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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 15:00

pas de pénurie d'essence, grace au gouvernement

 

 

 

Carburant : le gouvernement menace d'allumer le feu

Source : marianne2.fr  -  le 18.10.2010

La France va-t-elle manquer d’essence ? Voilà LA question qui occupe tout le monde depuis quelques jours. Or, si les ministres se veulent rassurants sur le sujet, c'est au prix d'un discours très dur: le déblocage, coûte que coûte. Tant pis pour le droit de grève. Une stratégie un brin pyromane.

 

Si la France risque bientôt de manquer d’essence, le gouvernement lui n’est pas en panne sèche d’arguments pour se défendre. François Fillon, Dominique Bussereau ou encore Christine Lagarde… Les ministres ne cessent, depuis quelques jours, d’inonder les médias de leur discours rassurant: promis juré,  la France ne manquera pas de carburant. « Il y a seulement 2% de stations fermées, on ne peut donc pas parler de pénurie », a affirmé ce week-end la ministre de l’Economie. Ce matin sur RTL, c’était au tour du ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, de venir réciter le petit laïus gouvernemental. « Nous veillerons à l’approvisionnement et à l’acheminement. Que chacun sache aussi, que la France dispose de produits raffinés de manière suffisamment conséquente pour pouvoir garantir à chacun l’approvisionnement pendant de nombreuses semaines encore »,  a-t-il assuré face à Jean-Michel Aphatie.

Un discours pour le moins déconnecté de la réalité, à voir les automobilistes français affronter de longues files d’attente pour faire le plein de leur véhicule. Nantes, Châlons-sur-Saône, Aix-les-Bains… sont déjà en panne sèche, tandis que 188 stations à travers la France ont fermé leurs pompes faute de réserves de carburant. À Paris comme dans d’autres villes de l’Hexagone, trouver de l’essence est devenu un véritable parcours du combattant, obligeant les conducteurs à se rendre dans plusieurs stations pour dénicher celle qui dispose encore d’un peu de carburant. Certains frontaliers, notamment dans la région lilloise, n’hésitent plus depuis ce week-end à passer la frontière pour s'approvisionner. Et la situation n’est sans doute pas près de s’arranger, puisque, dans le même temps, les automobilistes ont vidé un peu plus les stations en cherchant à faire des réserves  : la consommation de carburant a augmenté de près de 50% au cours des derniers jours.
Mieux vaut tout de même prévenir que guérir, le gouvernement l’a bien compris. Si ses ministres ont pour tâche de débiter un discours qui se veut rassurant, ils n'en prennent pas moins le risque d’enflammer la situation. Christian Estrosi, tout comme son collègue de l’Intérieur Brice Hortefeux, a ainsi prévenu qu'il procéderait au « déblocage » des raffineries en cas de durcissement du conflit. « Je le dis à tous ceux qui nous écoutent, il n’y aura pas (…) de blocage des transports, il n’y aura pas de blocage pour les usagers de la route », a prévenu le maire de Nice. « Tant qu’il ne s’agit pas de blocage, le droit de manifester est totalement respectable. Mais dès lors qu’il y aurait une initiative en matière de blocage, nous prendrions les mesures nécessaires », a-t-il averti. En somme, il s'agit de rester fidèle à l'un des mantras de Nicolas Sarkozy : «quand il y a une grève, plus personne ne s'en aperçoit». Le souci, c'est qu'aujourd'hui, cet adage s'applique plutôt au dialogue social : désormais, quand il y en a, il est si faible que plus personne ne s'en aperçoit…

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