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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 08:00

 

Les futurs expropriés de Xynthia en appellent à la loi

Source : sudouest.fr  -  le 12 avril 2012

 

Selon le Code de l'environnement, la protection doit primer sur l'expulsion.

Fouras, Charron, Yves…, le littoral charentais se hérisse de  "villages gaulois" où la tempête a sévi. Leurs habitants se dressent contre la puissance non pas de Rome mais de Paris, ce pouvoir central qui veut les chasser de chez eux.

Samedi, à la pointe de la Fumée, comme hier, dans le village des Boucholeurs, les futurs expropriés sont entrés en résistance. Ils réclament la démission du préfet de la Charente-Maritime, dénonçant sa cartographie des risques. Pourquoi Les Portes-en-Ré échappent-elles au couperet alors qu'à Charron l'État tranche dans le vif ? Pourquoi des maisons inondées sont-elles épargnées et pas leurs voisines, moins touchées ?

L'Association de sauvegarde des Boucholeurs revendique plus de 2 000 adhérents pour quelque 200 habitations menacées. Son président, Michel Le Bozec, souhaite le "retrait pur et simple" des mesures annoncées par l'État.

inondations Xynthia 

Protéger plutôt qu'expulser

La contre-offensive passe par les tribunaux. Si elles devaient entrer dans les faits, les décisions d'expropriation seraient aussitôt contestées devant les juridictions administratives.

Quand la préfecture met en avant l'urgence de la situation, les opposants dégainent leur Code de l'environnement. Qui indique dans son livre VI ("La Prévention des risques naturels"), chapitre 1er ("Mesures de sauvegarde des populations menacées") :

"Lorsqu'un risque prévisible menace gravement les vies humaines, l'État peut déclarer d'utilité publique l'expropriation des biens exposés à ce risque." Mais à une condition : "Que les moyens de sauvegarde et de protection des populations s'avèrent plus coûteux que les indemnités d'expropriation."

Autrement dit, avant d'expulser la moitié des Boucholeurs, encore faudrait-il que la reconstruction de la digue sud qui a lâché le 28 février coûte plus cher aux finances publiques. À raison d'une indemnisation moyenne de 250 000 euros par maison, le compte est vite fait.

"Nous demandons, ou plutôt nous exigeons, que la loi Barnier soit appliquée", martèle Jean-Louis Léonard, député-maire (UMP) de Châtelaillon-Plage, venu hier apporter son soutien à ses "Gaulois" des Boucholeurs. "Il faut une véritable analyse des risques, au cas par cas, avec en parallèle pour chaque secteur une évaluation de ce que coûteraient les moyens de protection nécessaires."

L'élu déjeune mercredi à l'Élysée avec d'autres parlementaires de la majorité. Promis, juré, il en  "touchera deux mots" à Nicolas Sarkozy.

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