimanche 18 octobre
Après que Gaëtan Gorce (député socialiste - voir le blog) lui a fait remarquer qu’on ne pouvait pas parler d’une élection à la tête de l’EPAD, puisque 9 des 18 membres du conseil d’administration étaient des représentants de l’Etat, Luc Chatel, invité d’Europe 1, poussé dans ses retranchements par Jean-Pierre Elkabbach (le fait mérite d’être souligné), admet que les dits représentants de l’Etat pourraient ne pas prendre part au vote.
2- Lundi 19 octobre
Frédéric Lefebvre, Christine Lagarde, Bernard Accoyer, saluent de manière hypocrite la proposition de Gaëtan Gorce. Ils pensent que Jean Sarkozy sera toujours élu par 5 voix contre 4. 4 voix UMP + le représentant de la Chambre de commerce et d’Industrie de Paris (un ancien conseiller municipal de Sarkozy).
3- Mardi 20 octobre
Coup de théâtre, le représentant de la CCI de Paris (qui dans un premier temps avait manifesté un certain soutien pour Jean Sarkozy) déclare sur RTL qu’il pourrait ne pas prendre part au vote.

Sans lui, le rapport de force changeait du tout au tout. On retrouvait un équilibre, avec 4 voix en faveur de Jean Sarkozy et 4 voix en faveur de Patrick Jarry (maire communiste de Nanterre). Une égalité pure et simple qui n’aurait pas arrangé les affaires de Jean Sarkozy, puisque dans ce cas, la loi donne la victoire au plus âgé des deux.

Ainsi, la décision de Jean Sarkozy de se retirer est non seulement le fruit de la mobilisation sans précédent des citoyens au travers des nouveaux médias (une victoire de l’e-democratie - voir l’article), mais aussi et surtout le résultat d’un constat simple : la victoire était de plus en plus compromise. L’élection risquait de s’avérer humiliante et de peser sur l’avenir politique du jeune dauphin.

On a parlé de "maturité politique" pour qualifier cette décision, il ne s’agissait que d’un retrait stratégique. Jean Sarkozy n’avait pas le choix. Sa décision s’imposait, simplement.

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