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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 10:00

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Le risque d'un sommet "antisocial"

Source : LePoint.fr  -  le 17 janvier 2012

 

Les syndicats ne veulent pas entendre parler de la TVA sociale ou des accords compétitivité-emploi mis en avant par le gouvernement.

Les syndicats s'apprêtent à se rendre au sommet social de l'Élysée à reculons. Alors qu'ils attendent surtout des mesures d'urgence de lutte contre le chômage, Nicolas Sarkozy devrait leur imposer des réformes structurelles dont la plupart d'entre eux ne veulent pas, à trois mois de l'élection présidentielle.

Alors que la France a été dégradée par l'agence de notation Standard & Poor's, le président semble pourtant plus décidé que jamais à instaurer la TVA sociale ainsi que la possibilité pour les entreprises de signer des accords "compétitivité-emploi" de flexibilisation du travail en fonction de la conjoncture économique.

Deux sujets de fond qui ne peuvent être traités dans l'urgence, s'indignent les organisations de défense des salariés. La CGT et FO sont particulièrement remontées. "Plus les heures passent, plus ce sommet s'annonce comme antisocial", attaque Bernard Thibault, en froid avec le président depuis la réforme des retraites. Il a dénoncé lundi dans une conférence de presse "un affichage politique préélectoral" et appelle même à la mobilisation pendant sa rencontre avec le président.

Refus de réformes "à la hussarde"

Son secrétaire confédéral chargé de l'emploi, Maurad Rhabi, détaille : "On est dans un dialogue de sourds avec des réunions officielles pour la photo où chacun donne son point de vue, mais où il n'y a pas de dialogue. Au moment où on avait une réunion avec Xavier Bertrand (le ministre du Travail), François Fillon annonçait que le gouvernement ne reculerait pas !"

"Il s'agit de réformes trop importantes pour les faire passer à la hussarde, il y a un risque d'instrumentalisation", prévient de son côté Laurent Berger, secrétaire national de la CFDT. Sur le fond, l'organisation réformiste s'est toujours montrée ouverte à l'idée de baisser les charges patronales en échange d'une augmentation de la CSG, un impôt qui frappe non seulement le travail, mais aussi le capital. Mais elle s'oppose catégoriquement à une augmentation de la TVA qui grèverait, selon elle, le pouvoir d'achat des Français. La TVA sociale est une "remise en cause fondamentale de notre système de financement social", ferraille François Chérèque.

Idem sur les accords compétitivité-emploi, dont François Fillon a prévenu qu'ils nécessiteraient une réforme législative. La CFDT réclame au préalable que les représentants syndicaux soient associés bien plus étroitement à la gestion de l'entreprise, comme cela se fait en Allemagne.

Contrer la hausse du chômage

La Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), pourtant favorable à une telle réforme, reconnaît que "c'est un sujet qui ne se réglera pas avant quelques mois". En clair, cela ne devrait pas être applicable avant la présidentielle...

Sur ces deux sujets, sensibles, le suspense pourrait d'ailleurs durer jusqu'à fin janvier, date à laquelle Nicolas Sarkozy a prévu de s'adresser aux Français à la télévision. Mercredi, il pourrait donc se limiter à faire des annonces plus consensuelles sur le chômage partiel et la formation des chômeurs. Là, les syndicats réclament du concret. Ils espèrent pouvoir débloquer des formations pendant les périodes de chômage partiel, renforcer l'accompagnement des fins de CDD et d'intérim ainsi que les moyens de Pôle emploi.

La CGPME, elle, veut permettre aux très petites entreprises d'avoir recours au chômage partiel en réduisant les délais de carence et en évitant d'y consacrer leur trésorerie avant que l'État ne les rembourse. Autant de mesures que le gouvernement devra financer...

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