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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 12:00

La mort de REXAM Gravelines
Source France3 Nord / Pas-de-Calais


Licenciés les jours prochains des usines Bétafence (Bourbourg)
et Rexam (Gravelines)

Près de 200 salariés à "reclasser"
Source : lepharedunkerquois.fr  -  le 6 janvier 2010


Bonjour les cellules de reclassement (les antennes emplois) en ce début 2010 pour les 185 salariés licenciés des usines Bétafence de Bourbourg ou Rexam de Gravelines.
Les plans sociaux, rebaptisés « plans de sauvegarde de l'emploi » (sic), viennent à leur terme. Les notifications des licenciement arrivent depuis la deuxième quinzaine de décembre pour les 47 ex-Bétafence, et parviendront fin janvier pour les 137 ex-Rexam.

Avec combien "partiront" les ex-Rexam ?
Un climat « houleux » aurait présidé aux ultimes négociations, tenues sur Paris les trois dernières semaines de décembre, avec les directions du site et celle, anglaise, du groupe. Ricardo Sanchez, délégué syndical CFDT, affirme qu'en « aucun cas, l'intersyndicale ne voulait d'un retour aux propositions les plus faibles ». « On a signé à contre-coeur », ajoute Freddy Novoa, le délégué syndical CGT. « L'argent ne va pas atténuer cette peine. Cela ne remplacera pas un travail, surtout dans cette conjoncture dunkerquoise ».
Une rallonge de 6 millions d'euros a été arrachée à la multinationale, qui en concède 16 millions, contre une dizaine au début des négociations.
L'intersyndicale a exprimé un avis négatif sur les raisons économiques ; et un avis réservé sur le plan social en lui-même, du fait « des avancées relevées sur certains points », souligne Freddy Novoa.
Deux tiers des 16 millions d'euros du plan social iront aux indemnités. Elles sont réparties à hauteur de 1,3 millions d'euros pour les mesures légales, et obligatoires, et 8,2 millions pour ce qui relève de l'extralégal. « C'était une histoire de marchands de tapis pour les décrocher », remarque Freddy Novoa.

Les Rexam licenciés partiront avec des chiffres, qualifiés de « raisonnables » par la CFDT. Entre 20 000 E et 90 000 euros, selon l'ancienneté. Près des deux tiers des ex-Rexam affichant une quinzaine d'année de présence, le chèque atteindrait plus de 60 000 E pour la plupart. Une somme trop faible pour atteindre la retraite "en roue libre". Si les syndicats s'étaient basés sur un plan de 40 millions d'euros, la moitié aurait permis une issue "honorable".
L'accent porté sur la formation semble faible, avec un peu plus de 500 000 euros (3 % du plan). « Ce que les gens voient c'est bien ce qui arrivera dans leur poche. C'est sûr cela va fondre comme neige au soleil. Mais cela permettra d'attendre un peu », note, réaliste, Freddy Novoa.
Les actions de reclassement seront proposées sur une durée de 9 à 15 mois, selon l'ancienneté. La cellule de reclassement perdurera 18 mois pour ne pas «  livrer les Rexam à eux-mêmes », affirme Ricardo Sanchez.

Passer à autre chose...
Depuis le 23 décembre, avec l'arrêt de l'outil de production, la centaine de salariés postés se retrouvent chez eux. Une cinquantaine, volontaires, pourraient être rappelés pour la mise en sécurité des installations les jours prochains. Les autres "rangent".
A 94 %, selon un vote à bulletins secrets, ils ont approuvé les méthodes de l'intersyndicale. « Nous ne pensions pas rencontrer autant de personnes réceptives », reconnaît Ricardo Sanchez. « Forcément il y a eu quelques frustrations, car on n'a pas montré notre colère ».
Sur les 137 licenciés de Rexam, trois auraient retrouvé un emploi. Pessimiste, le délégué CGT affirme « qu'on va laisser du monde sur la route ».
A quelques kilomètres, chez Bétafence Bourbourg, pendant les vacances, les 47 licenciés, dont les trois délégués syndicaux, ont reçu leur lettre. Ils sont invités à répondre au congé de reclassement proposé.

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