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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 14:00

Les journalistes dans le collimateur
de Nicolas Sarkozy

Source : Lepoint.fr  -  le 21 octobre 2009

Nicolas Sarkozy s'est livré à son exercice favori : la critique des journalistes. 

Le chef de l'État a autorisé ses porte-parole à lancer l'offensive contre les médias, accusés, notamment par Frédéric Lefebvre, de vouloir "détruire" le chef de l'État. Lui-même ne s'est pas privé de critiquer quelques représentants de la presse lors de l'entretien qu'il a accordé aux journalistes du Figaro . Selon nos informations, à la fin de cet entretien mené par pas moins de six confrères (Étienne Mougeotte, Gaëtan de Capèle, Philippe Goulliaud, Charles Jaigu, Paul-Henri du Limbert et Guillaume Tabard), le président de la République s'est livré à son exercice favori : la critique des journalistes.

Notre confrère Charles Jaigu a eu droit à une remarque désobligeante. Agacé par l'affaire "Jean Sarkozy", le chef de l'État a fait remarquer au journaliste du Figaro qu'il était mal venu de lui faire un procès "en fils de". La vanne présidentielle n'est compréhensible que si l'on sait que Charles Jaigu est lié à la famille Wendel... (Ernest-Antoine Seillère, l'ancien patron du Medef). "C'est une remarque pas très finaude", commente-t-on au sein de la rédaction du Figaro où l'anecdote s'est très vite répandue. Contacté par lepoint.fr, l'Élysée dément.

Éric Fottorino agace le chef de l'État
Mais la diatribe présidentielle s'est surtout concentrée sur deux grands absents : Éric Fottorino, le patron du Monde , et Christophe Barbier, le patron de L'Express, considéré comme "la tête de Turc" favorite du président en raison de quelques éditos mal digérés depuis l'été dernier. Du côté de Fottorino, la fâcherie était plus récente. Le patron du Monde venait, en effet, de publier un édito, intitulé "Brouillage" (le 13 octobre), qui n'a pas eu l'heur de plaire à Nicolas Sarkozy. "(...) Laisser Jean Sarkozy, 23 ans, toujours étudiant en droit, briguer la présidence de l'Établissement public de La Défense, voilà de quoi douter de l'impartialité du pouvoir en place", écrivait le patron du Monde avant d'ajouter, quelques lignes plus loin : "Ce qui sidère, c'est moins l'appétit du fils que le laisser-faire du père. Quand on est chef d'une nation démocratique, tout n'est pas permis. Ce n'est écrit dans aucun manuel, mais il est des choses qu'on ne fait pas, qu'on ne s'autorise pas."

C'est donc à la suite de cet agacement présidentiel que la consigne a été donnée à l'UMP de faire feu de tout bois contre les journalistes. Lundi, Nicolas Sarkozy donnait lui-même le ton devant les dirigeants de l'UMP : "Les médias m'accusent d'être déconnecté du terrain, mais ce sont eux, en permanence à Paris, qui tournent en vase clos". "Pas du tout ! Aucune consigne n'a été donnée de la part du chef de l'État", corrige Franck Louvrier, le porte-parole de l'Élysée. Le plus étonnant vient du fait que Jean-François Copé, le patron du groupe UMP, qui avait réussi à passer la période Frédéric Mitterrand-Jean Sarkozy sans prendre la moindre balle perdue, a jugé bon de rejoindre le concert antimédiatique en dénonçant, à son tour, "des campagnes dans les médias qui sont d'une violence absolument inouïe."

L'opposition s'est jetée sur l'occasion pour, à son tour, dénoncer les "pressions" de l'Élysée, comme François Bayrou. Selon le leader du MoDem, les journalistes "ont fait leur devoir républicain" dans l'affaire Jean Sarkozy. Même son de cloche du côté de Martine Aubry, au PS, estimant que les journalistes ne faisaient que "dire ce que pensent les Français."

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