Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Mémoire ...

Recherche

Contact

Archives

Intro

27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 15:00

 

  Jean-Louis BIANCO   -  le 27 octobre 2011 :

 

1/ L’accord intervenu cette nuit au forceps relève-t’il d’un miracle accompli grâce à l’action de Nicolas Sarkozy ? Ou est-ce, comme l’estime Dany Cohn-Bendit, une théâtralisation alors qu’on connaissait d’avance les termes de l’accord ?

Sarko-et-Merkel---sommet-zone-euro.jpg

À mon avis, ni l’un, ni l’autre. L’Europe sort toujours de ses crises par des négociations à l’arraché. Ça n’est pas du théâtre. C’est tout simplement parce qu’il faut être au bord du précipice pour obliger chacun aux compromis nécessaires. Et ce qui a été frappant dans les derniers jours, c’est plus le poids de l’Allemagne que la force de Nicolas Sarkozy.

2/ Est-ce un bon accord ?

Sur certains points, oui.

On annule 50 % de la dette grecque.

J’ai dit, ici même, depuis des mois, que cette mesure était nécessaire et inévitable. Que de temps perdu ! On aurait pu éviter d’ ajouter , pour le peuple grec, toujours plus d’austérité.

On dote de 1000 milliards d’euros la force de frappe du Fonds européen de stabilité financière. Très bien. Mais là aussi, quel manque de courage, quelle irresponsabilité que d’avoir attendu si longtemps !

L’histoire jugera sévèrement les atermoiements et le temps perdu face à la crise.

3/ Ce qui manque

Les dirigeants européens ont, en tout cas provisoirement, arrêté l’hémorragie. Ils n’ont pas guéri le malade. Parce qu’ils ne se sont pas attaqués au système, en dépit des belles déclarations répétées de Nicolas Sarkozy. Pas de taxe sur les transactions financières. Pas de mutualisation de la dette européenne sous la forme d’euro-obligations. Pas de gouvernement  économique de l’Europe. Pas de contrôle du pouvoir politique sur les banques. Pas de relance par la croissance verte européenne, qui serait pourtant ô combien nécessaire pour éviter la récession qui menace.

4/ Ce qui est stupide

Avoir associé au financement de la dette européenne, la Chine, la Russie et quelques autres pays émergents. Comment croire une seconde qu’ils le font pour nos beaux yeux, qu’ils seraient animés par un magnifique esprit de solidarité !

En réalité, l’Europe accepte ainsi le renforcement de leur puissance à notre détriment. Comment désormais aborder les négociations nécessaires pour que la concurrence avec ces pays soit moins inégale, pour que l’échange soit soumis au respect d’un minimum de règles sociales et environnementales ? C’est une politique de gribouille.

.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Articles Récents

Européennes 2009


...

Ma sélection musicale

Musique à la demande