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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 08:00

envoyé par daniel-c

 

Un cortège suivi hier et des manifestants déterminés

"à amplifier le mouvement" dans les jours à venir

Source : lavoixdunord.fr  -  le 20 octobre 2010

 

Bataille de chiffres, une nouvelle fois dans les rues de Dunkerque... 

Selon notre propre comptage, effectué par deux journalistes de la rédaction au niveau de la place de la République, 3 600 manifestants ont défilé dans les rues, hier. À l'issue de la manifestation, une source policière évoquait le chiffre de 5 000 personnes. Au mégaphone, quelques minutes plus tôt, la CGT annonçait « pas loin de 13 000 ».

Dès 15 h, la foule compacte est partie de la place Jean-Bart après une prise de parole musclée des représentants des syndicats.

"Nous sommes des millions dans les rues depuis des semaines, à défiler pacifiquement et on ne nous écoute pas. On va donc taper plus fort, clame Christelle Veignie, secrétaire de l'union locale. Ils veulent nous intimider ? - elle fait référence aux convocations de manifestants pour délit d'entrave à la circulation - ça ne marche pas, ça nous renforce !".

Dans le cortège, la détermination prend le pas sur la lassitude : « J'étais présente à toutes les manifs depuis septembre, glisse Marjolène, 29 ans, qui travaille dans le social. Et je serai aux suivantes. L'attitude de Sarkozy et de son gouvernement est tout bonnement insupportable, ils nous méprisent... Ils ne veulent pas voir la rue qui enfle et qui ne se laissera pas faire. On ne lâchera pas . » Crachés des baffles de la camionnette CGT, les refrains s'enchaînent. Les airs de carnaval ont la cote : « Riches, riches riches, riches », est repris sur l'air de Wiche, Wiche... « À Dunkerque, quand vient la lutte sociale... », remplace aussi une chanson bien connue.

Pour Jacques, retraité de la sidérurgie, le recul de l'âge légal à la retraite est « l'affaire de tous. J'ai une fille de 32 ans, salariée. Je m'inquiète vraiment pour elle avec cette réforme. Elle a commencé à travailler très jeune. Elle devra contribuer plus que les autres pour financer ce système. Et mes petits-enfants ? C'est pour eux aussi que je manifeste aujourd'hui ». 

'Révolte sociale"

Venus pour la première fois manifester depuis début septembre, Alexandre et Marc, 22 et 24 ans, respectivement vendeur et magasinier en intérim, ont estimé que cette fois, leur place était au milieu des manifestants. « On n'a pas eu l'opportunité de le faire lors des précédents rassemblements, alors on a profité d'un jour de repos pour venir », raconte Alexandre. Marc, lui, a « l'impression qu'on s'achemine vers des actions plus dures. La volonté des gens n'a pas l'air de faiblir. Je me dis que quelque chose est en train de se jouer. Une révolte sociale, ce n'est pas rien. Et ce pourquoi on se bat est légitime. Je regretterais de ne pas y avoir pris part d'une manière ou d'une autre . » Pour les représentants syndicaux, qui ont brûlé quelques pneus dans le calme en guise de feu de joie sur la place Jean-Bart à l'issue du cortège, « on va vers une amplification de la lutte »

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