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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 10:00

Au centre, "Content-de-moi 1er" ... y'a pas d'quoi !

G20, photo de famille 2011

 

Grèce : le pavé dans la mare

altermonde-sans-frontière.com - 07.11.11

 

La décision prise par le Premier Ministre grec, Papandréou d’avoir recours à un référendum populaire pour savoir si oui ou non la Grèce doit accepter le plan issu de l’accord européen des 26 et 27 octobre à Bruxelles, la concernant, est probablement un des moments politiques les plus passionnant de cette année finissante. 

Cet évènement en dit long sur l’état de la « démocratie » en Europe et sur la manière dont les décisions sont prises.

UN SEISME POLITIQUE

 

Le séisme ne vient pas simplement de ce qui pourrait se passer… Mais c’est d’abord la manière, à l’annonce de la décision grecque, dont ont réagi la classe politique dirigeante européenne, puis les bourses et marchés. Le tollé des dirigeants européens, et en particulier ceux de l’Allemagne et de la France, éclaire singulièrement la « confiance » que ces « démocrates » ont dans les peuples. En effet, c’est sans nuance et sans la moindre pudeur qu’ils ont qualifié la décision d « irresponsable », tout en soulignant hypocritement que « la consultation du peuple est une bonne chose »… Ben voyons !... Les faux culs !

La décision du référendum méritait au moins, de la part de personnages qui se qualifient de « démocrates » d’accompagner leur surprise de nuances. Or, chassez le naturel, il revient au galop… C’est la sauvegarde du système qui a eu la priorité dans leur réaction. La réaction des marchés et banques est moins surprenante… On ne peut pas attendre de tels secteurs autre chose qu’une défense farouche de leurs intérêts financiers, même si pour cela il faut mettre des millions d’individus à genoux. Quant au futurs bénéficiaires de la faillite de la Grèce, (si ! si ! il y en a !), les détenteurs de CDS (Contrat Default Swap) liés à la dette grecque, qui garantissent un paiement – par les grandes banques alors menacées - en cas de réalisation du risque de faillite, ils gardent un silence gourmand. La démocratie devient très clairement un danger pour le système. Nous en avons ici la preuve irréfutable.

Résumons nous : D’un côté, le peuple dit, ou va dire, ou risque de dire « ce programme de réformes est inacceptable ». D’un autre côté, les dirigeants européens disent, « ce programme de réformes est le seul qui puisse exister ». Qui a raison ?... À vrai dire, les deux ! Sauf que les uns et les autres ne parlent pas de la même chose, ont des priorités et des intérêts différents. Là est le vrai problème. Nous serions dans des systèmes dictatoriaux, on comprendrait cette dichotomie d’attitudes, mais nous sommes, du moins en principe, dans des « démocraties », et le divorce entre ce qu’est le peuple et ce qu’est le système est aujourd’hui flagrant… L’absurdité de la soi-disant « démocratie représentative » - du moins dans sa forme actuelle - éclate au grand jour. Les représentants du peuple, « démocratiquement élus » peuvent s’avérer ses pires adversaires.

LE SENS DE LA DECISION

 

Ce n’est évidemment pas à l’issue d’une poussée de « démocratie » et d’une extase d’essence populaire que Papandréou a pris la décision. Papandréou, comme tous les politiciens en Europe, fait partie de cette caste parasite qui profite du système, s’attribue des privilèges et impose la rigueur à la population. Ce n’est certainement pas spontanément qu’il a pris la décision. Coincé qu’il est entre les intérêts divergents d’un côté de l’euro, de la classe dirigeante, des politiciens, des banques et des marchés, et de l’autre des aspirations du peuple à une vie décente qui se révolte, il navigue à vue.

Tant que la population supportait passivement le joug qu’on lui imposait, la classe dirigeante jouait « sur du velours », tout était possible. Aujourd’hui en Grèce, la « corde a cassé », la situation est devenue insupportable pour la population. Papandréou devait donner des gages pour éviter l’explosion… C’est ce qu’il vient de faire. Cette décision a aussi l’avantage pour lui et son équipe de « taper en touche »… De se défausser lâchement sur le peuple. Et si les choses empirent, ce qui est probable, les futures élections législatives donneront une majorité à la droite qui héritera d’une situation pourrie. Papandréou pourra alors jouer l’oppositionnel aux décisions prises. L’alternance ça sert à ça ! Un coup la Droite, un coup la Gauche, un coup... etc.

Une autre hypothèse peut être envisagée : la technique du « moi ou le chaos », version grecque. Papandréou a peut-être tenu le raisonnement suivant : le peuple ne veut plus accepter la rigueur, il va rejeter le plan européen, et bien, mettons le au pied du mur, mettons le au défi de voter contre et risquer le chaos… peut-être qu’il finira par se résoudre à l’accepter ce plan. La manière dont va être posée la question lors de ce référendum ,s’il a lieu, va être un signe significatif de ce que l’on souhaite « faire dire » au peuple grec.

 

Totalité de l'article :  http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article18212

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