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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 08:00

 

Sondages : ça s'en va et ça revient, c'est fait de tout petits riens ...

Enfin, de tout petits riens qui mettent Sarko à 4 points derrière François Hollande ! (26% contre 30%), selon le dernier sondage TNS Sofres.

Alors qu'une étude IFOP donnait Sarkozy devant Hollande mardi matin. 

Et au 2ème tour ? : l'écart se creuse encore, avec 58% d'intentions de vote pour François Hollande.

sarko fait la gueule

 

Sondages : ça s'en va et ça revient

Source : zeredac.com  -  le 13 mars 2012

 

La joie fut de courte durée au QG de Nicolas Sarkozy. Malgré la mise en musique remarquable de ce fameux sondage aux courbes croisées, ce soir, le moral des troupes doit certainement retomber un peu dans les chaussettes.

Pourtant, ils avaient mis le paquet, les amis du Président. 

Manchette du Figaro : “Sarkozy passe devant Hollande“, manchette digne des événements d’une nation. Nous aurions annoncé l’invasion de la principauté d’Andorre ou l’envoi sur Mars d’un exemplaire de la Princesse de Clèves, que la rédaction en chef du Fig. n’aurait pas fait plus gros.

Manchettes et dépêches aux titres sonnants comme un tir de grosse Berta: le sondage qui relance la campagne. Sonnez tambours et trompettes, Nicolas passe devant François sur une enquête et voici le peuple de droite qui se reprend à rêver.
NKM qui décidément fait dans la nuance et la subtilité croyait même percevoir de l’affolement dans le camp socialiste. Affolement, panique à bord, l’espoir qui s’effondre. Toute une dramaturgie comme seuls savent la tisser les maître de l’illusion de l’Elysée ( cf. le papier de Dante sur la question ).

Une joie extatique, quasi orgasmique, un horizon qui se débouche plus vite qu’à la ventouse, Nicolas Président… Et patatras… Tout s’effondre avec un autre sondage, réalisé par un autre institut dans les mêmes conditions. Horreur, malheur. Hollande est toujours à 4 pts ( 30% ) devant Sarkozy ( 26% ). Stupeurs et tremblements, ulcère et douche froide. Nous sommes bien peu de choses, pauvres hères prisonniers d’un panel (le mot m’a toujours amusé… Ça fait pané, poisson pané je veux dire) notre vie dépend d’une madame Machin, monsieur Bidule qui répondra oui, non, peut être, pourquoi pas, beurk, caca boudin, youpi … à des questions posées au téléphone). A quoi tient une campagne ? Le bonheur simple comme un coup de fil, nous disait-on.

Et ce soir, la joie s’est un peu fanée. Maudit sondage du soir qui dément le sondage sacré du matin.

Et dans tout cela, imaginez la tête de l’électeur qui a écouté les infos le matin et les reprend le soir. Au réveil, Sarkozy a peut être gagné la présidentielle. Au coucher, il vient de la perdre pour de bon.

Une pensée aussi pour les candidats qui encaissent de sacrées montée de lait. En un sondage, c’est une campagne qu’on met en l’air, en un sondage, c’est une campagne que l’on sauve.

La faute à qui ? À quoi ? À nous tous qui nous précipitons, travaillons dans l’urgence, compilons, resserrons, résumons le fait politique et tout ce qui va avec pour gagner des secondes à l’antenne et ne pas surcharger la pensée.

La journée d’aujourd’hui est exemplaire de ce paradoxe démocratique : réjouissant que tout soit désormais transparent, tweeté, facebooké, commenté, diffusé à la vitesse de la lumière. Effrayant que tout soit consommé, interchangeable et contredit à la vitesse de la lumière.

La morale de cette journée est simple. Les sondages empoisonnent les cœurs, les esprits et les candidats. Trop haut, ils annihilent les défenses et poussent à l’autosatisfaction donc au relâchement. Trop bas, ils découragent, et invitent  à tous les excès de comportement et de langage pour regagner quelques points dans l’ascension.

Cette journée se termine par un match nul.

Et on ne peut que conseiller à tous les candidats de faire ce qu’ils font de mieux : une campagne, les pieds sur terre et la tête vissée dans leur programme. Ça nous ferait tellement plaisir, à nous, pauvres crétins, d’avoir enfin le plaisir de voir dans cette course à l’Elysée du beau jeu, du beau geste, du beau verbe et pas cette course à l’échalote un peu infantile, un panel dans chaque main et des courbes croisées dans la tête.

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Published by CORDIEZ Daniel - dans Présidentielles 2012
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