Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Mémoire ...

Recherche

Contact

Archives

Intro

21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 18:00

le-portail-du-Karachi-Gate---juillet-2009.jpg 

Karachi : la DGSE évoquait une piste financière dès le jour de l'attentat

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 21.01.2011

 

Le juge antiterroriste Marc Trevidic a obtenu la déclassification d'une note de la DGSE écrite le 8 mai 2002, quelques heures après les faits.

Dès le jour de l'attentat de Karachi au Pakistan le 8 mai 2002, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) doutait déjà de la responsabilité d'Al-Qaïda et évoquait une "piste financière" liée à un contrat d'armement franco-pakistanais, révèle une note récemment déclassifiée et versée à l'enquête.

"On ne peut écarter la possibilité d'une piste financière"

Révélée par Le Monde et Mediapart, la note de la DGSE révélait que "l'attentat contre les ressortissants français de Karachi ne porte pas les marques d'une opération montée par Al-Qaïda" qui "s'attaque en premier lieu à des ressortissants américains ou britanniques". Dans sa note, la DGSE va plus loin en affirmant que "si l'attentat visait spécifiquement des ressortissants français, on ne peut écarter la possibilité d'une piste financière". "Au Pakistan, les contrats militaires sont "célèbres" pour les pots de vin et les commissions demandés par les officiers pakistanais et les hommes politiques", écrit la DGSE le 8 mai 2002.

Encore "une nouvelle preuve"

"Cette note constitue une nouvelle preuve du délit d'entrave dont se sont rendu coupables l'Etat français et la DCN pendant plusieurs années", a réagi l'avocat de familles de victimes, Me Olivier Morice.

L'avocat menace de porter plainte contre les différents ministres qui auraient eu connaissance de cette note sans en référer aux enquêteurs.

Déclassification de 26 documents

Le juge antiterroriste Marc Trevidic, qui a pu en obtenir la déclassification début 2011, vient encore crédibiliser la thèse d'un conflit financier. Le compte-rendu de la DGSE fait partie de 26 documents dont le juge Trevidic a obtenu début 2011 la déclassification. Le gouvernement s'est en revanche opposé à la déclassification de 28 autres pièces dont le magistrat demandait la communication.

Selon tous les documents et témoignages, les auteurs de l'attentat pourraient être passés à l'acte en représailles à l'arrêt de commissions, décidé par Jacques Chirac en 1995, sur un contrat franco-pakistanais de vente de sous-marins. L'ancien juge Jean-Louis Bruguière a pourtant suivi de 2002 à 2007 la piste Al Qaïda, avant que Marc Trevidic lui succède. Les services secrets jugeaient d'ailleurs "suspect et étrange de constater l'empressement des officiels pakistanais à accuser l'organisation Al Qaïda et également l'Inde, et ce dans les minutes qui ont suivi l'explosion".
Les familles de victimes, qui ont déposé plusieurs plaintes à Paris, soupçonnent les autorités françaises et la direction de la DCN de ne pas avoir ou d'avoir tardé à communiquer à la justice les nombreuses pièces, comme cette note.

Début des auditions

Désormais lancés sur la piste du contrat d'armement, les juges Trevidic et Renaud Van Ruymbeke, chargé du volet financier de l'affaire, ont procédé cette semaine à l'audition comme témoin d'un des principaux intermédiaires entre Français et Pakistanais, l'avocat Amir Lodhi. Ils devraient procéder d'ici la fin du mois de janvier à l'audition de François Léotard, ministre de la Défense d'Edouard Balladur lors de la signature du contrat.

Partager cet article

Repost0

commentaires

Articles Récents

Européennes 2009


...

Ma sélection musicale

Musique à la demande