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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 09:00

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Retraites : Sarkozy prie,

mais Dieu n'entend pas

Source : marianne2.fr  -  le 12 octobre 2010

Malgré tous les efforts du gouvernement pour faire gober aux Français que la réforme Woerth constitue une chance pour eux, la mobilisation de faiblit pas. Même les prières de Nicolas Sarkozy, le 8 octobre dernier au Vatican, n'ont servi à rien. Ce qui fait déjà un point commun entre notre Président et Dieu : ils ne veulent rien entendre !

Ils ont tout essayé. Ils ont expliqué que la réforme des retraites version Eric Woerth était la seule possible, et que les Français le comprenaient très bien. Or le soutien au mouvement social n’a cessé d’augmenter au fil des manifs, alors que la cote de popularité de Nicolas Sarkozy, malgré les Ave, les Pater et les signes de croix ostentatoires, continue de dégringoler (ceci explique peut-être cela).


Ils ont quêté la moindre voix de gauche venant à leur secours. Mais ils n’ont trouvé, pour les soutenir, qu’un pré-retraité de luxe (Michel Rocard) et un défenseur des stock-options exilé dans un temple de l’orthodoxie néo-libérale (Dominique Strauss-Kahn).

Ils ont spéculé sur la division des syndicats, et ils ont redonné une seconde jeunesse à des organisations que l’on disait vieillissantes, archaïques, sclérosées, coupées des salariés.
Ils ont espéré des actions irresponsables, des grèves ultra-minoritaires qui permettraient de faire exploser le front syndical et de récupérer les dirigeants les plus malléables (Ah le bon temps où l’on pouvait compter sur Nicole Notat, ex leader de la CFDT, ou sur son successeur François Chérèque). Mais l’opération a tourné au flop, et le numéro 1 de la CFDT est l’un des premiers à clouer Sarkozy au pilori du dialogue à une voix.

Ils ont traité les jeunes comme des demeurés en affirmant que la retraite ne les concernait pas, qu’ils devaient donc se taire, et que s’ils voulaient l’ouvrir, ce devait être pour applaudir une réforme qui préparait leur avenir, prouvant ainsi que ladite réforme les intéressait au premier chef.

Ils ont abandonné quelques miettes lors du débat au Sénat en espérant que l’on en resterait là, qu’il était impossible, irresponsable et dangereux d’aller plus loin, que c’était ferme et définitif. Résultat : chacun a compris qu’il était parfaitement possible de faire reculer des gens se disant intransigeants.
Ils ont voulu faire croire que les bornes d’âge (62 et 65 ans) étaient aussi incontournables que les bornes installées sur les routes d’antan, et que toute velléité de les ébranler serait assimilée à une violation du code de la route sociale, un acte passible d’amende et de points en moins.

Ils ont expliqué que la réforme proposée avait pour unique justification l’évolution démographique, ce qui est une aimable plaisanterie. En réalité, il s’agit de faire payer aux uns (les salariés et les retraités) les conséquences d’une crise provoquée par d’autres (les délinquants des "marchés"  et les patrons voyous de la spéculation).

Ils ont prétendu que le recul de l’âge de la retraite permettrait de sauver le niveau futur des pensions, alors que les seniors sont les premières victimes du chômage et que les obliger à rester plus longtemps aux Unedic ferait automatiquement chuter leur pension de retraités.
Ils ont décrit le monde du travail comme un univers calme et serein, un océan de quiétude, oubliant que la plupart des salariés le vivent comme un enfer d’où ils veulent sortir au plus vite.

Bref, les petits Princes qui entourent Nicolas Sarkozy se sont trompés sur toute la ligne. La « mère des réformes » que l’Élysée voulait faire passer comme une lettre à la poste s’est transformée en boomerang.
Le président de la République devrait méditer une phrase qui demeure d’une rare pertinence. Elle est signée Abraham Lincoln, qui fut président des États-Unis, et qui dit un jour, lors d’un discours demeuré célèbre :

"On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps."

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