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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 14:00

DA86 - le 14 mars 2012 

Ah, bien sûr elle n'est pas candidate ... mais elle fait campagne pour François HOLLANDE, le candidat issu des Primaires socialistes.

J'en profite, avec amusement, pour adresser un grand pied de nez à tous ces malades des boyaux de la tête, anti-ségolénistes (primaires, ça va de soi) qui dispensaient très doctement leurs certitudes il y a quelques mois :

"Si elle ne sort pas victorieuse des primaires, elle se présentera quand même, en dehors du PS ..."

Evidemment, elle est tellement irresponsable, dotée d'un "égo démesuré", j'en passe et des pires !

Raté ! Ces supposés experts reconnaîtront-ils leur erreur ? Je ne le pense pas, leur "égo démesuré" les en empêche. Au contraire, je les crois capables de prétendre qu'elle a renoncé à se présenter par calcul, par exemple. Je les laisse à leur délire.

 

La revanche de Ségolène

Source : NouvelObs.com  -  Françoise Fressoz  -  le 3 avril 2012

 

Ségolène Royal sera à Rennes  mercredi 4 avril aux côtés de François Hollande pour tenter de galvaniser le peuple de gauche et ce sera un peu sa revanche car, qu'il le veuille ou non, son ancien compagnon a besoin d'elle.

La campagne de 2012 a été conçue comme l'exact contraire de celle de 2007 et pourtant elle ne donne pas entièrement satisfaction.

Il lui manque comme un supplément d'âme, ce zeste de ferveur qui enflammait naguère les salles et que la présidente de Poitou-Charentes se fait fort de rallumer. François Hollande a beau dire qu'il se méfie de la ferveur, il ne peut plus en faire l'économie.

Non que sa situation soit devenue désespérée : dans les sondages, le candidat socialiste engrange 27 à 28% des intentions de vote là où son ancienne compagne plafonnait début avril 2007 aux environs de 22-23%.

Sa "présidentialité" n'est nullement contestée à gauche alors que celle de Ségolène Royal l'avait été dès son investiture et par la quasi totalité des éléphants du PS.

François Hollande n'a pas connu d'à-coups dans sa campagne ni de trous d'air dans les sondages. A aucun moment il n'a failli être devancé par François Bayrou, alors que le 11 mars 2007, le président du MoDem faisait jeu égal avec la candidate socialiste.

Et dans les projections de second tour, le candidat socialiste est donné systématiquement gagnant face à Nicolas Sarkozy alors qu'il y a cinq ans, Ségolène Royal était annoncée  systématiquement perdante.

Mais à force de vouloir éviter les pièges de 2007, François Hollande s'est comme aseptisé. Il a laissé prospérer sur son flanc gauche Jean-Luc Mélenchon, un candidat joyeux, militant et charismatique qui, comble de l'offense, est issu des rangs socialistes.

François Hollande n'a pas voulu utiliser de mots qui choquent comme "l'ordre juste" ni annoncer  de mesures radicales, comme le blocage des prix de l'essence [ c'est fait, maintenant ], si bien que son projet reste largement méconnu des électeurs.

Contrairement à Ségolène Royal, il a négligé les banlieues qui risquent d'être beaucoup plus abstentionnistes qu'en 2007.

A force d'être lisse, sage et policé, il finit par s'inquiéter lui-même d'une possible grève des urnes le 22 avril prochain et invoque le spectre du 21 avril 2002 pour tenter de mobiliser les déçus du hollandisme.

Et même s'il sort gagnant, il devra lutter contre cette suspicion de ne l'avoir été que par la virulence de l'anti-sarkozysme. Pour toutes ces raisons, il a besoin de retrouver un peu de la ferveur de 2007.

Ségolène boit du petit lait. Elle n'est pas complètement rayée du film.

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Published by CORDIEZ Daniel - dans Présidentielles 2012
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