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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 08:00

education-nationale--un-chantier-pour-sarko.jpg 

Mercredi 19 janvier s'est tenue la cérémonie des voeux de Sarkozy à l'éducation et la culture. 

Trois fédérations syndicales de l'éducation, la FSU, l'Unsa et le Sgen-CFDT, avaient décidé de boycotter cette cérémonie, entendant ainsi dénoncer notamment les réductions budgétaires qui fragilisent les services publics, et les suppressions de postes dans l'enseignement.

Ce mécontentement a été suivi de manifestation ce samedi 22 janvier, et notamment dans le Nord. Alors que 6000 postes ont été supprimés depuis 1998, note La Voix du Nord, dans l'académie de Lille 865 postes vont encore être rayés du tableau à la rentrée 2011.

"Mécontentement" est encore un mot faible : il s'agit davantage de colère si on en juge par les réactions d'indignation relatées ci-après :

 

Ils rendent leurs palmes

Source : lavoixdunord.fr  -  le 22 janvier 2011

 

Indignés, ils agissent. Carté au PCF et donc pas franchement adepte de la politique actuelle, Michel Ascher, chef d'établissement à la retraite a, fin décembre, littéralement explosé. ... 

"Quand j'ai su que les recteurs se verront attribuer une prime de 15  000 à 22 000 E par an s'ils atteignent leurs objectifs, c'est-à-dire, vu le contexte, s'ils parviennent à supprimer le plus de postes possible, un sentiment de colère m'a envahi. Je me suis dit : Que faire ? Déchirer mes palmes académiques (1) dans la rue ? J'ai préféré expédier le 22 décembre au ministre un courrier dans lequel je lui renvoyais mes palmes."

En l'occurrence, le diplôme. "Je n'ai jamais eu la médaille, car il faut la payer." Précisant que l'idée lui était déjà venue en début d'année "suite à la réforme qui envoie des professeurs devant des classes sans les former". Concluant sa missive ainsi : "Je ne peux, Monsieur le ministre, que vous transmettre l'expression de ma profonde tristesse."

Également chef d'établissement à la retraite, Michèle Lequarré, "jamais cartée, pas politisée", va faire de même. "C'est une souffrance de voir comment on défait l'Éducation nationale." 

Appel aux collègues

Concernant le cas de la prime aux recteurs, Michel Ascher estime que c'est "leur agiter des louis d'or pour qu'ils suivent la ligne".

"On a connu des recteurs qui résistaient un peu. Et on pouvait débattre. Je me souviens avoir pris ma voiture pour aller justifier à l'inspecteur qu'il fallait me maintenir une classe. On a discuté toute la matinée et à la fin il m'a dit que j'avais raison."

Ils appellent leurs collègues chefs d'établissement à suivre leur démarche. "Au moins les retraités, Et même des collègues en activité, s'ils en ont le courage." Car selon eux, l'heure est grave. Citant Abraham Lincoln : "Si vous pensez que l'éducation coûte trop cher, tentez l'ignorance."

(1) Une décoration que les chefs d'établissement obtiennent souvent, plus rarement les professeurs.

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