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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 09:00

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Parisot : touche pas à mon Sarko !

Source : marianne2.fr  -  le 29 septembre 2010

Avant, Laurence Parisot considérait The Economist comme une véritable bible. Quelle ne fut pas sa déception de découvrir, il y a deux semaines, qu'on y moquait son Président bien-aimé, en une ! Aussi sec, cette Dartagnan en jupons a volé au secours de Nicolas, et écrit à l'hebdo britannique pour prendre sa défense.

Trop c’est trop. Pour les amoureux de notre cher Président la couverture de l'hebdomadaire britannique The Economist sorti le 11 septembre dernier confine au crime de lèse-majesté.

 

Pourtant, contrairement à ce qu'on aurait pu attendre, ce ne sont ni Luc Chatel, le ministre de l’Education, ni Xavier Bertrand le futur ex-patron de l’UMP, le duo de "lécheurs", comme les caricaturent les Guignols de l’info, qui se sont attelés à la défense de l’honneur bafoué du chef de l’Etat.

Alors qui ? Frédéric Lefebvre ?  Non plus. En fait, c’est la patronne des patrons, Laurence Parisot en personne, qui a pris sa plus belle plume pour voler à la rescousse de Nicolas Sarkozy en écrivant une étrange lettre qu'elle a envoyée au courrier des lecteurs de The Economist, qui l'a publiée le 25 septembre dernier.

Un courrier rédigé sur du papier à en-tête du Medef. Une colonne entière pour déclarer son total soutien à notre cher Président, si injustement traité par ce qui est pourtant le journal de référence naturel de Laurence Parisot !Un président rétréci - The economist

 

 

Qu’avait donc fait le très libéral hebdo, qui avait pourtant soutenu la candidature de Nicolas Sarkozy en 2007 ? Sous le titre  "l’incroyable Président qui rétrécit", la Une mettait en scène une immense Carla Bruni accompagnée d’un bicorne de Bonaparte monté sur talonnettes et ne dépassant pas ses chevilles. "Votre crainte de voir cesser le programme de réforme est trompeuse", s’emporte ainsi Laurence Parisot. Et de prendre l’exemple de la réforme des retraites…

 

 

Ce n’est pas la première fois que Laurence Parisot prend la défense du locataire de l’Elysée. Et, comme cette fois-ci, elle ne fut pas toujours inspirée. En octobre 2009, la Présidente du Medef avait qualifié de "formidable" la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l’Epad, l’établissement public gestionnaire du quartier de la Défense. On sait ce qui est advenu de cette opération de népotisme pur jus, laquelle marque le divorce de Nicolas Sarkozy avec les Français et son irrémédiable chute de popularité.

 

On doute que la patronne du Medef soit allée jusqu’à vandaliser la plaque du bureau parisien de l’aimable hebdomadaire — dégradée quelques jours après la parution de l’infâme une. Quant à Nicolas Sarkozy, s'il est lui aussi insoupçonnable d'une tel méfait, c'est pour une raison simple, comme on s’amuse à le dire au sein de la rédaction parisienne du journal britannique : il est trop petit pour atteindre la plaque …

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commentaires

valentini 26/10/2010 20:26



 


De l'inflation du discours libéral au foutage de gueule permanent


 


Un bleu prussien, glacial, européen, se désirant lumière, sort brusquement de sa réserve apagogique où l'absurdité du non, argument contreproductif, valide le oui, sans qu'il soit besoin
de le démontrer. Et alors, sous cette lumière blafarde, on voit, plantée au beau milieu d'un divertissement politique, type chocoletti et popcorn, la Haute Patate française, qui bosse,
the boss, à sauver le monde, et semblable, en cela, au sac à patates, gouvernemental, sauveur de
marché noir, qui gronde. Elle est en plein travail. Se tourmentant sur la difficulté du passage à l'escroquerie aux retraites. Pour l'euro, c'est déjà fait. En la
noyant, dans la mer de l'égalité, quelque part, on l'ampute. C'est qu'elle a sa propre lecture lunatique de l'histoire de France, la plus récente:


 


MARSEILLE DÉFIGURÉ! MARSEILLE OUTRAGÉ! MARSEILLE MARTYRISÉ!


 


On pense à Guernica, forcément! Même si c'est un Guernica fabriqué avec des patates révolutionnaires, coupées en morceaux, créant une frite d'enfer sur fond de
bravitude. Qu'on en juge! Le Désordre règne dans la cité phocéenne, où s'est élargi le fossé de la haine. La haine pue, c'est naturel! Et logique, en même temps, la Une
paie. Nous écrivons ici selon la règle ultra-médiatique, en masse et à toute vitesse. Le foulard rouge, un genre de cagoule brute, ouvrière, a fait main basse sur la ville.
C'est Marseille ville ouverte. Fatalement, la confusion s'installe. Le foulard empêche les bateaux de livrer leur camelote chinoise (mais que fait le docteur anti-tabac?), les
camions à la remorque, de rouler jusqu'aux pompes anti-ozone, les avions de Ryanair de voler, les passagers, et surtout empêche les grues patronales de tendre un bras idyllique au-dessus
des bons éléments, les séparant ainsi de leur infâme MOI, l'armée du crime! La France tourne en rond, autour des pompes. La Blitzkrieg, à côté, a des allures de
jeu vidéo. Et la crise devient un fait qui fait diversion à propos de l'essentiel: comment gagner du temps, avant la catastrophe finale?


 


On ne cède pas pour autant à la panique, au contraire! On en profite, sans honte aucune, pour charger les manifestants et les grévistes de la faillite, incombant
à la crise économique de 2008. Tactique identique à celle adoptée par les frères siamois de la présidence gouvernementale. La responsabilité de leur politique incombe aux
rois fainéants qui les ont précédés. Avec ou sans pathos, donc, l'espoir demeure, au bout de la nuit des prolétaires, d'un discret changement de position. En effet, dans cette nuit du
chasseur français, on continue de lever prudemment le poing droit de la négociation, où luit le courage de dire la vérité aux Français, y compris à coups de matraque,
faudrait pas abuser de la grève, et on range, avec un vif soulagement, le poing noir de la protestation. Ce n'était, de toute façon, qu'un début obligatoire. On est en France,
terre de traditions, merde!


 


L'autre version, la vraie, l'originale, de cette horreur à grand spectacle qui coûte et coûte des millions, la famine déjà fait danser toute l'Irlande, passe subrepticement aux aveux que voici:
sans la puissance de travail, ouvrière, nulle richesse ne se crée. Et, sans elle, l'économie et l'entreprise deviennent des coquilles vides,
aussi creuses et sonores que la mémoire volontaire de deux héros de pacotille, dansant, en Normandie, histoire de mesurer le chemin parcouru, entre le bunker et les barbelés. Sous les plans de
relance, l'enfer ou le paradis? Retour à la case départ? Et cet épuisement du discours balancé en pleine gueule, ce n'est pas le ministre des vis et des boulons qui le comblera en le bourrant de
sa camelote existentielle. Il voit des rats! Et des rats! Il voit des rats entrés dans la ville de Marseille! Peste soit du choléra! Une chose est sûre, ce type a de la bouteille. Sa pensée,
comme une nuée bleue biblique, décline le déclin, en concurrençant la nuit et le brouillard. C'est une nouvelle guerre de cent ans qui commence, autour de l'usine à gaz étatique.


 


Mais ce n'est pas tout. La Haute Patate patronale, posée sur la grève, malgré tout ivre de liberté, continue de charger la nef à bloc, en nous confiant sa singulière, sinon originale, version de
la liberté: travailler! Travailler! Travailler! Le dire est un travail à temps complet. Et plus, si affinités supplémentaires. Elle veut qu'on travaille en faveur des
déséquilibrés du budget. Qu'on travaille aussi pour les handicapés du marché. Qu'on travaille encore, et pourquoi pas, soyons charitables, à soutenir l'activité
des paranoïaques de la notation. Cette Mère-Patate, vraiment, est une sainte. Elle pense à la France, d'abord, qui souffre et à Marseille martyrisé, par la cagoule de base, qu'a
le pif dans la vase. Elle masque un vieux porc qu'a pas d'idée, veut rien fout', n'a pas de couilles, veut pas se batt', l'état, l'économie, il s'en tape! La poésie futuriste est éruptive. Elle
explose à proximité des dépôts. Car elle n'en veut pas de cette société-là, de profiteurs. Ça tombe bien, pour une fois, nous sommes d'accord.


 


A part ça, quoi d'autre qui ferait plaisir aux médias, dans la mesure où tout déjà a été décidé? Car, faut pas croire, tout n'est pas noir, même si tout est rose. La Haute Patate patronale se
fend d'un scoop. Elle a dans l'idée de nous faire une belle jambe. Tiens! Elle est prête à éplucher le dossier, bras dessus dessus, avec al-Qaïda syndiqué, lequel cadet qu'a trois
souhaits (travailler, travailler, travailler) est bon enfant, puisque c'est ça qu'i' veut, depuis le début, amender l'escroquerie aux retraites, i' se tue à le dire! C'est pas vraiment un scoop.
Alors que s'il se tuait vraiment à le dire! Maintenant, le clou du show, question cruciale: est-ce que travailler jusqu'à 62 ans suffira? Manifestement, non!
D'ailleurs ceux qui sont, à l'article 16, les vrais-faux représentants du peuple français disparu, ont prévu une rallonge: tout sera à revoir en 2013! Affirmatif! Je confirme!
assène en écho quelqu'un, un pédagogue, défenseur des Valeurs-Belges-Patriotiques et suisses, ectoplasmiques. Faisant de crise, nécessité, il pense (c'est une façon de parler) que
travailler jusqu'à la mort s'impose. Comme le dernier des Romains, en mal de Mal, il l'a lu dans les chiffres. Les signes ne trompent pas. + n'est pas – et – , pas plus. Et s'il
se trouve que l'addition en question ôte à l'un, ce qu'elle ajoute à l'autre, comme soustraction, c'est inexplicable! C'est aussi notre avis. Aucune explication satisfaisante n'existe sur le fait
du raccourci révolutionnaire. La liberté est causa sui, sans cause!


 


Mais peut-on, pour en revenir aux feux d'artifice de la Haute Patate patronale, cautionner l'emploi du mot rafle, à propos des réquisitions préfectorales, dans les raffineries? Ou, pour
le dire à la manière d'un cinquanthuitard effaré par son propre filet de sécurité qu'il s'est collé sur le crâne pour mieux dormir: CRS=SS? Eh bien! Avec le sibyllin et mielleux,
Marseille martyrisé, c'est fait! La caution a été livrée, clé en main. Partout déjà, de la cale au pont première classe du paquebot patronal qui va: on les aura! On
les aura! gueulent tous les maîtres-chanteu



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