Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Mémoire ...

Recherche

Contact

Archives

Intro

16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 16:00

ceinture-pour-le-triple-A.jpg 

Perte du AAA : 2/3 de Sarkozy, 1/3 de crise

Source : marianne2.fr  -  le 13 janvier 2012

 

La France, tout comme l'Espagne, l'Italie et le Portugal, sont [sur le point d'être] dégradées par la maison Standart & Poor's.

Il serait excessif d'attribuer au seul Président la responsabilité de la situation financière de la France. Mais il y est pour une grande part. Voici pourquoi.

 

Les apprentis pâtissiers boulangers qui remettent ce vendredi 13 janvier après-midi leur traditionnelle galette des rois au Président, ont eu le mauvais goût d’y cacher une fève en forme de triple A.   

Nicolas Sarkozy doit s’en étouffer, lui qui expliquait il y a peine 3 mois que «Si la France perd son triple A, je suis mort.» La France perd ce jour son triple A, version notation de S&P, et évidemment le Président bouge encore. Il bouge d’ailleurs plus que jamais, multipliant même les annonces, comme celle sur la fiscalité anti-délocalisation, ou la mise en place dispositif de type taxe Tobin. Car pour cet amateur de la petite reine, l’important c’est de ne jamais cesser de pédaler, considérant que mettre le pied à terre lui serait fatal, car il faudrait alors se confronter avec le bilan de son quinquennat. 

Evidemment le Président s’est préparé à cette dégradation qui est en réalité dans toutes les têtes, c’est à dire pour le marché dans les prix, depuis plusieurs mois. « Pour l'instant, (les agences) ont maintenu le triple A. Si elles devaient nous le retirer, nous affronterions cette situation avec sang-froid et calme. », expliquait-il dans Le Monde daté de mardi 13 décembre 2011. Aux manettes du pays depuis presque 5 ans, il savait cette décision, sinon imminente, du moins quasi inéluctable, au regard de la situation économique du pays.

Nicolas Sarkozy s’en défendra jusqu’au bout. Mais il est pour beaucoup dans l’émergence du couple infernal dégradation des finances publiques, perte de compétitivité du pays (et donc de sa capacité à faire face à ses engagements passés et futurs) qui est à l’origine de la décision de S&P.

 

Le plus visible, la dette n’a jamais autant progressé que sous son mandat. Au terme de son quinquennat, les finances publiques devraient supporter plus de 630 milliards de dette supplémentaire. Evidemment, le Président argue de la crise. Mais seulement un tiers de ce montant moins de 110 milliards d’euros peut être imputé à la conjoncture. Le reste, tout le reste les 520 milliards d’€ restant, bref les deux tiers de la note, sont le fait de son action. Ou de sa non action pour réduire les déséquilibres dont il a hérités, et contre lesquels il s’etait lui même engagé à lutter. Ce déficit structurel qu’il n'a pas combattu devrait se monter à 370 milliards d’euros au termes du mandat. Au contraire, par sa politique, le chef de l’Etat a appuyé sur le champignon, alourdissant l’addition de 153 milliards d’€. (*)
 

Pire, l’essentiel de ces dépenses ont été faites en vain. En face de ce passif, le pays ne peut afficher de meilleures capacités de production. La réforme de la taxe professionnelle, coût 23 milliards d’euros, ou encore la baisse de la TVA sur la restauration, n’ont apporté aucun surplus de compétitivité à l’économie.

 (*) Ces chiffres sont extraits de l'enquête Un quinquennat à 500 milliards d'euros (Mille et une nuits) dont Marianne publie des extraits en exclusivité ce samedi.

.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Articles Récents

Européennes 2009


...

Ma sélection musicale

Musique à la demande