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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 07:00

L'usine de REXAM à Gravelines a cessé définitivement son activité. Le combat des salariés contre la multinationale, pour le maintien de l'activité et donc des emplois sur le site est perdu.
J'ai accompagné cette lutte, apportant tout mon soutien en publiant fréquemment les informations sur le blog, en relatant les manifestations "Non à la fermeture de REXAM". J'ignore à cet instant le détail du dispositif social qui sera mis en oeuvre, principalement en matière de reclassement, ce qui me semble essentiel.
Mais je ne doute pas que l'intersyndicale, que j'ai cotoyée ces dernières semaines, a fait le maximum pour préserver l'emploi dans le cadre du PSE qui vient d'être signé.  
 

Rexam - 18 dec. 2009

REXAM : lettres de licenciement
entre le 19 et le 21 janvier

La CGT l'a annoncé hier. Depuis de récentes négociations qui se sont tenues à Paris, et qui ont abouti à un accord signé à contrecoeur par les syndicats, l'usine Rexam de Gravelines a définitivement stoppé sa production de cannettes. Entre le 19 et le 21 janvier, les 137 salariés du site recevront leurs lettres de licenciement.

Lundi soir, lors de sa cérémonie de voeux à Brouckerque, le député Jean-Pierre Decool s'était fait une joie d'annoncer que lui, Michel Delebarre, Christian Hutin, Bertrand Ringot et Sylvie Demarescaux seraient reçus le 20 janvier au ministère de l'Industrie pour évoquer la situation de Rexam. « Aujourd'hui, c'est un peu tard », regrette Freddy Novoa, représentant CGT chez Rexam.

PSE : une enveloppe de 16 millions d'euros
Délocalisation programmée, comme le répètent les syndicats ? Manque de rentabilité lié à une surcapacité de boîtes sur le marché européen qui justifie la fermeture du site, comme le prétend la direction du groupe ? Quelle que soit la raison, les dés sont aujourd'hui jetés. Depuis le mardi 22 décembre, Rexam a cessé sa production de cannettes pour Coca Cola et ne la reprendra pas.

Lors des négociations, plutôt houleuses, menées à Paris la semaine dernière, l'intersyndicale CGT-CFDT-FO a accepté à contrecoeur le PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) négocié avec la direction.
Ce PSE prévoit, selon la CGT, une enveloppe de 16 millions d'euros (la direction n'en proposait que 10 au début des négociations), chiffre englobant les primes de licenciement et celles de reclassement (primes légales et extra-légales), qui varient notamment en fonction de l'ancienneté des salariés. « La prime de licenciement pour chaque salarié est, en moyenne, comprise entre 20 000 et 80 000 E », précise Freddy Novoa.
Sur les 137 salariés du site (42 ans de moyenne d'âge), qui ont tous perçu leurs salaires du mois de décembre, trois ont, semble-t-il, déjà retrouvé un travail en dehors du groupe Rexam.

Quant aux installations du site, elles pourraient, selon le représentant local de la CGT, été mises en sécurité dans un premier temps (une opération qui pourrait prendre un ou deux mois), avant d'être démontées.

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