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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 15:00

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Victoire "surprise" d'Eva Joly ? Il est certain que c'est surtout une surprise pour ceux qui voulaient écrire l'histoire avant qu'elle se soit déroulée, en réalité imposer leur scénario !

"Son concurrent l’a sous-estimée. Hulot et ses proches se sont vus trop beaux. Ils se sont laissés intoxiquer par les sondages, qui donnaient l’avantage au père du Pacte écologique auprès des Français ou auprès des sympathisants (mais souvent avec des échantillons riquiqui)."

Toute ressemblance avec des événements devant se passer en octobre serait purement fortuite ...

 

Eva Joly : les raisons d'une victoire surprise

Source : NOUVELOBS.com  -  le 12 juillet 2011

 

L'ancienne juge d'instruction remporte la primaire écolo avec 58,16 % des voix.

Les résultats de la primaire écolo ont été officialisés ce mardi 12 juillet après midi : Eva Joly a été officiellement investie candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle après sa large victoire sur Nicolas Hulot, recueillant 58,16% des voix, a annoncé lors d'une conférence de presse Philippe Meirieu, président du Conseil fédéral d'EELV. Joly a largement devancé Nicolas Hulot, qui a obtenu 41,34% des voix. Il y a eu 0,49% de votes blancs, a-t-on précisé à EELV.

La candidate à l'élection présidentielle a dit vouloir "représenter la France qui relève la tête", "la France qui n'accepte pas les discriminiations ni les ghettos". "L'éthique est possible même à la tête de l'Etat", a-t-elle dit, très applaudie, à l'issue de la conférence de presse annonçant les résultats définitifs de la primaire.

Nicolas Hulot s'est lui incliné devant ce "choix sans ambiguïté".

Comment expliquer ce résultat que personne n’avait réellement prévu ?

1 – La légitimité interne d’Eva Joly. A la différence d’Hulot devenu "coopérateur" il y a deux mois, l’ancienne magistrate est l’une des figures d’Europe-Ecologie depuis sa fondation il y a presque trois ans. Elle s’est d’ailleurs chargée de le rappeler lors de sa campagne : elle était l’une des premières nouvelles recrues sur l’affiche aux côtés de Cohn-Bendit et José Bové pour les européennes de 2009. Depuis, l’eurodéputée, qui préside la commission Développement à Bruxelles, a toujours travaillé le terrain militant en France. Quelques jours après son élection au Parlement européen, elle était déjà à Aix-en-Provence pour une municipale partielle. Depuis, elle a été de toutes les campagnes et a multiplié les déplacements, notamment pendant les dernières cantonales. Hulot, lui, n’avait quasiment jamais assisté à une réunion de militants avant le mois d’avril.

2 – L’ancienne magistrate a su aussi donner des gages et rassurer la base militante écolo. En martelant que son cadre naturel était une alliance avec les socialistes au second tour. En plaçant la sortie du nucléaire au cœur de ses revendications après Fukushima. Et en relayant, notamment dans les débats face à Hulot, quelques revendications identitaires comme la légalisation du cannabis ou l’arrêt du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (où la planète écolo a encore défilé le week-end dernier). "Eva est plus en phase avec la culture du parti", résume un dirigeant d’EELV. Moins à l’aise qu’Hulot a l’oral, Eva Joly a su aussi afficher dans les débats un discours politique plus musclé, cognant sur Sarkozy ou insistant sur la nécessité pour elle d’augmenter les impôts. "Elle est plus ancrée dans la réalité d’une politique gouvernementale", analyse Yannick Jadot, l’un de ses plus proches soutiens.

3 – Son concurrent l’a sous-estimée. Hulot et ses proches se sont vus trop beaux. Ils se sont laissés intoxiquer par les sondages, qui donnaient l’avantage au père du Pacte écologique auprès des Français ou auprès des sympathisants (mais souvent avec des échantillons riquiqui). Ils ont cru aussi que la candidature Joly était plombée car beaucoup de militants doutaient réellement de la capacité de la Franco-Norvégienne à mener une bonne campagne dans les médias. "Il y a des anti-Hulot mais il n’y a pas de pro-Joly", disait par exemple un "hulotiste" il y a quelques semaines. Les résultats prouvent le contraire : il y a sans doute bien eu un vote anti-Hulot de certains militants, lié à son passé à TF1 ou aux ex mécènes de sa fondation. Mais il y a aussi eu un vote pro-Joly.

4 – "L’équation personnelle" de la candidate, comme dit son directeur de campagne Sergio Coronado. L’image de "Madame anti-corruption" et de championne de l’éthique dont bénéficie l’ancienne juge d’instruction de l’affaire Elf a payé. "Elle incarne des valeurs en faillite dans ce pays", explique Noël Mamère. Signe de l’effet Joly : beaucoup de jeunes militants écolos – à l’instar de Julien Bayou, fondateur de "Sauvons les riches" - se sont engagés pour "Eva". Une partie des 15.000 nouveaux "coopérateurs" inscrits pour la primaire aussi. Or beaucoup de pro-Hulot avaient un peu vite conclu que la grande majorité avait adhéré pour soutenir l’ex présentateur d’Ushuaia. Or popularité ne rime pas toujours avec vote.

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