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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 08:00

bateau Seafrance 

La fin de SeaFrance "pour les nuls"

Source : lavoixeco.com  -  le 11 janvier 2012

 

A force d'entendre parler de SeaFrance, vous savez sûrement que la compagnie de ferries calaisienne a été liquidée lundi [9 janvier], après une lente agonie.

Mais pour le reste, vous n'êtes pas sûr d'avoir tout compris. On parle d'un consortium franco-danois pour reprendre les liaisons maritimes. Mais alors, SCOP ou pas SCOP ? Et que viennent faire la SNCF et Eurotunnel dans cette histoire ? Explications.

LDA-DFDS, le retour

C'est la piste privilégiée aujourd'hui par le gouvernement et certains ex-salariés de SeaFrance : le français Louis-Dreyfus Armateurs et le danois DFDS, réunis en consortium, pourraient reprendre l'exploitation des liaisons maritimes entre Calais et Douvres. Avec, à la clé, la reprise de 300 salariés sur 872, dont 240 navigants. En revanche, LDA-DFDS ne compte pas reprendre les navires de SeaFrance.

LDA-DFDS est un revenant : le tandem avait déjà déposé une offre de reprise, le 26 juillet 2011, dans le cadre de la procédure judiciaire. Il proposait de garder 460 emplois et trois navires. Pas suffisant à l'époque pour la CFDT SeaFrance, syndicat majoritaire, qui avait préféré déposer fin août une offre de reprise par une SCOP (société coopérative ouvrière de production).

La CFDT est d'ailleurs soumise aujourd'hui à de vives critiques, notamment pour ne pas avoir étudié d'assez près l'offre de LDA-DFDS.

La SCOP a du plomb dans l'aile

Le projet de coopérative ouvrière (SCOP), porté par la CFDT, n'a pas réussi à trouver le financement nécessaire (50 millions d'euros). Cette option, qui prévoit de garder tous les salariés, est également complexe à mettre en oeuvre : il faudrait créer une nouvelle compagnie de A à Z.

Cela dit, Didier Cappelle, secrétaire du syndicat CFDT maritime Nord, et Eric Vercoutre, secrétaire du CE, y croient encore. Grâce notamment à l'aide providentielle proposée par le voisin Eurotunnel (voir ci-dessous).

Eurotunnel au chevet de la SCOP

Rebondissement lundi, jour de la liquidation définitive de SeaFrance : Eurotunnel annonce vouloir donner un coup de pouce à la SCOP. En gros, Eurotunnel envisagerait de racheter les navires de SeaFrance, pour ensuite les louer à la SCOP, qui en assurerait l'exploitation.

Derrière cette volonté de sauvetage des emplois et de maintien du pavillon français, l'opérateur du tunnel sous la Manche veut barrer la route à LDA-DFDS qui ambitionne depuis longtemps de s'installer sur le transmanche.

Problème : pour louer des ferries à la SCOP, encore faudrait-il que celle-ci soit créée. Or, cette hypothèse s'éloigne de jour en jour (voir plus haut). Autre souci, le timing. Il est très serré : dans le cadre de la liquidation, les bateaux devraient être vendus aux enchères début février par un mandataire judiciaire.

Le rôle de la SNCF dans cette histoire

SeaFrance est une filiale à 100 % de la SNCF, laquelle est donc la maison mère de la compagnie de ferries. Comme la loi l'y oblige, la SNCF doit proposer des solutions de reclassement aux salariés. Pour l'instant, la SNCF propose de reclasser 500 salariés, car il faudra conserver le temps de la liquidation 120 employés pour la sécurité des navires. Restent 180 salariés « protégés » par des mandats syndicaux pour lesquels les délais de reclassement sont plus longs.

Les 500 offres, qui sont disséminées dans l'Hexagone, sont consultables sur le site internet http://seafrance.portailbtsg.eu. D'après la SNCF, les salariés auront quinze jours pour manifester leur intérêt pour une ou plusieurs offres. Ceux qui ne seront pas intéressés par une de ses offres recevront une lettre de licenciement. Ils bénéficieront d'un accompagnement par une cellule animée par Pôle Emploi et la SNCF.

Des offres de reclassement qui laissent les ex-SeaFrance sceptiques. En 2010, lors du premier plan social qui avait laissé sur le carreau 460 salariés, un forum s'était tenu avec 410 offres de reclassement à la SNCF. Rares sont les ex-SeaFrance à y avoir trouvé un emploi.

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