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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 10:00

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Sarkozy, président protecteur en 2011, en attendant 2012

Source : Rue89.com  -  le 31 décembre 2010 

 

En transition, Sarkozy a prononcé un bon et vrai discours "de droite", carré et sans fioritures pour ses vœux aux Français. Edito.

"Pro-té-ger". A six reprises, Nicolas Sarkozy a utilisé ce verbe dans ses vœux télévisés ce vendredi soir. Une manière de se couler dans ses habits neufs présidentiels, protecteur et montrant la voie. Loin du bling-bling, loin de l'hyper-président touche-à-tout : ça c'était "avant".

En bon père de famille, Nicolas Sarkozy est juste mais sévère : il faut aller à l'école, il ne faut pas porter de burqa, il faut respecter la loi, il faut respecter la France, il ne faut pas être communautaire. Un bon et vrai discours « de droite », carré et sans fioritures, l'heure n'est pas à la nuance.

Il n'y a pas que Nicolas Sarkozy qui protège les Français : l'Europe aussi. Il y avait, dans ce message télévisé, prononcé d'un ton grave, un appel particulier sur l'Europe « qui a tenu, qui nous a protégés », et sur l'euro qu'il faut défendre.

"Ne croyez pas ceux qui proposent de sortir de l'euro"

Le Président, dans un message sans doute concerté avec la chancelière allemande Angela Merkel qui s'est prononcée dans le même sens à la même heure, a lancé un surprenant appel : "Ne croyez pas ceux qui proposent de sortir de l'euro"

Nicolas Sarkozy s'est engagé à s'opposer "de toutes [ses] forces" au retour en arrière que constituerait le fait pour la France de quitter la zone euro. Un message vraisemblablement ciblé en direction des électeurs séduits par le discours du Front national, qui milite pour un retour au franc, transformant l'euro en bouc émissaire de toutes les difficultés.

Nicolas Sarkozy a également parlé de la crise financière et sociale, d'une année 2010 "qui fut rude", de ceux qui ont perdu leur emploi et qui ont pu en concevoir "un sentiment d'injustice". Mais il n'a apporté comme seule réponse à ce bon diagnostic que la poursuite des "réformes", ce mot galvaudé et vidé de sens depuis plus de trois ans.

2011, c'est avant 2012

Le Président a fait observer que 2011 intervenait avant… 2012, mais qu'il n'était pas question "d'immobilisme pre-électoral" : "Nous allons continuer à réformer."

Grand absent de ces vœux, le dossier des "affaires" qui a fait que l'année 2010 fut aussi  "rude" pour Nicolas Sarkozy lui-même. Pas un mot ce vendredi soir, sur les questions éthiques, sur cette République exemplaire qu'il avait promise mais pas mise en œuvre, sur le financement occulte qui, de Liliane Bettencourt à Omar Bongo en passant par les rétrocommissions de Karachi, empoisonnent notre démocratie.

Ces vœux pour 2011 ne resteront pas dans les annales. Nicolas Sarkozy est un président en transition. Au plus bas dans les sondages, il est en train de préparer sa mise en orbite pour l'élection de 2012, par petites touches, avec des messages subliminaux en direction de ses électeurs déçus de 2007, tentés d'aller plus à droite, plus au centre, ou même ailleurs.

A l'issue d'une année particulièrement difficile, avec sa défaite aux régionales, le bourbier de l'affaire Woerth-Bettencourt, le flop de la vague sécuritaire-xénophobe de l'été, le plantage de la gestion du remaniement, et l'absence de dividendes de sa victoire sur le mouvement social des retraites, il n'a pas trouvé le souffle ni l'inspiration pour susciter le désir. La magie du verbe présidentiel ne s'est pas manifestée vendredi soir à l'Elysée.

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