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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 15:00
sarko fait son zénith de la fraternité


Fraternité, l'année sarkozyste
commence par un vol de mot
par Lait d'beu - Blogueuse associée à Marianne2.fr
le 3 janvier 2010


Le Président a piqué à Ségolène Royal le mot-fétiche de la fin de sa campagne présidentielle. Un signe de plus de la sarkophrénie qui accroit, au fur et à mesure du quinquennat, l'écart entre les actes et les paroles. Car dans les faits, selon Lait d'beu, la gestion sarkozyste cumule ultralibéralisme et gaspillage public.
N’importe quoi ! Nicolas Sarkozy est un pilleur d’idées et de mots comme d’autres sont des pilleurs de tombes revendant très cher des antiquités dont ils ne soupçonnent pas même la valeur culturelle. Sans y connaître goutte, il ânonne psittaciste/ment ce que d’autres écrivent pour lui. La réflexion personnelle n’y ayant aucune part. Ainsi en alla-t-il l’an dernier de la « politique de civilisation » empruntée – sans son consentement – à Edgar Morin. Nicolas Sarkozy, qui discourt comme d’autres vaquent le matin à des occupations où nul ne pourrait les remplacer, se paye-t-il de mots tout en nous faisant payer la note. Particulièrement salée !

Qu’il se fiche de notre sort comme de Colin-tampon est une évidence.
Comment Nicolas Sarkozy qui n’aime que lui-même, l’argent, les riches et le pouvoir connaîtrait-il l’exact sens du mot « fraternité » qui suppose que l’on aimât les gens de façon aussi désintéressée qu’altruiste ? Il devrait bien plutôt demander à Régis Debray un cours de rattrapage accéléré sur le concept de fraternité ...

Sarkozy veut de la fraternité pour 2010 : "Je souhaite que 2010 soit l’année où nous redonnerons un sens au beau mot de fraternité qui est inscrit dans notre devise républicaine". Fermez le ban !
C’est le même Sarkozy – totalement clivé et clivant - qui ne craignait pas à l’automne d’allumer des incendies en exigeant «du gros rouge qui tache» pour séduire l’électorat populaire de Jean-Marie Le Pen ni de lancer – avec Eric Besson – le funeste débat sur l’identité nationale, boîte de pandore d’où sortirent moult dérapages racistes, xénophobes et islamohobes jusqu’aux sommets de l’Etat, divisant même au sein de l’UMP et qui aujourd’hui nous la bâille bien belle : « Respectons-nous les uns les autres, faisons l’effort de nous comprendre, évitons les mots et les attitudes qui blessent. Soyons capables de débattre sans nous déchirer, sans nous insulter, sans nous désunir »…
Pure foutaise et foutage de gueule. Exercice permanent de « sarkophrénie » consistant à faire le grand écart entre l’ultra-droite et la gauche molle pour tenter de ratisser le plus largement possible. De même quand il caresse les électeurs du Front National dans le sens du poil avec des arguments puant la démagogie populiste et chercherait paraît-il en même temps à séduire les intellos…
Ceux-ci auront compris l’attention que prête Nicolas Sarkozy aux choses de l’esprit et le mépris dans lequel il tient précisément les détenteurs d’un certain savoir. Surtout les enseignants chargés de le transmettre. Idem pour les journalistes qu’il préfère « siffler » à tout bout de champ mais son fameux « agenda médiatique » par lequel il les tenait aux abois a fait long feu et ceux dont il entendait faire ses « chiens de garde » thuriféraires de la « geste » sarkoïdale auraient plutôt tendance à mordre la main de celui qui les a si mal nourris !
Ils semblent bien au contraire vouloir lui faire payer la sujétion qu’il souhaitait leur imposer et aujourd’hui leur grand jeu consiste bien plutôt à se poser la question : ment-il ? On ne prête qu’aux riches et «tant va la cruche à l’eau qu’elle se casse»…
La magie du Verbe ne fonctionne plus. Contrairement à la croyance – infantile « pensée magique » – qu’il suffirait de parler pour que les problèmes fussent résolus, les Français réclament aujourd’hui autre chose que des discours. Il n’est donc pas surprenant que les « aficionados » de Nicolas Sarkozy ne soient plus guère que 33 %… L’étiage normal de la droite pure et dure. Celle des possédants et de quelques pauvres égarés.

La totalité de l'article sur Marianne2 :  ICI

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