Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Mémoire ...

Recherche

Contact

Archives

Intro

14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 08:00

le-premier-ministre-president-demissionne.jpg

 

Ouahhh, quel choc ont dû ressentir les français, non ? On reste donc dans le théâtre sarkozyste. On va voir ce qu'on va voir. Peut-être que le personnage qui nous tient lieu de président honnorera (ce mot est il bien choisi ?) quand même une de ses nombreuses promesses, une fois n'est pas coutume : la mise en place d'un gouvernement resserré ? A part ça ... ???

 

Remaniement : la démission surprise

du samedi soir

Source : sudouest.fr  -  le 14 novembre 2010

François Fillon remet sa démission avec un ou deux jours d'avance sur le calendrier attendu… Il devrait être reconduit aujourd'hui à la tête d'un gouvernement resserré

On fait les surprises qu'on peut. Puisque le remaniement était annoncé - par Nicolas Sarkozy lui-même - depuis près de six mois, puisque l'affaire traînait en longueur et tournait au vaudeville, puisque, après maints rebondissements, François Fillon devrait finalement être reconduit dans ses fonctions, il fallait bien créer un (tout petit) choc. Ce serait donc la démission du Premier ministre un samedi soir peu avant 20 heures, à l'heure où les Français ont à penser à bien autre chose qu'à la politique. Du jamais-vu sous la Ve République. Mais il est vrai que la démission d'un gouvernement hors période postélectorale est aussi chose rarissime. Il faut remonter à celle de Michel Rocard en 1991 et à la nomination subséquente d'Édith Cresson pour trouver pareil précédent. Lequel n'est pas nécessairement encourageant.

On comprend mieux en tout cas pourquoi Nicolas Sarkozy a « séché » le dîner de clôture du G20 (après avoir été absent du dîner d'inauguration…) pour rentrer toutes affaires cessantes de Séoul dans son nouvel avion. Tout à coup, le remaniement ne pouvait plus attendre… Il faut dire aussi que la journée d'hier fut particulièrement agitée et fertile en petites phrases tous azimuts. Ici, Jean-Pierre Raffarin plaidait une fois encore pour la nomination de Jean-Louis Borloo, autant par conviction que par détestation de l'actuel locataire de Matignon. Là, Alain Juppé annonçait lui-même sa probable entrée au gouvernement (lire ci-dessous). De l'inédit là encore…

Un seul homme

Il y avait en tout cas de quoi accélérer le calendrier ; et il est probable que Nicolas Sarkozy ne s'arrête pas en si bon chemin. Tout devrait être bouclé d'ici au milieu de la semaine, y compris une probable intervention télévisée du président de la République qui donnera «la feuille de route» pour les dix-huit mois restants de son quinquennat. Vendredi, il s'envolera à Lisbonne pour participer au sommet de l'Otan.

D'après une source gouvernementale et à l'UMP, la nomination du nouveau Premier ministre et de l'ensemble du nouveau gouvernement devrait intervenir aujourd'hui. Le chef de l'État devrait procéder en deux temps : la nomination du Premier ministre le matin, et celle de la nouvelle équipe au complet dans l'après-midi ou la soirée. C'est désormais la partie la plus simple du remaniement puisque, sauf surprise toujours possible, François Fillon devrait se succéder à lui-même. Belle revanche pour celui que le président présentait il y a trois ans comme un simple «collaborateur», qui paraissait il y a deux semaines encore proche de la sortie, et qui s'avère finalement indispensable à Nicolas Sarkozy. Celui-ci, qui avait envisagé avant son élection d'avoir deux Premiers ministres durant son quinquennat - un pour faire les réformes, un autre pour préparer l'élection suivante -, se sera finalement résolu à conserver le même tout au long de son mandat.

Et les nouveaux ?

La suite s'annonce plus délicate. Pour donner l'illusion de la nouveauté, il faudrait changer nombre de ministres, puisque le premier d'entre eux reste en place. Or, hormis Alain Juppé et Xavier Bertrand, peut-être Gérard Longuet, tous anciens ministres voire ancien Premier ministre, on ne voit pas quels seront les petits nouveaux. Mais là aussi des surprises sont possibles.

La seule quasi-certitude tient dans la composition resserrée du gouvernement : une quinzaine de ministres (comme au début du quinquennat) et quelques secrétaires d'État seulement, contre une quarantaine en tout aujourd'hui. Il y aura donc beaucoup de départs, surtout chez les seconds.

Restent les changements possibles d'affectation au sein même du gouvernement. Pour Nicolas Sarkozy, le risque est de s'entendre dire «tout ça pour ça» après six mois de psychodrame.

Mais il nous a habitués depuis son élection à annoncer de grands changements gouvernementaux (après les municipales, après les régionales…) pour finalement laisser la montagne accoucher d'une souris. Réponse aujourd'hui ?

Partager cet article

Repost0

commentaires

Articles Récents

Européennes 2009


...

Ma sélection musicale

Musique à la demande