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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 18:00

sarko et son bouclier - là l'abri des chaussures 

Bouclier : la fronde de la majorité

se poursuit

contre le "boulet fiscal"

Source : LEPOINT.fr  -  le 31 mars 2010

 

La grogne monte dans la majorité au sujet du bouclier fiscal. Après la déroute de la majorité aux élections régionales, les langues continuent à se délier mercredi.

Dans le sillage des critiques d'Alain Juppé et de Dominique de Villepin, treize élus UMP ont annoncé le dépôt d'un texte à l'Assemblée nationale pour suspendre le dispositif. "Il faut convaincre les Français que l'esprit de justice sociale nous anime", explique Marc Le Fur, député UMP des Côtes-d'Armor. Le Nouveau Centre, composante de la majorité, réclame son abrogation pure et simple en échange d'une suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF).
La gauche se délecte de cette contestation parlementaire. Alors que le PS va déposer une proposition de loi demandant l'abrogation du bouclier fiscal, les ténors du parti socialiste se relayent pour demander le coup de grâce contre le bouclier. Ségolène Royal, présidente PS de Poitou-Charentes, joue la division : "La droite va finir par céder à la pression de l'opinion publique."

Le coût non communiqué
Le gouvernement a beau répliquer, comme le ministre de l'Industrie Christian Estrosi, que le dispositif , qui plafonne à 50 % des revenus le montant d'impôt pour les plus fortunés, ne coûte que 500 millions d'euros par an, les députés frondeurs s'inquiètent pour leur réélection. "C'est devenu le boulet fiscal", résume Lionnel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes. Quant à Gilles Bourdouleix, il juge que "s'il est une mesure dont la symbolique est totalement négative, c'est bien le bouclier fiscal". Le président du Centre national des indépendants et paysans et député-maire de Cholet n'hésite d'ailleurs plus à parler d'un dispositif devenu "indécent" avec la crise.

Mais les pro-boucliers de la majorité campent sur leur position. C'est tout juste s'ils reconnaissent avoir perdu la bataille de la communication sur le sujet. Mercredi matin, Christian Estrosi, Xavier Bertrand et Frédéric Lefebvre ainsi qu'Olivier Biancarelli, le conseiller parlementaire du président Sarkozy, ont réuni une cinquantaine de députés UMP pour relayer les éléments de langage à utiliser. La consigne ? Évacuer le sujet du bouclier fiscal au profit du "bouclier social" mis en place par la majorité notamment avec le RSA. "Les mesures de justice sociale et la suppression de niches fiscales représentent 12 milliards d'euros", souligne Christian Estrosi. Sollicité mercredi par lepoint.fr pour connaître le coût exact du bouclier fiscal en 2009 ainsi que ses bénéficiaires, Bercy n'a toujours pas répondu. Même le président socialiste de la commission des Finances n'arrive pas à obtenir les données...

"Ne touchez pas au bouclier fiscal !" (Nicolas Sarkozy)
Reste à savoir jusqu'où iront les parlementaires frondeurs. Lui-même partisan d'une suspension du bouclier, le député de Paris Bernard Debré assure que la majorité ne va pas "entrer en rébellion" avec Nicolas Sarkozy "s'il veut garder" le dispositif. Or, un peu plus tard, lors d'une réunion à l'Élysée avec les parlementaires de la majorité mercredi après-midi, le président de la République les a exhortés à cesser la contestation : "Ne touchez pas au bouclier fiscal !"très chiraquien ministre du Budget François Baroin , tout juste entré au gouvernement .
aurait-il lancé selon des participants. Nicolas Sarkozy peut d'ailleurs compter sur le soutien du Premier ministre et du
Les frondeurs sont-ils condamnés à avaler leur chapeau ? Le gouvernement pourrait être tenté de faire un geste, tant la colère monte. Certains parlementaires, comme Pierre Méhaignerie, proposent des solutions de compromis. Le président de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée évoque une révision de l'ensemble des niches fiscales, ou encore la création d'une tranche supplémentaire d'impôts pour les plus hauts revenus à 45 ou 46 %. Des dispositions qui auraient l'avantage de "ne pas remettre en cause le plafond" du bouclier fiscal abaissé de 60 % à 50 % par Nicolas Sarkozy tout en instillant plus de justice fiscale. Peut-être la dernière chance pour le chef de l'État de sortir de ce qui est devenu une impasse politique, dans son propre camp.

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