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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 10:00

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Sarkozy, le harceleur textuel

Source : NOUVELOBS.com  -  le 17 janvier 2012

 

Le "vilain petit canard" des beaux quartiers ne va pas se gêner pour lancer des attaques en piqué, injuriant Hollande sans ménagement

Ceux qui en doutaient encore peuvent ranger leurs illusions : le Sarkozy pitbull, le bretteur qui aime la castagne bas de gamme est de retour. L’attaque frontale contre François Hollande sur le thème du menteur n’est qu’un avant-goût de ce qui attend la gauche dans les prochains jours. Le président à bout de souffle n’est jamais aussi bon que quand il est dans les cordes.

Au fond, même si la Cour qui l’entoure à l’Elysée n’ose lui dire l’état de désamour des Français à son encontre, il sent que le pays ne l’aime plus beaucoup. Mais, contrairement à ce que l’on croit, cette situation le dope. Elle ne l’affaiblit pas. Le petit Chose de Neuilly, le Bonaparte du quartier de la Défense, puise son énergie guerrière dans cette posture du mal-aimé. Elle lui fournit une rage, une férocité, un "fighting spirit", comme disent les rugbymen irlandais, sans égale dans la classe politique française.

François Fillon l’avait quasiment théorisé en reconnaissant que son champion l’époustouflait quand il était au combat, et que lui-même n’était pas doté de cette vertu cardinale qu’est la "gnaque",  du besoin forcené d’être reconnu et accepté dans la maison France. Fillon avait conclu que Sarkozy était un coq de combat et que la droite avait besoin de cette force pour l’emporter. Ensuite, pour gouverner, c’est autre chose…

Une jubilation enfantine

Cinq ans après, le scénario est le même. Sarkozy, malgré sa victoire, n’a pas cessé de se sentir comme un intrus. Pas seulement à cause de ses origines magyars, mais surtout à cause de sa posture de vilain petit canard des beaux quartiers, donc de la droite traditionnelle.

Incroyable paradoxe : il a retiré son costume de président avec une jubilation enfantine. Là, il retrouve le territoire qu’il préfère : celui de la cour de récréation où plus personne ne vous surveille et où vous pouvez dire des gros mots. Il ne va pas se gêner pour lancer des attaques en piqué en injuriant l’adversaire sans ménagement. Après menteur, il trouvera sans doute le mot "lâche", ou "couard". Il pourra même balancer un "Casse-toi, pauvre con !" à son adversaire sans le moindre état d’âme. La liste va être longue.

Le cancre qui "baise tout le monde"

Pour faire sortir du bois François Hollande, pour lui imposer un combat de deuxième tour avant même le premier n’ait vraiment commencé. Le harceleur textuel n’aura pas le moindre scrupule. Quand il déclare avec un toupet inouï qu’il est le candidat du peuple contre l’establishment, il le pense presque. Le mal-aimé est persuadé que sa particularité politique vient de là : il continue de penser qu’il reste le cancre qui "baise tout le monde" à la fin de la récré.

Mais pourra-t-il longtemps être un dynamitero alors que la crise, elle, ne change pas de costume ? Elle est toujours là, menaçante, lourde et structurelle.

Le coup de poker qu’il tente est à très hauts risques. François Hollande ne s’était pas trompé quand il avait prédit le scénario de la campagne de son adversaire, il y a quelques semaines, parlant du rôle de "sale mec" que jouerait son rival de l’Elysée. On y est…

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Published by CORDIEZ Daniel - dans Présidentielles 2012
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