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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 17:00

 

A quand une loi sanctionnant les avis exprimés sur les bienfaits (taper 1) ou les ravages (taper 2) de la colonisation française ... et encore, on pourrait élargir à toutes les nations colonisatrices ? Vu sous cet angle, les législateurs de tout pays pourraient avoir du travail ... les journalistes et polémistes également.

La polémique, justement, qui a été lancée suite au vote intervenu sur la négation des génocides (notamment arménien) relance le vieux débat sur la nécessité du travail historique, sur le devoir de mémoire, sur le rôle de tels textes législatifs à l'efficacité contreversée.

Débat aujourd'hui biaisé au travers de vues bassement électorales dans la perspective de 2012, de tous bords politiques et principalement du côté de l'UMP. Examinant la situation, François HOLLANDE dénonce la manoeuvre du candidat Sarkozy :

François Hollande 

Génocide arménien :

Hollande blâme une manoeuvre électorale

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 22 décembre 2011

 

François Hollande, candidat PS à l'Elysée, a qualifié d'"opération électorale" de Nicolas Sarkozy le vote jeudi 22 décembre par les députés d'un texte pénalisant la contestation de tout génocide, dont celui des Arméniens en 1915, alors qu'il ne devrait pas être adopté définitivement avant fin février et donc la fin de la législature.

"Nicolas Sarkozy s'est rappelé qu'il avait fait une promesse" (avant d'être élu en 2007, ndlr), mais il ne l'honorera pas, car nous sommes en fin de législature", a déclaré François Hollande devant la presse en marge d'un déplacement dans une librairie parisienne.

La date de la fin des travaux de cette législature est prévue fin février.

"Ce qui est regrettable, fâcheux, comme méthode, c'est de saisir une occasion pour faire une nouvelle discussion d'une proposition de loi, dont le gouvernement a déjà dit qu'il ne la transmettrait pas au Sénat. Donc c'est purement un effet d'affichage", s'est indigné le candidat.

"Les socialistes ont voté cette proposition, c'est normal, puisqu'ils avaient voté quasiment la même il y a cinq ans. Pourquoi a-t-on perdu cinq ans? Pourquoi le président de la République se réveille-t-il - si je puis dire - à la fin de son mandat ? Poser la question, c'est y répondre, c'est une opération électorale", a-t-il poursuivi. 

"Nous avons créé un incident avec la Turquie"

"Je pense que c'est dommage parce qu'elle ne satisfera pas les Arméniens qui attendaient cette loi depuis cinq ans et demandent que ce texte soit transmis au Sénat", a-t-il ajouté. "Nous avons créé un incident (avec la Turquie) - je ne sais pas quelle en sera sa conséquence - sans pour autant satisfaire la demande qui nous était adressée, qui était adressée à Nicolas Sarkozy depuis cinq ans", a regretté François Hollande. 

En 2006, l'Assemblée nationale avait adopté une proposition de loi de députés socialistes visant à réprimer la négation du génocide arménien de 1915. Nicolas Sarkozy, avant son élection en 2007, avait promis aux associations arméniennes de soutenir l'adoption de cette proposition de loi par le Sénat. Le 4 mai dernier, le Sénat - encore à majorité de droite - avait enterré cette proposition de loi. 

"Les exercices militaires conjoints avec la France annulés"

Le vote de l'Assemblée nationale va ouvrir des "plaies irréparables" dans les relations franco-turques, a quand à lui prévenu le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdpgan. "Malheureusement cette proposition a été adoptée malgré tous nos avertissements (...) Cela va ouvrir des plaies irréparables et très graves dans les relations bilatérales", a-t-il dit devant la presse.

Le Premier ministre a annoncé la suspension des visites bilatérales, le rappel pour consultations de l'ambassadeur de Turquie en France et indiqué que "les exercices militaires conjoints avec la France et toutes les activités militaires avec ce pays ont été annulés" en protestation à l'adoption de ce projet.

La Turquie décidera désormais au cas par cas pour toute demande militaire française d'utiliser son espace aérien et "rejette dorénavant toute demande française pour ses bâtiments de guerre de visiter les ports turcs", a souligné le chef du gouvernement turc. 

"Tribunaux de l'Inquisition"

Ce dernier a expliqué qu'il s'agissait là d'un premier train de sanctions contre la France, alliée de la Turquie au sein de l'Otan, et que "graduellement" d'autres mesures pourraient être mises en oeuvre.

Le vice-Premier ministre turc Bülent Arinç a de son côté évoqué une "trahison de l'histoire". "Je condamne le Parlement français qui a passé cette loi équivalant à une trahison de l'histoire et des réalités historiques", a déclaré Bülent Arinç sur son compte Twitter. "Vont-ils lancer une chasse aux sorcières contre ceux qui disent qu'il n'y a pas eu de génocide ? s'interroge Bülent Arinç, reprochant également à l'initiative française d'avoir "pour but d'hypothéquer la liberté de pensée des scientifiques". "Ils savent très bien qu'avec ça ils signent le retour en France des tribunaux de l'Inquisition", assène-t-il.

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