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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 11:00
ce que vous pouvez faire pour la banque

Taxation des banques : Sarkozy parle, Obama agit
Source : marianne2.fr  -  le 18 janvier 2010
par Laurent Pinsolle, blogueur associé

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Nicolas Sarkozy prétend que les Anglo-saxons sont un frein à la moralisation du capitalisme. Laurent Pinsolle démonte cette affirmation et estime au contraire que Barack Obama et Gordon Brown vont beaucoup plus loin que notre chef de l'Etat dans la taxation des banques.

C’est l’immense paradoxe de cette crise. Alors que notre président n’en rate pas une pour dénoncer les comportements des banques et les bonus, au final, ce sont bien les dirigeants anglo-saxons qui agissent et ne se contentent pas de paroles. Nouvel exemple avec Barack Obama.

Et dire que Nicolas Sarkozy fanfaronnait lors de la nomination de Michel Barnier comme commissaire européen chargé du marché intérieur. Il y voyait une victoire de la vision Française de la crise sur le laissez-faire anglo-saxon. Mais comme le soutenait The Economist à l’époque : «La City a sans doute plus à craindre des travaillistes au pouvoir à Londres ». D’ailleurs Michel Barnier s’est empressé d’affirmer son indépendance vis-à-vis de la France lors des auditions du Parlement.

Car dans la réalité, ce sont les pays anglo-saxons qui prennent des mesures concrètes et fortes pour améliorer la contribution du monde financier à la collectivité et taxer les bonus, alors que la France fait preuve d’une mollesse aussi grande que la sévérité des discours écrits par Henri Guaino pour le président. La réforme de la finance est sans doute un des domaines où le contraste entre le verbe de Nicolas et les actions du président est le plus saisissant.

Le gouvernement britannique fait un véritable tournant à gauche à l’approche des élections générales. Ainsi, malgré les dures critiques de la City qui agite le spectre d’un départ en masse des traders en Asie, les bonus seront taxés à 50% et une nouvelle tranche d’imposition sur le revenu a été ajoutée. Certes, il reste beaucoup d’incertitude sur le produit de cette taxe, mais cela est simplement juste. Le Premier Ministre a même parlé de taxe sur les transactions financières !

Et le président étasunien n’est pas en reste. Après avoir imposé des limites aux rémunérations des dirigeants des entreprises secourues par l’Etat, il parle désormais d’une taxe visant à compenser les sommes déboursées pour soutenir le monde financier. Cette idée rejoint celle d’économistes qui jugent à raison que les grandes banques devraient payer pour l’assurance vie que leur donne les Etats. Enfin, Barack Obama a critiqué les « bonus obscènes » des banquiers.

Même s’ils n’agissent pas autant qu’ils le devraient, Barack Obama et Gordon Brown ont au moins le mérite de faire avancer une nouvelle réglementation plus équilibrée du monde de la finance. Au contraire, Nicolas Sarkozy parle beaucoup mais ne fait pas grand chose.

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