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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 19:00
identité nationale - mohamed - charter
Identité nationale : Morin, Sabeg, Boutin ... malaise dans la majorité
Source : NOUVELOBS.COM  -  le 12 décembre 2009

"La querelle sur les minarets relayée par l'UMP, c'est insupportable", estime Hervé Morin (Nouveau centre). Le commissaire à la Diversité Yazid Sabeg qualifie le débat de "volonté politicienne" ouvrant "un espace au Front national". "Cela a fait énormément déraper sur les musulmans", souligne Christine Boutin.

Le débat sur l'identité nationale "ouvre un champ et un espace au Front national", a déclaré jeudi 10 décembre le commissaire à la Diversité Yazid Sabeg, tandis que le même argument a poussé Christine Boutin à demander la fin du débat. Lapidaire, le ministre de la défense Hervé Morin, qui préside le Nouveau Centre, a lancé jeudi : "La querelle sur les minarets relayée par l'UMP, c'est insupportable".
Après le député UMP François Baroin mercredi, qui estimait sur Nouvelobs.com que l'"on joue aux apprentis sorciers", de nouvelles voix se sont donc élevées au sein de la majorité présidentielle contre l'initiative de Nicolas Sarkozy.
"Il est certain que pour moi, ça ouvre un champ et un espace au Front national, il n'y a pas l'ombre d'un doute. Je pense que la manière dont le débat a été engagé le rend difficilement contrôlable. Je n'en connais pas les objectifs et je n'en connais pas le but", a déclaré Yazid Sabeg, invité de l'émission "Parlons-en" LCP/Journal du Dimanche, qui sera diffusée intégralement dimanche.

"Une volonté politicienne"

Comme on lui faisait remarquer qu'il était commissaire du gouvernement, il a répondu: "je l'ai dit à Eric Besson, j'ai des doutes, je ne suis pas très à l'aise avec ce débat". "J'ai tout de suite dit que ce débat était dangereux.
Il a dit "croire vraiment" qu'il y avait "une volonté politicienne" de la part du ministre de l'Immigration avec ce débat. A la question: "Vous voyez une volonté politicienne ?", il a déclaré: "cela en a l'air de sa part. Je le crois vraiment, je le pense. Si c'est un calcul, c'est dommage".
"L'identité ne doit pas être 'racialisée'. Je pense que le président de la République peut siffler la fin de la récréation, il va avoir l'occasion de le faire", a-t-il ajouté.
Rappelant que l'islam était "la deuxième religion de France depuis 179 ans", le commissaire à la Diversité a jugé que "l'islam pos(ait) problème à la société française depuis longtemps". "Et moi, a-t-il poursuivi, je pose deux questions. Est-ce que l'on peut être musulman dans ce pays ? Et deuxième sujet : est-ce qu'il est normal, est-ce qu'il serait décent que l'islam soit l'otage de débats politiques et de calculs politiques dans ce pays ?".

"Cela a fait énormément déraper sur les musulmans"

De son côté, Christine Boutin, qui a quitté le gouvernement en juin dernier, appelle à mettre fin au débat "le plus rapidement possible".
"Nous sommes en train de tomber dans le piège qui nous a été lancé par le débat sur l'identité nationale", a déclaré l'ancienne ministre du Logement, également invitée de l'émission "Parlons-en" LCP/Le Journal du dimanche.
Pour la présidente du Parti chrétien-démocrate, "lancer ce débat-là ne peut que redonner de l'oxygène au Front national et malheureusement ce que l'on voit se développer aujourd'hui, ce sont tous ces propos inacceptables. Cela a fait énormément déraper sur les musulmans".
"Compte-tenu de l'orientation que prend ce débat, pour que tout le monde s'en sorte bien, il vaut mieux l'arrêter le plus rapidement possible".
Affirmant ne pas vouloir "stigmatiser les musulmans parce que ce serait une erreur majeure", Christine Boutin a fait valoir que "la France, sa valeur profonde" c'était "l'acceptation de l'autre". "La France est une République laïque qui accepte toutes les religions et toutes les croyances. Donc nous ne devons pas avoir de problèmes par rapport à cela. Or aujourd'hui, le débat sur l'identité nationale devient le problème des musulmans et je ne peux accepter cela", a-t-elle ajouté.
Elle s'est émue que le débat se prolonge durant un an. "Quand on est parti sur une mauvaise voie, il y a des logiques qui s'installent. Et si cela doit durer un an, je ne sais pas comment on va s'en sortir", a jugé Christine Boutin.

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