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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 08:00

C'était en 2009,                   

pas question de céder !           

sarko et son bouclier - là l'abri des chaussures

Suppression du bouclier fiscal :

une nouvelle rupture avec le sarkozisme

Source : rmc.fr  -  le 4 mars 2011

 

François Fillon a annoncé hier la suppression du bouclier fiscal. C’est une date clé du quinquennat du chef de l'État et paradoxalement une nouvelle rupture avec le sarkozisme. Avec Nicolas Sarkozy, les tournants politiques s’enchainent.

Et oui, une rupture de plus ! Nicolas Sarkozy a supprimé le ministère de l’identité nationale, il a abandonné la taxe carbone, il a abandonné la politique d’« ouverture », appelé des chiraquiens au gouvernement, écarté ses propres fidèles – jusqu’à Brice Hortefeux cette semaine… Il s’est même résolu à changer de style présidentiel : plus calme, plus attentif, moins polémique. Au total, ça fait autant de virages que sur une route de montagne. Avec l’abandon du bouclier fiscal, qui était l’un des piliers de sa politique économique, et qu’il a défendu envers et contre tous, ça fait un abandon de plus – et quel symbole ! C’est presque aussi spectaculaire que si Lionel Jospin avait lui-même abrogé les 35 heures. Voilà, avec Nicolas Sarkozy, les tournants politiques s’enchainent si vite que ça donne… le tournis !
C’était une mesure très impopulaire – y compris à l’UMP. A- il bien fait de la supprimer ?
A coup sûr mais Nicolas Sarkozy s’est piégé tout seul. Au départ, l’idée de plafonner à 50% des revenus les impôts qu’un contribuable peut verser à l’Etat est plutôt légitime. Ça veut dire qu’on ne donne pas plus à la collectivité que ce qu’on garde pour les siens. Ce n’est d’ailleurs pas une idée de Nicolas Sarkozy mais de Dominique de Villepin – qui avait fixé le principe du plafonnement, en 2006, mais qui s’était arrêté à 60%. Mais Nicolas Sarkozy a tellement voulu faire de cette mesure un marqueur de sa politique que le symbole s’est retourné contre lui. Parce qu’il y a eu les erreurs du début de sa présidence – le Fouquet’s, le yacht de Bolloré, etc. Et parce que la crise est arrivée et qu’elle a rendu encore plus insupportable une politique fiscale qui, objectivement, favorise les plus hauts revenus. Le bouclier était devenu un boulet. Donc, il n’avait plus le choix.
Le gouvernement annonce aussi une réforme de l’ISF. Est-ce que ça ne va pas donner l’impression qu’on compense la suppression du bouclier par une autre faveur aux plus riches ?

Ce ne serait pas anormal puisque c’est vrai. Le bouclier fiscal devait corriger les défauts de l’ISF. Comme Nicolas Sarkozy veut masquer son renoncement, il tient à réduire l’impact de l’ISF, en tout cas le nombre de foyers concernés. En soi, ce n’est pas honteux : l’ISF est devenu un impôt absurde puisqu’il taxe plus des gens qui disposent d’un patrimoine foncier qui ne leur rapporte rien que ceux qui ont une fortune en banque qui produit des dividendes colossaux. Il n’empêche que revenir sur l’ISF pose un double problème : politique parce que c’est encore une marque d’attention particulière envers des Français qui ne sont pas les plus en difficulté ; et économique parce que ça prive l’Etat d’une ressource (3,3 milliards) qui, par les temps qui courent, risque de faire cruellement défaut. Autrement dit : une opération perdant-perdant.
Dans ces conditions, est-ce que Nicolas Sarkozy n’aurait pas eu intérêt à attendre la campagne présidentielle pour faire trancher le sujet par les électeurs ?

Je crois que c’était son idée et qu’il en a changé. Il a dû se dire qu’à tout prendre, il valait mieux déplaire aux contribuables maintenant qu’aux électeurs demain. Et éviter d’apparaître pendant la campagne comme le président des nantis. Il a donc lâché du lest. Ça ne règle pas son problème de recette fiscale ; mais ça lui laisse un peu de temps pour trouver des recettes électorales.

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