DSK est, comme l'attestent plusieurs sondages portant sur l'élection
présidentielle de 2012, le meilleur candidat de gauche ... pour la droite !!!
Ce statut va sans doute être conforté dans l'opinion, après ses récentes déclarations sur le relèvement du salaire minimum ... en UKRAINE.
D'accord, c'est loin, mais quand même : c'est du plus mauvais effet pour un membre du Parti Socialiste français, un parti qui se veut proche des "travailleurs" à ce que j'ai pu entendre ces
temps-çi.
Donc, la crise interdirait de faire n'importe quoi en matière sociale : si des citoyens vivent mal, peinent à se soigner, etc ... ils doivent se faire une raison, et comprendre qu'un salaire un
peu plus décent risque de ruiner l'économie du pays.
Comprendre aussi qu'on (le FMI) ne prête qu'aux riches !
Et qu'on ne dise pas que la crise provient des dérives du système financier ! "Une fable", dirait notre chef suprême !!!
Pour DSK, 11€ de plus pour le smic ukrainien, c'est trop !
Source : marianne2.fr - le 3 Novembre 2009
A l'annonce de l'augmentation de 20% du salaire minimum
validée par le président ukrainien, Dominique Strauss-Kahn a hurlé au déficit ! Rapporté au revenus nationaux, l'augmentation représenterait un peu plus de 10€ par
mois...
Halte là ! Le président du Fonds monétaire international veille ! Quand il voit un Etat frappé de plein fouet
par la crise montrer des velléités de politique sociale, Dominique Strauss-Kahn rappelle aux sacro-saints principes du Fonds. A peine le président ukrainien Viktor Iouchtchenko a-t-il esquissé le projet
d'augmenter le salaire minimum ukrainien de 20% que DSK a frappé du poing sur la table : face au risque de voir le déficit budgétaire de l'Etat ukrainien croître de 10 milliards de dollars,
il a menacé de ne pas mener à son terme le quatrième versement du programme d'aide du FMI d'un montant total de 16,4 milliards.
Le monopole total du FMI sur l'aide aux pays frappés par
la crise ...
Las, n'écoutant pas les sirènes de Washington, le chef d'Etat ukrainien l'a fait quand même ! Pour des raisons électoralistes, sûrement (le scrutin présidentiel est dans trois mois et Viktor
Iouchtchenko est candidat) mais aussi pour des raisons bêtement sociales. Victime de la crise et sans grand atout économique, l'Ukraine possède l'un des salaires minimum les plus bas d'Europe :
environ 700 hryvnias, soit 55€, le double du minimum dans la plupart des provinces chinoises. Une augmentation de 20% le porterait donc à... 66 € !
Mais c'est là l'insigne atout de cet organisme : «le FMI traite avec des pays à qui personne ne veut
prêter, concédait Valdis Dombrovskis, Premier
ministre letton. Il est presque toujours dans une situation de monopole !» Aidé par le Fonds, la Lettonie a réalisé que les schémas sur lesquels étaient bâties ses prévisions étaient
trop optimiste : là où les économistes du FMI prévoyait 5% de récession, le pays s'achemine désormais vers 18% de recul du PIB, une situation dans laquelle les objectifs de déficit du FMI (5%)
sont intenables...
Mais l'argument ne semble pas avoir plus porté pour l'Ukraine, dont la devise a pourtant perdu un
cinquième de sa valeur en une semaine fin octobre. Plutôt que de s'attarder sur la situation de ce pays, le FMI se contente d'appliquer sa grille de lecture et de rappeler à l'ordre les
autorités locales si elles dépassent les 5% de déficit public. Pour avoir brisé le thermomètre de Washington, le patient Ukraine pourrait bien se voir couper la perfusion.
En imposant la même logique délétère du FMI, qui a déjà fait faillite en Amérique Latine dans les années 1980 et
1990, DSK se donne peut-être tous les moyens de plaire aux tenants du dogme neolibéral. Mais il se met dans une piètre posture pour devenir le challenger de Sarkozy en 2012 : le Smic français
vaut 18 fois celui de l'Ukraine. Est-ce bien raisonnable, Monsieur le Directeur général du FMI ?
De mémoire, il indiquait le niveau d'inflation de 33% et une baisse conséquente du PIB en Ukraine. Et la raison : une échéance électorale.
Pour terminer, la question : qui est le fou, qui est le sage ?
Je disais que compte tenu d'une inflation et d'une chute du PIB vertgineuses, la majo du "smig urkrainien" n'est qu'une basse maneuvre à la veille d'élections.
Comment l'Ukraine va payer la facture du gaz russe pour cet hiver ? Silence
De DSK ou des responsables ukrainiens où est celui qui dit la vérité ?
DSK est dans son rôle et cette action est à mettre à son actif.
J'apporte ce commentaire :
Quand je participais aux négociations salariales à la chambre patronale de la métallurgie valenciennoise il y a plusieurs années, alors que l'inflation était à deux chiffres, ça ne choquait personne -- syndicats de salariés comme patronat -- d'aboutir à relever en conséquence les barèmes de rémunération minimales hiérarchiques (RMH).
Et cela en dehors de tout contexte électoral !
Personne n'allait apporter de quoi manger, se loger ou se soigner, aux salariés à basses rémunérations. On travaillait donc à relever décemment les minimas.
Pour les ukrainiens, y a t-il des volontaires pour aller les aider ?
Car attention, DSK menace de leur couper les aides !!!
J'ai scrupule à évoquer ici le niveau de rémunération d'un directeur du FMI, j'ai un peu de pudeur ... pas lui !!!
Parler à nouveau du salaire de DSK, ça avance à quoi ?
Tous les salaires de ces "salariés internationaux" sont énormes, quelqu'un s'est penché sur le coût de leur environnement ? Les surprises seraient dans un sens que j'ignore comme beaucoup.
Je reviens sur l'Ukraine, je venais de lire que le PIB tombait de 33 % en quelques semaines et que l'inflation depassait 25 %, Barre dans ses pires exploits ne nous a jamais fait plonger ainsi!
D'autre part, avoir froid en Urkraine doit être terrible en hiver et les russes ne vont pas faire cadeau du gaz impayé.
S'ajoute un facteur que l'on pouvait croire dépassé, la religion devient à nouveau un facteur de crise grave entre Kiev et Moscou.
Ma vision est pessimiste, mais on va voir si DSK n'a pas mis le doigt sur une situation qui va nous sauter à la figure plus vite que l'Iran.
Dire que DSK est un traitre, aide objectivement à laisser à la droite le pilotage du monde !
aïe aïe aïe
Il est vraiment temps que naissent une nouvelle génération de leader en France.
Il n’est pas possible que DSK soit même candidat à la présidentiel de notre pays! Souvenez vous il y a quelques jours : DSK se disait “inquiète” après après la promulgation par le président ukrainien, Viktor Iouchtchenko, d’une loi augmentant le salaire minimum de 11 % au 1er novembre. Alors que le pays est entrain de traverser une grave crise sanitaire, il ne s’est pas inquièté un moment du financement des dispositifs pour faire face à la maladie.
Nous ne pouvons pas admettre un telle mépris de la population!
David C.
david.cabas.over-blog.fr
Prendre argument sur une info tronquée, ne tient pas la route.
L'action de DSK est conforme à son idéal de gauche et en plus il est courageux. Mendès n'aura rien fait d'autre.
Sur le "courage" de DSK, on pourrait peut-être lancer un débat national, tant qu'on y est ????? Et comme le souligne David C, sur l'inquiétude sélective de DSK ......
On peut toujours appeler à la rescousse Mendès !!!! Et pourquoi pas Blum, Jaurès.
Le manipulateur Sarko l'a fait, ce n'est pas pour ça qu'il est de gauche !
Ce n'est pas la première fois que je lis des résultats de sondages avec pour conclusion : DSK le chouchou des français !
AU SECOUUUUUURS !
On serait donc devenu aussi maso ?
Y a t-il une pétition quelque part, du genre "Evitons le retour de DSK en 2012" ? Je m'y précipiterai illico. La gauche avec un faux-nez comme ça, je n'en veux pas !
Il ne s'agit ni de l'Eurovision, ni du PMU.
Une question est posée et il faut y répondre.
DSK a dit n'importe quoi ?
DSK a agi pour des intérêts inavouables ?
Non, DSK a été en position de dire que l'Urkaine était aux mains d'escrocs qui recherchent une réélection à n'importe quel prix y compris celui de tuer le pays.
Les faits sont rudes.
Vous parlez de quoi, là ?
A part ça, vous pensez que DSK voit l'intérêt du pays, soit. C'est un avis, une supposition.
Moi j'ai un autre avis, tout aussi défendable : on aurait aimé qu'une personnalité socialiste (oh que j'ai eu du mal à lui attribuer ce qualificatif) se préoccupe un peu du quotidien des salariés ukrainiens.
Mais je crois que c'est trop lui demander.
Je pensais qu'il était clair que DSK défendait les plus pauvres des salariés ukrainiens.
Le niveau des salaires est tel que le "smig ukrainien" joue un rôle majeur.
Condanmer un gouvernement qui promet une hausse, immédiatement dévorée par l'inflation, qui est financée la première année par de l'argent prêté et détourné puis qui ne sera pas alimentée pour les années à venir, cela me semble courageux, honnête et de gauche.
Si les "prêteurs" faisait cela à chaque fois que les mêmes détournements se produisent, nous n'en serions pas où nous en sommes: Afghanistan, Congo (les 2) Cameroun, Autorité Palestinienne, Roumanie, Tchad, Kosovo, Albanie, Corse etc...