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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 10:00

 

"Les casseurs n'auront pas le dernier mot", a déclaré Nicolas Sarkozy jeudi après les incidents survenues mercredi à Lyon en marge des manifestations contre la réforme des retraites. Le chef de l'Etat a jugé "scandaleuses" ces violences, lors d'une table ronde jeudi sur la ruralité dans l'Eure-et-Loir. Il a aussi dénoncé les grèves et les blocages, estimant qu'on "n'a pas le droit de prendre en otage des gens qui n'y sont pour rien".

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Cette nouvelle déclaration du président de la République illustre le changement de ton de l'exécutif depuis trois jours. Depuis mardi, Nicolas Sarkozy, le Premier ministre François Fillon et celui de l'Intérieur adoptent un discours extrêmement ferme pour condamner les violences en marge des manifestations.


 

Contacté par Le Post (21 octobre 2010), le secrétaire national au PS chargé de la sécurité, Jean-Jacques Urvoas, par ailleurs député du Finistère, dénonce "la brutalité" du chef de l'Etat face à la rue. Et annonce que le forum du PS sur la sécurité se tiendra le 17 novembre.

 

 "Pour Sarkozy, il est dur de susciter le respect

quand on méprise la rue"

 

Nicolas Sarkozy n'a-t-il pas raison de s'employer pour que "l'ordre public soit garanti" ?
"Le problème, c'est que c'est évidemment une mise en scène de la part de Nicolas Sarkozy. Depuis plusieurs semaines, il fait preuve d'un mépris considérable pour tous ceux qui sont dans la rue. Il se retrouve dans une nasse : sa réforme n'est pas comprise et il est au plus bas dans les sondages. Comme d'habitude, il utilise la trompette pour sonner la charge. De la même manière que les policiers utilisent des grenades de désengagement quand ils sont pris au piège."

"Depuis quelques jours, le gouverment met tout en scène. Il fait croire qu'il n'a débuté le déblocage des dépôts de carburant qu'hier pour respecter les manifestants. En réalité, toutes les forces mobiles étaient à Deauville pour assurer la sécurité du G3. Le déplacement de Brice Hortefeux hier à Lyon est également une mise en scène. Sa visite n'a servi à rien puisqu'avant son arrivée, il y avait des incidents, ils ont continué pendant et après..."

Mais Brice Hortefeux, comme Nicolas Sarkozy, ne sont-ils pas dans leur rôle ? S'il ne le faisaient pas, on leur reprocherait...
"Tous deux incarnent l'autorité de l'Etat. Il faut que leur comportement soit en adéquation avec ce qu'ils représentent. Ce qu'ils disent n'est pas dénué de sens mais c'est de la mise en scène. C'est seulement de l'efficacité médiatique."

"Les casseurs n'auront pas le dernier mot", assure Nicolas Sarkozy...
"Nicolas Sarkozy joue la fermeté avec les casseurs et utilise un ton péremptoire pour masquer une vraie fragilité. Il ne sait pas voir les choses autrement que dans la brutalité. C'est un président anxiogène. Il veut encore instrumentaliser la sécurité. C'est un fusil à un coup. Ça a marché en 2007 mais ça ne marchera pas en 2012. Le président devrait intégrer que les Français ont de la mémoire."

"Depuis le début de la mobilisation contre la réforme des retraites, Nicolas Sarkozy a joué la stratégie du pourrissement et aujourd'hui, il voudrait représenter le parti de l'ordre mais il est dur de susciter le respect quand on méprise la rue."

Et le PS alors, où en est-il avec la sécurité ? Le forum qu'il devait tenir le 2 octobre a été reporté...
"Nous n'avons pu le maintenir car la plupart des élus socialistes qui devaient y participer étaient dans la rue pour manifester."

Quand aura-t-il lieu ?
"Il se tiendra le 17 novembre, à Créteil (Val-de-Marne) et s'appellera le 'pacte national de protection et de sécurité'."

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