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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 19:00

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Ségolène Royal, décollage réussi

Source : LEMONDE.FR  -  le 3 décembre 2010

 

Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas au PS. Après la cacophonie déclenchée par l’annonce, par la première secrétaire, d’un pacte DSK-Aubry élargi à Ségolène Royal, est venue la clarification que beaucoup attendaient, à commencer par les partisans de la présidente de la région Poitou-Charentes :

Les primaires pour l’élection présidentielle seront vraiment ouvertes et non pas réduites à un affrontement entre un “grand candidat”, désigné, on ne sait toujours pas sur quels critères mais dans le secret des alcôves et un nombre aléatoire de “petis candidats”.

Ségolène Royal a bien choisi son moment. Il ne faut pas oublier d’abord que l’actuel président de la République est au plus bas dans les enquêtes d’opinion et que le redressement attendu de sa popularité à la faveur du remaniement gouvernemental a fait un flop. Les Français sont donc dans l’attente d’une alternative, soit à droite, en la personne aujourd’hui de François Fillon, même s’il pâtit lui-aussi de la perte de crédibilité de celui qui ne fut jamais son “mentor”, soit plus évidemment dans en la personne d’un(e) candidat(e) de gauche. Surtout, le bon “peuple de gauche” n’y comprenait plus grand chose à ses primaires déjà lancées par plusieurs candidats et pourtant prévues pour ne s’ouvrir qu’en juin 2011.

Si Ségolène Royal a pu annoncer lundi sa candidature à l’investiture, c’est parce qu’elle a, pas à pas, avec une précision métronomique, restauré son potentiel présidentiel. Sur ses terres poitevines d’abord, en 2009, construisant une majorité diverse et élargie au centre et à gauche de la gauche, montrant que le rassemblement était le gage de la capacité de gagner puis d’agir concrètement. Au sein du PS ensuite, en 2010, presque mine de rien, déposant par exemple un texte annexé à celui de la convention “pour un nouveau modèle de développement”, annonçant qu’elle avait reçu Martine Aubry dans ses bureaux parisiens pour un dialogue inédit, lançant sur France 5 son idée de “ticket gagnant” qui parachèvait sa réinscription officielle au PS au plus haut niveau, mettant en scène ses retrouvailles publiques avec la première secrétaire lors de l’Université d’été de La Rochelle - leur lente marche l’une vers l’autre dans la foule des militants et des caméras de télévision avait quelque chose de l’entrée de la Reine Margot à Notre-Dame pour ses noces avec le détesté Henri de Navarre… Jusqu’aux cortèges des manifestations contre la réforme des retraites où elles n’ont cessé de mimer les retrouvailles, prenant cependant soin à chaque fois de placer entre elles un ou plusieurs secrétaires nationaux pour marquer leur distance.

Quand tout commençait de s’obscurcir à nouveau dans les couloirs du parti socialiste, tandis que Martine Aubry restait silencieuse et que Dominique Strauss-Kahn avait regagné Washington et laissé ses exégètes parler pour lui - et disons le assez peu clairement -, Ségolène Royal décidait de se lancer. A contre-pied, mais évidemment pas à contre-temps. Elle avait un boulevard devant elle. Ce que confirme l’enquête publiée ce matin par Le Parisien: elle prend la deuxième place dans les intentions de vote (19%) derrière DSK (29%) mais devant Martine Aubry (16%). Evidemment, la route reste longue et les handicaps nombreux. La même enquête indique que 55% des Français ne croient pas à la capacité du PS à “faire émerger” le meilleur candidat non plus que, à 57% un projet présidentiel.

Une chose est certaine: les primaires de compétition sont lancées et les primaires de validation remisées au rayon des accessoires. Que le débat commence !

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Published by CORDIEZ Daniel - dans Présidentielles 2012
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