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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 12:00

 

Voici le discours que Ségolène ROYAL a prononcé à Jarnac en hommage à la mémoire de François MITTERRAND, disparu voilà quinze ans, le 8 janvier 1996 :

Discours de Ségolène Royal à Jarnac
envoyé par PartiSocialiste 

Monsieur le Maire, Chers amis,

C’est ici, dans cette Charente qu’il aimait tant, que François Mitterrand a commencé à se passionner pour l’histoire de France.

« On ne peut rien faire avec la France si on ne l'aime pas » disait François Mitterrand.

La France, il l'aimait.

Il aimait sa longue histoire et sa culture.

Il aimait et défendait disait-il les "grandes idées qui avaient soulevé le monde". 

Il ne voulait pas la France livrée aux clans et aux déchirures : il la voulait unie.

A l'opposé de ceux qui attisent les peurs, il en appelait toujours "à la part noble, à la part fraternelle, à la part courageuse que le peuple français porte en lui".

Il rappelait sans cesse que la France n'est jamais aussi grande, entendue, respectée que quand elle porte un message universel et y conforme ses actes.

De nouvelles dominations, disait-il aussi, se substituent à celles qu'on a détruites, c'est pourquoi il faut à chaque époque chercher à nouveau comment tenir la promesse républicaine fondatrice de liberté, d'égalité et de fraternité : "le combat change de forme mais pas de sens", nous  expliquait-il

C’est ainsi que François Mitterrand n'a jamais sous-estimé l'acharnement des intérêts financiers coalisés.

Nous sommes plusieurs ici à nous souvenir de ce message prémonitoire qu'il nous a dressé lors du dernier Conseil des Ministres de 1993 : ils s'en prendront aux retraites, à la santé, à la sécurité sociale car ceux qui possèdent beaucoup veulent toujours posséder plus et les assurances privées attendent de faire main basse sur le pactole. Vous vous battrez le dos au mur.

Il savait la rudesse de ce combat permanent.

Le courage : courage dans la Résistance, courage dans le combat politique, courage face à la maladie, courage face aux calomnies d’une violence extrême qui pourtant ne l’ont pas fait dévier de la ligne qu’il s’était fixée : alors qu’il maîtrisait parfaitement l’art de la langue française et qu’il avait le trait parfois féroce ; il s’est toujours refusé, lui, au relâchement langagier et aux attaques personnelles. En un mot, il avait de la tenue dans le combat politique. L’époque, hélas, s’est bien dégradée même sur ce plan là.

...

Il avait une profonde compréhension des jeunes et de leur capacité de révolte.

Il n'aurait pas, lui, moqué les jeunes qui manifestent contre les réformes injustes, lui qui en Mai 68, déclare à l'Assemblée Nationale : « la jeunesse n'a pas toujours raison mais le pouvoir qui la méconnaît et qui la frappe a toujours tort ».

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François Mitterrand fut aussi visionnaire et notamment dans un domaine d'une actualité brûlante : l'Europe.

On sait avec quelle détermination inflexible, il a relancé la construction de cette Europe qu'il avait trouvée moribonde.

Jamais il n'a voulu qu'elle se limite à un grand marché libre-échangiste : "l'Europe, disait-il, n'est pas une manufacture".

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La totalité du discours sur le site Désirs d'Avenir :  ICI

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