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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 08:00

 

La droite rochelaise et Falorni, compagnons de caniveau

Source : le blog de Sébastien Le Gall  -  le 14 juin 2012

(étudiant en informatique, militant socialiste à Orsay)

 

Trop faible politiquement, trop peu habile pour construire une réflexion politique de conquête et sans doute trop peu digne, la droite rochelaise a trouvé, au travers de la candidature de Ségolène Royal, un instrument de manigance politique à la hauteur de sa politique : Oliver Falorni.La droite rochelaise et Falorni, compagnons de caniveau

Bien loin des stratégies en 15 coups que l’on pourrait prêter à l’UMP locale, il faut au contraire comprendre toute la faiblesse politique de cette droite centriste et radicale qui a vu en Farloni une bonne occasion de jouer une carte aux municipales et aux régionales plutôt que d’affronter l’échec une nouvelle fois.

Enfermée dans la défaite depuis 13 ans à La Rochelle, la droite s’est vu infliger une série de sévères défaites dans toute la région dès lors que Ségolène Royal, en 2004, renversa le premier ministre de l’époque, Jean-Pierre Raffarin, dans son propre fief. En Poitou-Charente, à La Rochelle en particulier, la droite a été incapable de construire une stratégie victorieuse depuis plus de 10 ans : élections présidentielle, régionale, cantonale, législative et municipale se succèdent sans jamais permettre à l’UMP (et l’UDF de l’époque) de s’imposer tant son réseau local est faible politiquement.

A l’inverse, élections après élections, le Parti Socialiste, mue par une dynamique dont le mérite revient à Ségolène Royal, a su progresser et faire progresser avec lui toute la gauche. Incapable de convaincre, incapable de faire fasse au bilan des années Royal sur le territoire, la droite s’est vu contrainte de revoir ses objectifs à la baisse, quitte à faire de la politique dans le caniveau.

Ainsi donc, l’occasion se présenta. Olivier Falorni, candidat dissident ordinaire, l’un de ceux qui, comme d’autres, ne supporte pas la règle de la parité ; l’un de ceux qui, comme d’autres, a saisi l’occasion de flatter son ego ; est soudain apparu, aux yeux de la droite, comme le pantin idéal. Non pas pour convaincre sur des propositions. Non pas pour porter des valeurs. Mais pour planter une aiguille dans le pied de la présidente de la région qui leur cause tant de misères par ses réussites depuis 2004.

marionnette---le-parrain.pngA partir de là, la stratégie de la droite locale est simple : affaiblir la présidente, affirmer l’échec de la candidate de la majorité et donc celui de François Hollande, et ensuite peut être, reprendre la main sur le territoire. Une stratégie peu ambitieuse et sans doute à la hauteur des responsables politique de la droite locale, certes. Mais une stratégie facile à mettre en place, dès lors qu’un ego surdimensionné s’immisçait dans le débat. Olivier Falorni, dont le sens politique n’a pas l’air de dépasser celui de la droite, s’est senti poussé des ailles, quitte à voler au grès du vent de l’UMP. Un imbécile heureux, sans doute, qui s’est auto-persuadé d’avoir fait un grand coup en mettant en difficulté celle qui lui faisait de l’ombre et qui ne s’est probablement jamais rendu compte qu’il condamnait sa ville, son département et sa région a un échec cuisant aux prochaines élections.

En clair, à défaut de convaincre politiquement, à défaut d’avoir l’intelligence et la dignité politique de se lancer dans un combat de valeur, la droite rochelaise a préféré rester au même niveau que ses compagnons qui, ici accorde une interview à Minute et là, se désiste pour le Front National : le caniveau.

Le FN ? Elle en a d’ailleurs adopté le message politique. A La Rochelle, l’UMP et le centre droit a choisi de soutenir Falorni au nom d’une prétendue identité locale : un candidat Rochelais. Cette vision politique quasi-communautariste s’apparente tout à fait au discours du Front National, mais a un échelon local. Une façon, pour la droite locale, de défendre la préférence rochelaise comme le FN défend la préférence nationale.

Bref, à l’UMP, tous les prétextes sont bon pour se rapprocher toujours plus du FN. D’un côté on se désiste pour faire barrage à la gauche, quitte à voir un député FN élu. D’un autre, on se rallie a un candidat de gauche, quitte a emprunter au FN sa ligne politique.

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