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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 09:00

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Entendu sur une radio : avec Marine Le Pen, on quitte l'Europe, la planète tant qu'à faire ... et même le système solaire !!!

 

Marine Le Pen rate son grand oral d'économie

Source : LePoint.fr  -  le 8 avril 2011

 

La présidente du FN a tenté d'expliquer son programme économique pour la France. Sans convaincre.

"De quoi ? Qui ça ? Ah oui ! Borloo a quitté l'UMP... Très bien, vous savez, moi, je suis pour la concurrence !" plaisante Marine Le Pen, vendredi matin. Pour la concurrence en politique, peut-être, mais en économie, rien n'est moins sûr... Tout sourire, lunettes de soleil sur la tête, veste couleur crème et bottines noires, la présidente du Front national fume une dernière cigarette avant de se livrer à un exercice dont elle n'a pas l'habitude. Son équipe a en effet convié des journalistes économiques - et non pas les "politiques", qu'elle connaît bien - à un "petit-déjeuner de travail " pour expliciter les grandes orientations de son programme dans ce secteur. "Nous ne sommes pas légitimes que sur l'immigration et l'insécurité", veut-elle convaincre.

Elle souhaite démontrer que son programme n'est "ni simpliste, ni fantaisiste, ni ringard". D'ailleurs, elle n'est pas venue seule : deux "spécialistes", en plus de Jean-Richard Sulzer, membre du bureau politique du FN et enseignant à Paris-Dauphine, sont à ses côtés. Très vite, la présidente du FN donne la parole à l'un d'entre eux, un certain "François, économiste dans une institution financière privée". Mais à peine celui-ci est-il en train de prendre sa respiration pour se lancer dans la lecture d'un PowerPoint préparé spécialement pour l'occasion qu'on l'interroge : "François comment ?" Pas de réponse. "Mais vous travaillez où ?" relance-t-on, interloqué. "Ce n'est pas le problème", coupe Marine Le Pen, sans laisser le temps à son conseiller de répondre. Malgré les protestations, la presse ne saura pas qui est cet homme ni quelles sont ses fonctions. Difficile de commencer plus mal.

Mur du silence

"François" se lance malgré tout et rappelle les grands principes de la philosophie économique du FN : "bâtir un État stratège", "remettre la France dans le jeu mondial", "la réarmer face à la mondialisation" ("ce socle est la partie la plus stimulante ", précise-t-il). Comment ? En "sortant de l'euro", naturellement, et en "rétablissant la protection raisonnée aux frontières", poursuit-il. En vrac, on parle aussi de réindustrialiser la France - sans plus de détail - et d'oeuvrer pour l'emploi et le pouvoir d'achat, etc. François croule sous les questions : "Comptez-vous supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires ? Qu'en est-il de la préférence nationale ? Figure-t-elle toujours à votre programme ? Comment pourra-t-on continuer à exporter si on fixe des droits de douane très importants ? Comment fixerez-vous ces tarifs, sur quels produits, dans quels secteurs et avec quels pays ?" Tout, ou presque, ne sera que réponses imprécises ou renvoi poli à une "conférence de presse thématique" ultérieure.

Sur la sortie de la zone euro, l'idée n'est pas nouvelle, et Marine Le Pen reprend la main. "On ne le fera pas du jour au lendemain. On prévoit un changement de la monnaie sur six mois, sur la base de un franc = un euro, pour éviter la valse des doubles étiquettes, comme lors du passage à la monnaie unique", résume-t-elle, tandis qu'elle se réfère aux douze étapes de son plan de sortie. "Ensuite, on procède à une dévaluation compétitive." Un journaliste lance : "Donc, vous prévoyez une inflation importante ?" La présidente du FN s'énerve alors : "Pas du tout !" "Il n'y a pas de lien économique prouvé entre dévaluation et inflation", affirme-t-elle. "Regardez ce qui se passe au Royaume-Uni !" En substance et en choeur, les journalistes économiques lui rétorquent : "Certes, mais le risque reste fort ? Le Royaume-Uni n'est pas la règle." Et la chef de file du Front national de répondre par l'interrogative, visiblement agacée : "Mais aujourd'hui, il n'y en a pas d'inflation, peut-être ?"

Faute d'éléments concrets, la patronne du FN, loin de se montrer déstabilisée, s'en sort ainsi à plusieurs reprises, au cours des trois heures d'un débat qui n'était pas censé en être un, avec une manière bien à elle de forcer le destin. Ainsi, alors que certains lui demandent si elle ne redoute pas que ces mesures ne transforment la France en paria de l'économie mondiale, elle lâche, sans sourciller : "Je crois que nous sommes une grande puissance, et que les représailles ne seront pas aussi importantes qu'on le dit." Une méthode Coué à la sauce FN.

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