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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 09:00

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Sortie de crise, les syndicats cherchent une issue honorable

Source : LePoint.fr  -  le 9 novembre 2010

 

Malgré une mobilisation de grande ampleur ces deux derniers mois, les syndicats doivent se rendre à l'évidence : Nicolas Sarkozy n'a pas cédé et ne cédera pas sur la réforme des retraites. Malgré cela, les représentants des salariés ont décidé d'organiser une nouvelle journée d'actions le 23 novembre. Le Point.fr fait le tour de la situation.

Une mobilisation sociale d'ampleur. Avec huit grandes journées de mobilisation depuis le 7 septembre - début de l'examen de la réforme des retraites à l'Assemblé nationale -, les syndicats, unis, ont réussi à mobiliser massivement les salariés français contre le projet du gouvernement. Même si les chiffres revendiqués semblent avoir été surestimés, il est incontestable que les défilés ont été très fournis. Selon le ministère de l'Intérieur, ils ont régulièrement atteint le million de manifestants. Pour la CGT, les rassemblements auraient même atteint un pic de 3,5 millions de personnes, le 12 octobre, alors qu'ils avaient plafonné à 2 millions en 1995 ! Mais à la différence du gouvernement Juppé, il y a 15 ans, Nicolas Sarkozy a tenu bon, malgré la radicalisation du mouvement (blocage de terminaux pétroliers, grèves dans les raffineries, pénurie de carburant...) initiée par la base.

Des avancées très limitées. Éric Woerth, le ministre du Travail en charge du dossier, voulait à tout prix préserver l'équilibre financier de la réforme, soit le recul des deux bornes d'âge. Celui de l'âge légal de 60 à 62 ans et celui de l'âge d'obtention d'une retraite à taux plein, quelle que soit la durée de cotisation, de 65 à 67 ans. Et il a réussi. Du coup, les concessions accordées par le Parlement (aux parents d'enfants handicapés, aux mères de plus de trois enfants et sur la pénibilité du travail), préparées dès le départ pour calmer une éventuelle contestation, sont apparues comme bien maigres au regard de l'objectif des syndicats de renégocier la réforme.

Divisions syndicales. Après deux mois de combats, les syndicats semblent donc de plus en plus réalistes. "Si je dis aujourd'hui on va faire reculer le président de la République, je crois que personne ne me croirait", lâchait vendredi, François Chérèque sur Canal+. Alors que le mouvement s'essouffle - la dernière journée, le 6 novembre, a vu le nombre de manifestants pratiquement divisé par deux selon la CGT elle-même -, les syndicats sont obligés de faire évoluer leur position. La réunion de l'intersyndicale, lundi soir, s'est résumé à un exercice d'équilibriste : tourner la page de la réforme des retraites sans pour autant donner l'impression de lâcher la base...

Mais Nicolas Sarkozy n'en sera pas quitte pour autant. Les syndicats pensent bien lui faire payer la note en 2012.

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